Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

REVUE DE PRESSE

"Première ligne"

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Une semaine dans le monde - 25 juillet (Partie 2)

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Une semaine dans le monde - 25 juillet (Partie 1)

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Vol AH 5017 : l'équipage aurait changé de direction à cause de la météo

En savoir plus

TECH 24

Objets : tous connectés !

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Centenaire de la Grande Guerre : retour sur la bataille de Verdun

En savoir plus

FOCUS

Ces réfugiés syriens dont de nombreux Turcs ne veulent plus

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Paris fête l'été !

En savoir plus

REPORTERS

L’essor du tourisme "100 % halal"

En savoir plus

  • Gaza : Washington et l’ONU exigent un cessez-le-feu "sans condition"

    En savoir plus

  • La France demande à ses ressortissants de quitter la Libye

    En savoir plus

  • Vol Air Algérie : les drapeaux en berne en France, l'enquête se poursuit

    En savoir plus

  • Tour de France : le requin Nibali s'offre un premier sacre

    En savoir plus

  • Boko Haram kidnappe la femme du vice-Premier ministre camerounais

    En savoir plus

  • En images : les Champs-Élysées noirs de monde pour l'arrivée du Tour

    En savoir plus

  • Gaza : les combats ont repris, le Hamas propose une nouvelle trêve

    En savoir plus

  • MH 17 : des combats autour du site du crash bloquent les enquêteurs

    En savoir plus

  • L'épave du Costa Concordia arrive dans le port de Gênes

    En savoir plus

  • Les enfants migrants ne pourront pas rester aux États-Unis, prévient Obama

    En savoir plus

  • Air Algérie : des proches de victimes se recueillent sur les lieux du crash

    En savoir plus

  • Nigeria : état d’alerte après le premier cas mortel d’Ebola

    En savoir plus

  • Exposition sur la Grande Guerre à Paris : les derniers poilus vous saluent

    En savoir plus

  • Syrie : l'EIIL prend une base de l'armée mais perd un champ gazier

    En savoir plus

  • En images : affrontements à Paris, en marge de la manifestation pro-Gaza interdite

    En savoir plus

  • Tour de France : l'Allemand Tony Martin remporte la 20e étape

    En savoir plus

  • Crash d'Air Algérie : tous les corps vont être ramenés en France

    En savoir plus

  • Les États-Unis évacuent leur ambassade en Libye

    En savoir plus

  • Didier Drogba officialise son retour à Chelsea

    En savoir plus

Afrique

Terrorisme : les États-Unis soutiennent le Nigeria pour combattre Boko Haram

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 14/11/2013

Washington a classé mercredi les groupes islamistes armés nigérians Boko Haram et Ansaru comme organisations terroristes. Objectif : soutenir le Nigeria dans sa lutte contre ces formations accusées d'être liées à Al-Qaïda au Maghreb islamique.

Il a fallu des mois pour que le département d'État américain se décide. C'est désormais chose faite : la Maison blanche a inscrit, mercredi 13 novembre, le groupe armé islamiste Boko Haram et le mouvement djihadiste Ansaru, opérant tous deux au Nigeria, sur sa liste des organisations étrangères considérées comme terroristes. Un choix qui implique de facto le gel des avoirs de ces deux organisations dans les banques américaines et le blocage de toute transaction économique ou financière.

Selon les critères américains, une entité est considérée comme terroriste lorsqu'elle mène des actions terroristes contre les intérêts américains, qu'elle en est capable, ou qu'elle en manifeste l'intention. Les États-Unis s'inquiètent en fait d'une internationalisation de ces groupes nigérians.

Liens avec Aqmi

Si Boko Haram et Ansaru sont "des organisations terroristes centrées sur le Nigeria", elles entretiennent "des liens avec Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi)", constate le département d'État. Un responsable a évoqué "des entraînements et un financement limité" fournis par Aqmi à ces organisations, lesquelles regarderaient aujourd'hui au-delà de leurs frontières, vers le Niger et le Mali. Ces deux formations sont responsables de la mort de centaines de personnes lors d'attentats perpétrés dans le nord-est et le centre du Nigeria, y compris des attaques visant des églises et des mosquées, ainsi que le siège de l'antenne locale des Nations unies à Abuja en 2011.

En inscrivant ces deux formations sur leur liste noire du terrorisme, la Maison Blanche a voulu manifester son soutien au Nigeria, "un partenaire stratégique" selon les termes d'un responsable du département d'État. Les deux gouvernements "se battent ensemble" contre le "terrorisme" islamiste, a-t-il ajouté. 

"Le Nigeria doit éradiquer l'extrêmisme religieux"

La Maison blanche a également rappelé aux autorités nigériannes ses exigences en matière de lutte antiterroriste, en les incitant à adopter, de leurs côtés, une stratégie plus large pour éradiquer l'extrémisme islamiste dans toute la région. "Nous encourageons le Nigeria à poursuivre son approche antiterroriste globale en utilisant efficacement les outils répressifs, en créant des conditions économiques favorables et en s'assurant que les droits de l'Homme sont protégés et respectés", a souligné Lisa Monaco, conseillère de Barack Obama pour les questions de sécurité intérieure et d'antiterrorisme. Washington a souvent critiqué Abuja pour des "violations des droits de l'Homme" lors d'offensives militaires depuis le mois de mai contre Boko Haram.

Abuja, par la voix de son ministre de la Justice, Mohammed Adoke, a "salué le gouvernement américain pour ses efforts menés avec le Nigeria pour éradiquer le terrorisme" et a dit "espérer que la menace Boko Haram appartienne bientôt au passé". Les attaques de ce groupe, qui prône un islam rigoriste et revendique la création d'un État islamique dans le nord du Nigeria, ont fait plusieurs milliers de victimes depuis 2009.

Pour mettre un terme à cette menace islamiste, les autorités nigérianes ont lancé des opérations au printemps dans les territoires contrôlés par Boko Haram dans le nord-est du pays. Mais les réfugiés ont commencé à gagner le Niger après des violences meurtrières en avril dans cette région.

"Un conflit régional"

Constatant que le Cameroun frontalier servait de refuge aux membres de Boko Haram, les autorités nigérianes ont demandé à Yaoundé de s'engager plus fermement dans la lutte contre cette sanglante insurrection. Mais la force multinationale chargée de faire respecter l'état d'urgence dans le nord-est du Nigeria ne compte pas de soldats camerounais et est composée de soldats nigérians, épaulés par des troupes du Niger et du Tchad. Le Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique, devra continuer à se battre en grande partie seul dans ce "conflit régional", déplorent de nombreux experts.

De son côté, l'ONU a annoncé mercredi que plus de 37 000 personnes fuyant les affrontements entre l'armée et les islamistes dans le nord du pays avaient trouvé refuge dans le sud-est du Niger.

(Avec dépêches)
 

Première publication : 14/11/2013

  • Nigeria : aux origines de la secte Boko Haram

    En savoir plus

  • CAMEROUN - REPORTAGE

    Au nord du Cameroun, la population vit dans la crainte de Boko Haram

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)