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Asie - pacifique

Le mentor de Kim Jong-un déchu pour "actes criminels défiant l’imagination"

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 09/12/2013

Jang Song-thaek, oncle et mentor du jeune dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, a été officiellement limogé dimanche. Pyongyang accuse, entre autres, le haut dignitaire de corruption, d'abus d'alcool et de drogue, ainsi que de dépravation sexuelle.

Il était considéré comme la deuxième personnalité la plus puissante de Corée du Nord. Jang Song-thaek, oncle et mentor du jeune dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, a été disgracié, a confirmé Pyongyang lundi 9 décembre. Les services de renseignement sud-coréens avaient déjà donné l’information la semaine dernière. La décision a été entérinée dimanche, au cours d’une réunion du bureau politique du Parti des travailleurs à laquelle participait Kim Jong-un. Lundi, la télévision nord-coréenne KRT diffusait des images de l’expulsion de Jang, emmené par des gardes en uniforme.

L’homme, marié à la tante de Kim, la fille du fondateur de la République démocratique populaire de Corée, Kim Il-sung, a été déchu de tous ses titres et relevé de toutes ses fonctions. En cause, selon l’agence de presse officielle KCNA, son comportement. "Jang et ses partisans ont commis des actes criminels défiant l'imagination et ils ont causé un tort énorme à notre parti et à la révolution."

L’agence dresse la liste des griefs retenus contre lui : mauvaise gestion du système financier national, corruption, abus d'alcool et de drogue et dépravation sexuelle. "Jang prétendait soutenir le parti et le pouvoir, mais il était impliqué dans des luttes intestines et poursuivait un rêve différent en s'impliquant dans un double jeu en coulisses", écrit KCNA, avant de poursuivre : "Contaminé par le style de vie capitaliste, Jang s'est livré à des irrégularités et à la corruption et a mené une vie dissolue et dépravée."

Le tuteur de Kim Jong-un

Jang était notamment vice-président de la puissante Commission de la défense nationale et siégeait au bureau politique du Parti des travailleurs. L’homme de 67 ans entretenait des liens étroits avec le voisin chinois. Il dirigeait, notamment, la délégation nord-coréenne chargée de mener de concert avec Pékin un projet commun de développement d'une zone économique spéciale.

Après la mort de Kim Jong-il, en décembre 2011, il a joué un rôle de premier plan dans la transmission et la consolidation du pouvoir à Kim Jong-un. "C'est une personnalité que Kim Jong-un devait, à un moment, supplanter pour solidifier sa propre structure de pouvoir. Les jeunes élites ont poussé Kim à se débarrasser de Jang, ce qui signifie qu'il va gouverner sans tuteur", analysait il y a quelques jours Koh Yu-hwan, de l'université Dongguk de Séoul.

Pour Kim Yong-hyun, chercheur de la même l'université, Jang était "la personnalité la plus encline à militer agressivement pour la mise en place de réformes et l'ouverture du régime nord-coréen". "Il a visité la Corée du Sud où il a pu se faire une idée de la société capitaliste, et il a aussi assisté aux changements survenus en Chine", a indiqué le chercheur à l'AFP.

Déjà plus de traces dans les archives

Le renseignement sud-coréen pense que deux des collaborateurs de Jang au sein du Parti des travailleurs ont été exécutés pour corruption. Un autre proche de Jang aurait de son côté demandé l'asile à la Corée du Sud et serait sous protection d'agents sud-coréens dans un lieu tenu secret en Chine, selon des médias sud-coréens. La fuite, fin septembre ou début octobre, de ce financier au courant des avoirs de la dynastie Kim a peut-être précipité la disgrâce de Jang, d’après la chaîne sud-coréenne d'information continue YTN.

Signe de la décision sans appel de Pyongyang, l’oncle de Kim Jong-un a déjà disparu des archives de l’agence KCNA. Dans un documentaire sur le dirigeant nord-coréen rediffusé samedi par la chaîne nationale, Jang Song-thaek n'était montré que dans des positions où son visage était invisible, quand il n'était pas tout simplement effacé de certaines scènes, selon l'agence de presse sud-coréenne Yonhap.

Ce n’est pas la première fois que Jang est écarté du pouvoir. Déjà en 2004, Kim Jong-il l’avait limogé – et contraint à une longue "rééducation" dans une aciérie - avant une spectaculaire réhabilitation deux ans plus tard. Mais cette fois-ci, son départ semble définitif, selon Jeung Young-tae, expert à l'Institut sud-coréen pour l'unification nationale : "Jang est fini, purgé. En Corée du Nord, il ne peut pas y avoir deux soleils."

Avec AFP et Reuters

Première publication : 09/12/2013

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