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Moyen-orient

Genève-2 : "Les négociations vont porter sur une diminution des combats"

© AFP | L'émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe Lakhdar Brahimi

Texte par Amara MAKHOUL-YATIM

Dernière modification : 26/11/2013

La conférence Genève-2, censée trouver une issue à l'impasse dans laquelle se trouve la Syrie en guerre depuis plus de deux ans et demi est fixée au 22 janvier. Après l'accord conclu avec l'Iran, l'espoir est-il de mise pour la Syrie? Analyse.

Longtemps donnée pour morte avant même d’avoir vu le jour, la conférence Genève-2 pourrait finalement bien avoir lieu. Le sommet censé trouver une issue au conflit qui ravage la Syrie depuis plus de deux ans et demi, devrait en effet avoir lieu le 22 janvier, a annoncé lundi 25 novembre le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon. Alors même que l’Armée syrienne libre (ASL) et les autres combattants ont rejeté l’initiative, l’opposition et notamment la Coalition nationale syrienne (CNS), pourtant peu enthousiaste quant à la persepective de ce sommet, s’est réjouie mardi de sa concrétisation, jugeant "très positive", l’annonce d’une date.

Initiée par la Russie et les États-unis, cette conférence de paix, dont l’idée même a déjà suscité de nombreuses querelles, a pour but d'amener le régime et l’opposition à la même table de négociations et de mettre en application les dispositions avancées à Genève-1 qui s'était tenue en juin 2012. Le communiqué final de ce premier opus prévoyait notamment la formation d'un gouvernement transitoire tout en passant sous silence le rôle éventuel de Bachar al-Assad, pomme de discorde entre les deux camps. Depuis, le départ d’Assad est en effet devenu la condition préalable, posée par l’opposition, à sa participation à Genève II. Et cela, le régime syrien ne veut pas en entendre parler.

Concernant la présence de l’homme fort de Damas à la conférence, Laurent Fabius s’est voulu clair. "Genève-2 va se tenir, mais je rappelle que l'objet de Genève-2, ce n'est pas d'avoir une conversation de café du commerce sur la Syrie, c'est un consentement mutuel entre les représentants du régime - sans Bachar - et l'opposition modérée (pour) arriver à faire un gouvernement de transition doté de tous les pouvoirs", a ainsi déclaré le chef de la diplomatie française mardi 26 novembre sur France Culture.

"Avoir un gouvernement de transition à Damas est quasi-impossible", estime pour sa part Fabrice Balanche spécialiste de la Syrie et directeur du Groupe de recherche et d’étude sur la Méditerranée et le Moyen-Orient (GREMMO). Selon le chercheur, s’il est vrai, qu’Américains et Européens affirment dans leurs discours officiels que le but de Genève est de former un gouvernement de transition, "ils savent tous qu’Assad ne quittera pas le pouvoir". Plus que cela, il estime que cette question a déjà été en partie tranchée. "Genève-2 a en quelque sorte déjà eu lieu début septembre quand Américains et Russes ont négocié la destruction des armes chimiques en échange du maintien d’Assad", estime-t-il. Frédéric Pichon, historien spécialiste de la Syrie, le rejoint sur ce point et observe en outre dans l’émission Décryptage diffusée sur RFI lundi, "que l’accord de septembre revenait à reconnaître la légitimité du régime en l’intégrant dans une négociation internationale".

L’espoir est-il de mise ?

Pour autant, bien que les inconnues restent nombreuses - qui représentera les rebelles? La délégation gouvernementale aura-t-elle le pouvoir de prendre des décisions cruciales? L'Iran, qui soutient Damas, et l'Arabie saoudite, qui soutient l'opposition, seront-ils de la partie? – nombreux sont ceux qui abordent la conférence avec espoir. En tête de liste, Ban Ki-moon. Conscient des obstacles et des désaccords de fond entre les diverses parties en présence, le secrétaire général de l’ONU estime toutefois qu’il serait "impardonnable de ne pas saisir cette occasion pour mettre fin aux souffrances et aux destructions que le conflit a provoquées". "Nous irons à Genève avec espoir. La conférence de Genève est le moyen d'obtenir une transition pacifique qui réponde aux aspirations légitimes de tout le peuple syrien pour la liberté et la dignité et garantisse la sécurité et la protection de toutes les communautés en Syrie", a encore répété mardi le porte-parole de l'ONU dans un communiqué.

Fabrice Balanche se veut lui aussi optimiste. Pour lui, il existe bel et bien un "espoir, celui que Genève-2 permette d’enclencher un processus de fin des hostilités". "Ce qui va se négocier des deux côtés c’est une baisse de l’intensité des combats", poursuit-il. Il explique que Américains et Occidentaux vont tenter de faire pression sur la Turquie et l’Arabie saoudite notamment pour qu’elle freine leur soutien financier aux rebelles, et que Russe et Iraniens vont de leur côté essayer de convaincre le régime de diminuer l’intensité de ses frappes répressives.

Selon le chercheur, la diminution des violences des deux côtés règlerait plusieurs problèmes cruciaux : arrêter le bain de sang en premier lieu, mais aussi permettre d’acheminer l’aide des ONG vers les civils qui en ont besoin. La question des réfugiés et déplacés syriens est également importante pour la communauté internationale car elle est régionale. "Si la situation sécuritaire se stabilise, les réfugiés syriens seront plus à même de rentrer en Syrie, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui", explique-t-il, soulignant que le poids qu’ils représentent pour le Liban et la Jordanie notamment, est une menace pour la stabilité de la région.

La participation de l’Iran en question

L’annonce de cette date, maintes fois repoussée, survient par ailleurs au lendemain de la conclusion, à Genève également, d’un accord entre Iraniens et Occidentaux à propos du programme nucléaire de Téhéran. Pour Fabrice Balanche, "le deal entre les États-Unis et l’Iran aura nécessairement des conséquences sur le dossier syrien". Et de rappeler qu’une partie des clés du conflit se situe à Téhéran.

Bien avant l’accord de dimanche 24 novembre, l’éventuelle présence des Iraniens pour Genève-2 était évoquée. Souhaitée par les uns, contestée par les autres, elle demeure encore à ce jour incertaine : depuis Genève où il devait rencontrer des diplomates américains et russes, l’émissaire des Nations unies et de la Ligue arabe Lakhdar Brahimi a précisé lundi 25 novembre que la liste des participants était toujours en négociations.

Selon des sources diplomatiques citées par l’agence Reuters, les États-Unis et les gouvernements européens accepteraient que l'Iran puisse participer à Genève-2 s'il accepte le contenu du communiqué du 30 juin 2012, et notamment la formation d’un gouvernement de transition. De son côté, l’Iran n’a pas tardé à sortir de sa réserve et a fait savoir mardi par la voix de son chef de la diplomatie Mohamed Javad Zarif, qu’il était prêt à se joindre à la conférence de paix s’il y était convié. "Téhéran sera ravi de faire partie des négociations car il a soif de revenir sur la scène internationale", a observé Frédéric Pichon, sur RFI. Grand allié du régime syrien, l’Iran qui n’a pas hésité à dépêcher des Gardiens de la Révolution soutenir le régime syrien sur le terrain, a en effet une influence indiscutable sur le dossier syrien et par conséquent un rôle à jouer dans la paix.

Première publication : 26/11/2013

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