Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DÉBAT

Israël - Gaza : l'espoir de trêve évanoui ?

En savoir plus

FOCUS

États-Unis : les prisons californiennes surpeuplées

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

La Russie sanctionnée

En savoir plus

DÉBAT

Moscou sanctionnée par l'UE : Poutine peut-il plier ?

En savoir plus

DÉBAT

Chrétiens d'Irak : "Il faut les aider à rester dans leur pays"

En savoir plus

SUR LE NET

Conflit à Gaza : des célébrités créent la polémique

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Gaza : l'Aïd sur fond de guerre

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Punition collective"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Les Français de l'armée israélienne

En savoir plus

  • Nigeria : nouvel attentat-suicide perpétré par une femme à Kano

    En savoir plus

  • Journée sanglante à Gaza en dépit d’une courte trêve humanitaire

    En savoir plus

  • Moscou répond aux sanctions en menaçant l’UE et les États-Unis

    En savoir plus

  • Ebola : "Les personnes traitées rapidement peuvent en guérir"

    En savoir plus

  • En Chine, un scandale alimentaire chasse l’autre

    En savoir plus

  • Otages : la France, premier banquier des djihadistes d’Al-Qaïda

    En savoir plus

  • Nemmouche inculpé pour “assassinat dans un contexte terroriste”

    En savoir plus

  • Transferts : deux champions du monde français signent en Inde

    En savoir plus

  • Ces politiques qui ne jurent plus que par Jean Jaurès...

    En savoir plus

  • Paris évacue des ressortissants français et britanniques de Libye

    En savoir plus

  • Résultats encore décevants pour Nintendo

    En savoir plus

  • Le Hamas diffuse la vidéo d'une opération commando meurtrière en Israël

    En savoir plus

  • Le grand bond en avant de la croissance américaine

    En savoir plus

  • Chrétiens d'Irak : "Il faut les aider à rester dans leur pays"

    En savoir plus

  • "Exodus" : la superproduction biblique 100 % héros blancs

    En savoir plus

  • Les deux derniers plus hauts responsables khmers rouges jugés pour génocide

    En savoir plus

  • À Benghazi, une importante base militaire tombe aux mains des islamistes

    En savoir plus

  • Troisième mission de l'année réussie pour une Ariane 5

    En savoir plus

Economie

Contre la fermeture de leur usine à Dijon, ils manifestent… en Pologne

© Capture d'écran

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 02/12/2013

Des ouvriers de l’usine dijonnaise de l’équipementier automobile américain TRW ont passé trois jours sur les sites polonais du groupe où une partie de leur activité a été délocalisée. Une manière inédite de protester contre la fermeture de l'usine.

Ils sont rentrés de Pologne samedi 30 novembre. “Satisfaits”, résume Christophe Depierre, délégué CGT et membre de l'intersyndicale de l’usine de l’équipementier automobile américain TRW de Longvic, contacté par FRANCE 24. Mais qu’on ne s’y trompe pas : pour lui et la quarantaine de salariés du site en péril de l’agglomération de Dijon, ce déplacement n’avait rien de vacancier. Ils sont allés à la rencontre des ouvriers polonais de TRW, où une partie de la charge de travail du site de Longvic a été délocalisée. C’est la première fois, en Europe, que des salariés d’une usine menacée de fermeture manifestent leur colère devant les locaux des sites appelés à reprendre leur activité.

“Mais on y allait absolument pas pour casser la gueule à ceux qui sont censés avoir repris nos emplois comme on a pu leur faire croire”, précise d’emblée Christophe Depierre qui accuse la direction de TRW d’avoir tenté de monter les ouvriers polonais contre eux. Les ouvriers français ont fait le voyage pour manifester, au contraire, leur “solidarité” avec les collègues polonais, assure le syndicaliste français. “Les employés polonais étaient surpris de nous voir dans de si bonnes dispositions à leur égard”, raconte-t-il. Leur message ? “Aujourd’hui, c’est en Pologne qu’on délocalise, mais qui peut dire si demain ce n’est pas dans un pays avec un coût de main d’œuvre encore plus bas comme la Roumanie”, prévient-il.

“On voulait aussi leur dire qu’il n’y avait aucune raison qu’ils se fassent exploiter par TRW, une multinationale profitable”, assure Christophe Depierre. Un message d’autant plus important à ses yeux que la délégation française a été “choquée” par les conditions de travail de leurs homologues polonais. Ils vivraient, d’après lui, dans la “crainte d’être licenciés s’ils revendiquent une amélioration de leur situation”. Ils sont payés environ 350 euros par mois, soit moins de la moitié du salaire moyen polonais (880 euros par mois) et n’ont pas de mutuelle.

D’autres voyages en perspective

Mais au-delà de la volonté de dénoncer “l’exploitation des ouvriers polonais”, ce voyage de trois jours était aussi un moyen de mettre la pression sur la direction afin de faire avancer le dossier de l’usine française. “Demain, on a une réunion sur le plan de sauvegarde de l’emploi et on va voir comment TRW réagit à notre initiative”, affirme Christophe Depierre.

À Longvic, ce sont 148 ouvriers dont l’emploi est menacé par la volonté de la direction de fermer le site. Pour la CGT, cette décision, annoncée en mars dernier, est d’autant plus incompréhensible que l’usine est bénéficiaire et que TRW est l’un des équipementiers automobiles les plus rentables au monde. Contactée par FRANCE 24, Louise Colledge, porte-parole de TRW Europe, souligne être “consciente de l’impact de ces actions sur la vie de nos salariés et nous faisons de notre mieux pour les soutenir. Nous devons faire en sorte que chacun de nos sites soit compétitif afin d’assurer de nouvelles opportunités et de protéger l'emploi futur”.

Une déclaration qui ne risque pas de calmer les ardeurs des ouvriers de Longvic. Ils ont déjà prévu d’aller manifester devant l’usine de Shirley (au sud de Birmingham, en Grande-Bretagne), puis de retourner en Pologne avec leurs collègues allemands de TRW. Et si tout ça ne suffit pas, Christophe Depierre est près à prendre la tête d’une délégation qui irait crier sa colère sous les fenêtres de la direction de TRW aux États-Unis.

Seul frein à cette frénésie de voyage revendicatif : l’argent. Le déplacement en Pologne a été rendu possible grâce à une subvention du Grand Dijon, des dons privés et plusieurs actions de collecte de fonds de la CGT. Le budget du voyage en Grande-Bretagne est déjà quasiment bouclé. Pour le reste, les ouvriers de l’usine de Longvic comptent sur les dons privés.

Première publication : 02/12/2013

  • FRANCE

    La délocalisation de centres d'appels du Stif embarrasse le gouvernement

    En savoir plus

  • INDUSTRIE AUTOMOBILE

    Renault inaugure une usine à Tanger, les critiques fusent en France

    En savoir plus

  • INDUSTRIE AUTOMOBILE

    Paris ne veut pas d'une Clio produite en Turquie

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)