Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

SUR LE NET

Noël : les jouets connectés au pied du sapin

En savoir plus

SUR LE NET

Le rapprochement avec Cuba divise la Toile américaine

En savoir plus

REPORTERS

Argentine : le bilan Kirchner

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Les "MarocLeaks" inquiètent le pouvoir marocain

En savoir plus

#ActuElles

Jouets sexistes : le marketing des fabricants en cause

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Joyeux Noël... laïc !

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Cuba - États-Unis : la fin de la guerre froide ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

La Grèce fait trembler les marchés

En savoir plus

À L’AFFICHE !

La personnalité tourmentée de "Mr. Turner"

En savoir plus

Moyen-orient

Nucléaire iranien : "Diplomatiquement, Israël est le grand perdant"

© AFP

Texte par Allaoua MEZIANI

Dernière modification : 25/11/2013

Pour décrypter l'accord trouvé entre l'Iran et les grandes puissances, dimanche à Genève, FRANCE 24 a interrogé Karim Pakzad, chercheur à l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris) et spécialiste de l'Iran.

Dimanche, à Genève, les puissances occidentales et la Chine (G5+1) sont parvenues à un accord avec l'Iran sur son programme nucléaire controversé. FRANCE 24 a interrogé Karim Pakzad, chercheur à l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris) et spécialiste de l'Iran, pour décrypter cet accord, qualifié "d’historique".

FRANCE 24 : En quoi cet accord est-il positif pour l’Iran, qui semble avoir cédé sur plusieurs points ?

Karim Pakzad
Karim Pakzad, chercheur à l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris) spécialiste de l'Iran. © FRANCE 24

Karim Pakzad : Téhéran peut se targuer d’avoir gagné le droit de continuer son programme nucléaire civil puisqu’il a obtenu le droit à l’enrichissement de l'uranium à hauteur de 5%, ce qui lui était refusé depuis une dizaine d’années et qui était également le point d’achoppement des négociations. En outre, les Iraniens ont obtenu la levée des sanctions économiques si les termes de l’accord final, qui reste à établir, sont respectés. Enfin, à long terme, l’Iran va obtenir son retour sur la scène internationale, puisque, ne l’oublions pas, Téhéran a signé avec les grandes puissances et non avec l’ONU. D’autant plus que les éléments essentiels de l’accord ont été négociés de manière bilatérale avec les États-Unis.

Pour quelles raisons, Washington a-t-il qualifié l’accord de Genève d’"historique" ?

K.P : Les États-Unis évoquent un évènement historique car il met fin à dix ans de tensions et de conflits avec l’Iran, puisque les deux pays ont façonné l’accord en négociant en tête à tête, une première depuis l’instauration de la République islamique en 1979. Washington se félicite car l’accord garantit que le programme nucléaire iranien n’est pas et ne sera pas un programme militaire. Ce qui aux yeux de l’administration américaine, peut conduire à une période de normalisation et à une redistribution des cartes dans la région et donner un nouveau visage au Moyen-Orient.

Quid d’Israël, qui a, de son côté, dénoncé l’accord comme étant une "erreur historique" ?

K.P : Sur le plan diplomatique, il est indéniable qu’Israël est le grand perdant dans cette affaire. Malgré toute la pression qu’il a exercé sur le camp occidental, au final, il voit son principal allié, les États-Unis, s’accorder avec son pire ennemi, l’Iran. Jusqu’ici, l’État hébreu était la seule puissance qui compte dans la région, surtout depuis la chute de l’Égypte d’Hosni Moubarak en 2011. Le retour de l’Iran comme puissance régionale, après la normalisation éventuelle avec Washington, mettrait Israël en difficulté.

Première publication : 25/11/2013

  • Iran

    Les Iraniens saluent un accord historique

    En savoir plus

  • NUCLÉAIRE

    Iran : Israël dénonce le "mauvais accord" de Genève

    En savoir plus

  • DIPLOMATIE

    Nucléaire iranien : accord historique à Genève

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)