Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

FOCUS

Tunisie : quelle place pour l'enseignement religieux?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

FIAC 2014 : l'art contemporain célébré à Paris

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Fabrice Arfi, auteur, "Le sens des affaires"

En savoir plus

SUR LE NET

La Toile réagit à la condamnation d'Oscar Pistorius

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Brésil : à la conquête de l'électorat populaire

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Le duo Pouyanné-Desmaret aux manettes de Total

En savoir plus

DÉBAT

Organisation de l'EI : l'Iran réaffirme son soutien à l'Irak, mais à quel prix ?

En savoir plus

DÉBAT

Migrants illégaux : l'impasse à Calais, dans le nord de la France

En savoir plus

SUR LE NET

La Toile mexicaine réclame la démission du président

En savoir plus

Afrique

Algérie : le juge français autorisé à exhumer les têtes des moines de Tibéhirine

© AFP | Le juge Marc Trévidic

Texte par Anne-Diandra LOUARN

Dernière modification : 28/11/2013

FRANCE 24 a appris que le juge anti-terroriste français Marc Trévidic avait obtenu d'Alger l’autorisation d’exhumer les têtes des moines de Tibéhirine, décapités en 1996. Il ne peut toujours pas, en revanche, interroger les témoins de l'affaire.

Sa visite de trois jours à Alger aura été efficace. Près de deux ans après avoir délivré une commission rogatoire internationale aux autorités algériennes, le juge français Marc Trévidic a finalement obtenu le droit d’enquêter sur l'assassinat, datant de mai 1996, des sept moines trappistes français de Tibéhirine.

Une source proche du dossier a affirmé à FRANCE 24 que le juge français, rentré d’Alger mercredi 27 novembre, avait obtenu l’accord pour exhumer les têtes des victimes - leurs corps n’ayant jamais été retrouvés - en vue de procéder à des expertises médico-légales. Marc Trévidic retournera donc en Algérie avec sa propre équipe, et travaillera avec des experts algériens.

Contrairement à certaines informations relayées dans la presse algérienne, le juge n’a, en revanche, pas encore obtenu l’accord pour procéder à l’interrogatoire d’une vingtaine de témoins de l’affaire, parmi lesquels des officiers supérieurs des services de renseignement et des islamistes repentis ou incarcérés.

Exhumations possibles au printemps

Aucune date d’exhumation n’a, pour l’heure, été fixée mais les conditions météorologiques hivernales laissent penser que les travaux ne débuteront pas avant le printemps, lorsque les sols ne seront plus gelés. Les éléments scientifiques qui ressortiront des autopsies pourront dès lors être confrontés aux différents récits du drame et déterminer si la décapitation des religieux a eu lieu post-mortem.

Malgré une revendication du Groupe islamique armé (GIA), 17 ans après les faits, la piste islamiste est largement remise en cause par le juge Trévidic qui instruit le dossier depuis 2007. Depuis 2009, l'enquête judiciaire étudie également l’hypothèse d’une bavure de l'armée algérienne qui, après avoir accidentellement tué les moines, les aurait décapités pour maquiller le drame et l’imputer aux islamistes.

Première publication : 28/11/2013

  • FRANCE - ALGÉRIE

    Moines de Tibéhirine : le juge français Marc Trévidic enfin reçu à Alger

    En savoir plus

  • JUSTICE

    Les familles des moines de Tibéhirine réclament toujours justice

    En savoir plus

  • ALGÉRIE - REPORTAGE

    La seconde vie du monastère de Tibhirine

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)