Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

BILLET RETOUR

Abbottabad peut-elle tourner la page Ben Laden ?

En savoir plus

REPORTERS

L’Écosse va-t-elle filer à l'anglaise ?

En savoir plus

INTELLIGENCE ÉCONOMIQUE

Israël et intelligence économique : Un modèle à suivre ?

En savoir plus

INTELLIGENCE ÉCONOMIQUE

Culture : Bruxelles contre les artistes ?

En savoir plus

DÉBAT

Exclusif : De Sarajevo à Guantanamo, l'itinéraire des six d'Algérie

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Patrick Chauvel, photographe de guerre

En savoir plus

SUR LE NET

Le web révolutionne le journalisme d'investigation

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"De sang-froid"

En savoir plus

SUR LE NET

La Toile réagit à l'exécution de David Haines

En savoir plus

  • François Hollande : "Il n'y a pas de temps à perdre" face à l’EI

    En savoir plus

  • Centrafrique : l'ONU prend en charge le maintien de la paix

    En savoir plus

  • Coalition contre l'EI : premiers vols de reconnaissance français en Irak

    En savoir plus

  • Quels sont les enjeux de la conférence internationale sur l'État islamique ?

    En savoir plus

  • Le procès de la tempête Xynthia s'ouvre en Vendée

    En savoir plus

  • Les députés français se penchent sur un projet de loi contre le jihad

    En savoir plus

  • Grève chez Air France : journée noire attendue lundi

    En savoir plus

  • Netflix, le service de vidéos à la demande, débarque en France

    En savoir plus

  • Mondial de basket : la "team USA" seule au monde

    En savoir plus

  • EI : "Ce ne sont pas des musulmans mais des monstres", affirme Cameron

    En savoir plus

  • Législatives suédoises : la gauche en tête, poussée historique de l'extrême droite

    En savoir plus

  • Ligue 1 : Lille prend la tête, l’OM revient

    En savoir plus

  • Objecteurs de conscience en Israël : 200 vétérans défendent leur unité

    En savoir plus

  • Les pro-russes menacent le processus de paix dans l'est de l'Ukraine, selon Kiev

    En savoir plus

  • Webdocumentaire : Chibanis, l’éternel exil des travailleurs maghrébins

    En savoir plus

Economie

L’Autorité des marchés financiers sanctionne un blogueur

© AFP

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 18/11/2013

Pour la première fois, l’AMF a infligé une sanction financière à un blogueur français pour avoir écrit "sciemment" des "inexactitudes" en 2011 sur les comptes de la Société Générale. Ce dernier maintient ses affirmations de l’époque.

“Étonné” et remonté. Jean-Pierre Chevallier digère mal la sanction dont il vient d’écoper de la part de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Il est, en effet, devenu, jeudi 14 novembre, le premier blogueur français à être épinglé par le gendarme français de la Bourse. Ce professeur d’économie des universités à la retraite s’est vu infliger une amende de 10 000 euros pour avoir publié sur son blog une “fausse information” concernant la Société Générale. De plus, un analyste financier américain, Mike Shedlock, a été condamné à verser 8 000 euros à l’AMF pour avoir relayé les propos du blogueur français.

Jean-Pierre Chevallier n’est pas seulement le premier français a être condamné par l’AMF pour des écrits sur un blog. Il est aussi le seul Français à ce jour à être condamné à une amende par le gendarme français des marchés dans le cadre de son enquête sur la vague de rumeurs, qui avait ébranlé la Société Générale à l’été 2011.

Cet ancien enseignant spécialisé dans la finance est accusé d’avoir “sciemment” écrit le 14 août 2011 ce que l’AMF qualifie d’”inexactitudes”, concernant le ratio fonds propres/dettes de la banque française. Il avait présenté, dans l’un de ses billets, le niveau d’endettement de la Société Générale comme bien plus inquiétant qu’elle ne l'affirmait à l’époque.

Ce texte avait été publié sur le blog à un moment très sensible pour la Société Générale. Une multitude de rumeurs, essentiellement relayées par la presse anglo-saxonne, mettaient alors en doute la solidité financière de l’établissement français face à un éventuel défaut grec. Des articles qui avaient fait plonger l’action de la banque de plus de 20 % en août 2011. Pour l’AMF, Jean-Pierre Chevallier a participé à cette chasse à la Société Générale, en nourrissant activement la rumeur. D’autant plus, affirme cet organisme, que l'enseignant à la retraite a “incité [Mike Shedlock] à relayer sa publication”, ce qui serait “révélateur de sa volonté d’élargir autant que possible la diffusion” de ses écrits.

Il campe sur ses positions

Autant d’accusations que Jean-Pierre Chevallier dément aujourd’hui. Il s’étonne, avant tout, d’être mis en cause pour une méthode d’analyse financière qu’il “utilise pour toutes les banques du monde depuis au moins 2009”. “C’est la première et unique fois qu’on m’a reproché de faire comme ça, alors que même après mon article de 2011 sur la Société Générale, j’ai continué à appliquer cette même approche sans qu’on ne m’en tienne rigueur”, affirme-t-il à FRANCE 24.

Il maintient ses conclusions de l’époque. “J’ai utilisé les informations fournies par la banque, et j’en ai tiré les conclusions qui s’imposaient, et je ne regrette pas de l’avoir fait”, assure-t-il. Il reconnaît cependant qu’au regard de la législation française, les conclusions de la Société Générale étaient justes. Seulement, pour cet ancien enseignant, la législation française fait exception, et “comme je compare les comptes de banques au niveau mondial, je suis une méthode préconisée par Alan Greenspan [président de la FED entre 1987 et 2006] et largement utilisée au niveau international”.

Il ne comprend pas non plus que l'AMF lui fasse grief d’en avoir parlé avec Mike Shedlock. “Les bras m’en tombent”, assure Jean-Pierre Chevallier. “En clair, l’AMF me reproche d’avoir pris contact avec des personnes en dehors de la France pour évoquer une question économique !”, résume-t-il. Pour lui, le gendarme français des marchés financiers a décidé de s’en prendre à lui simplement “parce que je ne respecte pas les communiqués officiels des grandes banques”.

Contacté par FRANCE 24, l’Autorité française des marchés se refuse à commenter les affirmations de Jean-Pierre Chevallier, tout en rappelant que les comptes de la Société générale étaient conformes aux règles comptables en vigueur et aux “règles prudentielles ‘Bâle II’ [qui établissent le niveau des fonds propres, dont doit disposer une banques par rapport à son endettement, NDLR]”. Le blogueur français dispose de deux mois pour contester officiellement la sanction infligée par l’AMF.

Première publication : 18/11/2013

  • BOURSE

    France : amende record de 14 millions d'euros contre un trader libanais

    En savoir plus

  • BOURSE

    L'AMF ouvre une enquête sur les rumeurs qui ont touché la Société générale

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)