Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Papa Wemba, invité du Journal de l'Afrique !

En savoir plus

REPORTERS

Vidéo : elle filme au péril de sa vie à Raqqa, fief de l'EI en Syrie

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Jacques Weber, un colosse du théâtre français

En savoir plus

FOCUS

Irak : quand la téléréalité confronte des jihadistes de l’EI à leurs victimes

En savoir plus

LES ARTS DE VIVRE

Les sports oubliés dans le vent

En savoir plus

SUR LE NET

Instagram bloqué en Chine

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Diane von Furstenberg : "J'ai vécu l'American dream"

En savoir plus

DÉBAT

Comment lutter contre l'organisation de l'État islamique?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Hongkong, nouveau Tienanmen ?"

En savoir plus

  • Vidéo : Marine Le Pen voit la diplomatie française comme "un canard sans tête"

    En savoir plus

  • Ebola : l'expérience "désespérée" d'un médecin libérien

    En savoir plus

  • Hong Kong toujours bloquée, l'exécutif demande la fin des manifestations

    En savoir plus

  • Ligue des champions : le PSG s'attaque au Barça sans Zlatan

    En savoir plus

  • Irak : quand la téléréalité confronte des jihadistes de l’EI à leurs victimes

    En savoir plus

  • À Montpellier, des pluies diluviennes créent la pagaille

    En savoir plus

  • Vidéo : Dohuk, province du Kurdistan submergée par les déplacés irakiens

    En savoir plus

  • Vidéo : les Kurdes de Turquie tentent de rallier Kobani, assiégée par l’EI

    En savoir plus

  • Présidentielle brésilienne : Dilma Rousseff, touchée mais pas coulée

    En savoir plus

  • Diane von Furstenberg : "J'ai vécu l'American dream"

    En savoir plus

  • Seulement 25 % de femmes au Sénat : à qui la faute ?

    En savoir plus

  • La dette française dépasse pour la première fois les 2 000 milliards d'euros

    En savoir plus

  • Référendum en Catalogne : la Cour constitutionnelle suspend le vote

    En savoir plus

  • Sharia4Belgium fait face à la justice pour recrutement de jihadistes

    En savoir plus

  • AIG : l'État américain sur le banc des accusés pour "sauvetage illégal"

    En savoir plus

  • Assassinat d'Hervé Gourdel : le point sur l'enquête en Algérie

    En savoir plus

Afrique

Mali : découverte d'un charnier à Kati une semaine après l'arrestation de Sanogo

© AFP

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Sarah LEDUC

Dernière modification : 04/12/2013

Un charnier de 21 corps a été retrouvé dans la commune de Diago, au Mali, tout près de l’ex-QG du général Sanogo, arrêté il y a une semaine pour "tentative d'enlèvement". Cette découverte pourrait accélérer la procédure en cours contre ce dernier.

Une macabre découverte au Mali, dans la nuit du 3 au 4 décembre, pourrait accélérer la procédure en cours contre le général Sanogo, arrêté le 27 novembre pour "complicité d'enlèvement". Un charnier de 21 corps, sans doute des "bérets rouges", ces militaires proches du président Amadou Toumani Touré renversé en mars 2012, a été découvert dans la commune de Diago, près de Kati, à une quinzaine de kilomètres de Bamako.

Les corps ont été exhumés vers trois heures du matin, indique le correspondant de FRANCE 24 au Mali, Serge Daniel, qui précise que des responsables judiciaires, des techniciens de la police criminelle et des agents de la mairie de Diago se trouvent sur place.
 
Une source sécuritaire malienne a indiqué "que des cartes d'identité retrouvées dans la fosse commune semblent confirmer qu'il s'agit de militaires ‘bérets rouges’ disparus". Mais la prudence reste de mise. "La justice a dit que, pour l’instant, rien ne prouve formellement qu’il s’agit de ‘bérets rouges’", tempère ainsi Serge Daniel.
 
Une découverte qui pourrait accélérer la procédure contre Sanogo
 
Cette découverte intervient une semaine après l'arrestation d'Amadou Haya Sanogo, auteur du coup d'État du 22 mars 2012 contre le président Touré. Son inculpation le 27 novembre a été suivie de celle d'une quinzaine de ses proches, essentiellement des militaires.
 
Au nombre des charges qui pèsent contre Sanogo : la disparition d’une vingtaine de ‘bérets rouges’ qui avaient participé, le 30 avril 2012, à une tentative de contre-coup d’État. La plupart des disparus faisaient partie d’une unité d’élite de commandos parachutistes. Leurs corps n’ont jamais été retrouvés. "Leurs familles craignent qu’ils ne soient morts", indique Serge Daniel.
 
Selon Human Rights Watch (HRW), les 20 militaires disparus ont été aperçus vivants pour la dernière fois le 2 mai 2012 au camp militaire de Kati, fief d’Amadou Haya Sanogo et de ses troupes, dites "bérets verts". C’est d’ailleurs grâce aux témoignages de "bérets verts", arrêtés en même temps que Sanogo, que la découverte du charnier a été possible. De sources judiciaires et sécuritaires, plusieurs ont avoué avoir participé aux exécutions et ont donné aux enquêteurs les indications qui leur ont permis de localiser le charnier.
 
Selon la justice malienne, Sanogo est "pour l'instant " inculpé de "complicité d'enlèvement de personnes". Un "pour l'instant" qui en dit long. La découverte du charnier pourrait rapidement faire évoluer la procédure qui pèse contre lui : il pourrait désormais être accusé de meurtres, complicité de meurtres et violences. D'autant que Sanogo et ses hommes sont soupçonnés d'autres exactions. 
 
Tortures, meurtres et enlèvements en série  
 
Dans les mois qui ont suivi le coup d'État du 22 mars, le camp de Kati - tout proche de la commune de Diago où le charnier a été retrouvé - a été le lieu de nombreuses violences commises contre des militaires considérés comme fidèles au président renversé, contre des hommes politiques, des journalistes et des membres de la société civile.
 
HRW, qui a interrogé des dizaines de témoins, fait état de tortures et autres violences commises par des membres des services de sécurité pro-Sanogo pendant plusieurs semaines en mai 2012. "Des victimes ont affirmé avoir été menottées et ligotées, frappées à coup de matraques, de bâtons et de crosses de fusil, et rouées de coups de pied dans le dos, à la tête, dans les côtes, dans les parties génitales et ailleurs. D’autres ont dit avoir reçu des coups de couteau aux extrémités et des brûlures de cigarette et de briquet sur le dos, les mains, les bras et les oreilles", peut-on lire dans le communiqué de HRW.
 
Plus récemment, une série de meurtres et d’enlèvements, qui auraient été commis entre le 30 septembre et le 3 octobre 2013, à Bamako et dans ses environs, par des membres de services de sécurité restés fidèles au général Sanogo, ont été signalés, indique toujours HRW qui alerte de la disparition d'au moins sept militaires. Les autorités maliennes ont ouvert des enquêtes. 

Première publication : 04/12/2013

  • JUSTICE

    Mali : inculpé de meurtres, le général Sanogo est incarcéré

    En savoir plus

  • MALI

    Le général Amadou Sanogo, auteur du putsch de 2012, arrêté à Bamako

    En savoir plus

  • MALI

    Le camp des "Bérets rouges" à Bamako attaqué par des soldats

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)