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Afrique

L'Afrique peut-elle se doter d'une force d'intervention rapide d'ici 2015 ?

© AFP

Texte par Guillaume GUGUEN

Dernière modification : 09/12/2013

Lors du sommet de l'Élysée sur la paix et la sécurité en Afrique, les dirigeants du continent ont annoncé vouloir créer d'ici 2015 une force armée d'intervention rapide. Un projet aussi ambitieux que difficile à mettre en œuvre. Analyse.

L'Afrique de la défense. L'idée est aussi ancienne que la création de l'Union africaine (UA) en 2002, mais elle est autrement plus difficile à mettre en oeuvre. À l'occasion du sommet de l'Élysée sur la paix et la sécurité en Afrique, la quarantaine de chefs d'État et de gouvernement réunis à Paris les 6 et 7 décembre ont réitéré leur volonté de mettre en place, à l'horizon 2015, une force d'intervention commune capable d'apporter une solution rapide aux conflits régionaux.

Échaudés par les récents exemples d'interventions françaises au Mali et en Centrafrique, plusieurs leaders africains déplorent en effet que nombre de leurs pairs aient besoin de faire appel à l'ancienne puissance coloniale pour répondre aux crises que traversent leurs pays. "Même si nous sommes très reconnaissants à la France [...] c'était quand même une humiliation pour l'Afrique, parce que 50 ans après l'indépendance, nous n'avons pas pu résoudre notre propre problème", a déclaré, en référence au Mali, le président guinéen Alpha Condé, lors d'une séance de travail vendredi.

Si, comme l'a affirmé le président sénégalais Macky Sall, l'Afrique n'est aujourd'hui "pas en mesure d'assurer sa propre sécurité", d'aucuns se demandent si elle le sera davantage en 2015, date à laquelle les dirigeants africains espèrent voir leur force d'intervention opérationnelle. "L'objectif de 2015 est réalisable, mais uniquement sur l'organigramme", estime Philippe Hugon, spécialiste de l'Afrique au sein de l'Institut des relations internationales (Iris).

Des pays aux intérêts divergents

Car avant de voir des soldats africains intervenir dans le même corps d'armée, bien des obstacles doivent être surmontés. En premier lieu culturels. "Il existe une diversité de langues et de cultures militaires qui risque de poser des difficultés d'organisation", constate le chercheur. Mais la plus importante entrave reste d'ordre politique : "Le problème des conflits africains, c'est que sont des conflits régionaux impliquant des pays ayant des intérêts divergents. Difficile dès lors de s'entendre militairement". L'exemple le plus récent en est la Centrafrique, où l'Afrique du Sud a soutenu le président François Bozizé contre la Séléka, qui l'a finalement renversé et que l'on soupçonne d'avoir bénéficié, un temps, de l'appui du Tchad.

Sur un continent comptant plus de 50 états, la mise en place effective d'une force d'intervention ne peut donc se faire que graduellement. Les bras armés dont dispose chaque communauté économique, telle la Cédéao (Afrique de l'Ouest) ou la SADC (Afrique australe), constituent autant d'"embryons" militaires qui pourront par la suite se ranger sous un même drapeau. Mais là, l'équilibre des forces au sein des sous-régions peut encore venir entamer les bonnes volontés politiques. "En Afrique de l'Ouest, les pays francophones n'ont pas forcément envie d'être sous la coupe du puissant Nigeria", croit savoir Philippe Hugon.

Quelques succès récents peuvent toutefois entraîner une dynamique positive. "Regardez ce qui s'est passé en RD Congo, rappelle Patrick Smith, rédacteur en chef du magazine anglophone The Africa Report. Les Sud-Africains et les Tanzaniens ont déployé une force d'intervention neutre qui a aidé l'armée congolaise et l'ONU à défaire la rébellion du M23. Des choses concrètes se passent." En Centrafrique, d'ailleurs, la France n'intervient officiellement qu'en appui d'une force africaine, la Misca, qui compte actuellement 2 500 soldats venus du Tchad, du Cameroun, du Congo et du Gabon.

"L'Europe prendra sa part"

Reste l'épineuse question du financement. L'UA ne pouvant à elle seule prendre entièrement en charge le coût d'un tel dispositif, sa mise en œuvre dépend des aides extérieures. En priorité celles venant des pays bien implantés en Afrique. "Les pays qui profitent des richesses de l'Afrique doivent contribuer à sa sécurité", a ainsi tranché le président ivoirien Alassane Ouattara lors du sommet.

Par la voix de son président, la France s'est engagée à soutenir le projet. Samedi, François Hollande a réitéré la proposition de former 20 000 soldats qui seront appelés à servir au sein de la force continentale. Tout en indiquant que l'Union européenne devrait "prendre sa part" en espèces sonnantes et trébuchantes, comme elle le fait déjà en Centrafrique où elle apportera une aide de 50 millions d'euros à la Misca.

Le reste des contributions pourrait venir d'un fonds de solidarité internationale dont on ignore encore les pourvoyeurs. "Quel sera l'apport des États-Unis, de la Chine ou même de la Russie ? Tout cela dépendra de leurs intérêts...", affirme Philippe Hugon. Censée offrir au continent la possibilité d'être maître de son destin, la force d'intervention africaine reste donc suspendue aux décisions des grandes puissances économiques. 

Première publication : 07/12/2013

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