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Afrique

Mali : second tour des législatives sous tension après l'attentat de Kidal

© Archives AFP

Vidéo par Julien SAUVAGET

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 16/12/2013

Le second tour des législatives, censé parachever le retour à l'ordre constitutionnel au Mali, s'est tenu dimanche dans un climat tendu, au lendemain d'un attentat qui a coûté la vie à deux soldats sénégalais de l'ONU.

Quelque 6,5 millions de Maliens ont été appelés, dimanche 15 décembre, à voter pour le second tour des élections législatives, dernière étape d'un processus électoral qui doit sceller le retour à l'ordre constitutionnel au Mali. Un scrutin qui n'a pas motivé les foules, au regard d’une campagne électorale terne. De l'ouverture des bureaux à 8h00 (locales et GMT) jusqu'à leur fermeture à 18h00, des journalistes de l'AFP ont pu constater une faible affluence à Bamako, confirmée par les observateurs maliens.

"Les gens ne sont pas motivés", selon Badra Traoré, président de l'un de ces bureaux, en raison "du comportement des dirigeants, des autorités de ce pays".

Un premier tour déjà sans enthousiasme

À l'issue du premier tour, le 24 novembre, seuls 19 sièges ont été pourvus sur les 147 que compte l'Assemblée nationale. Le taux de participation y avait été nettement plus faible qu'à la présidentielle, remportée le 11 août par Ibrahim Boubacar Keïta (IBK).

Lors de ce scrutin, l'objectif pour IBK est que son parti, le Rassemblement pour le Mali (RPM), et ses alliés obtiennent une confortable majorité à l'Assemblée nationale. Soumaïla Cissé, candidat malheureux lors de la présidentielle, a lui été élu dès le premier tour dans sa circonscription de Niafunké, près de Tombouctou, et entend devenir le chef de l'opposition parlementaire.

Les forces armées en alerte maximum

Plusieurs centaines d'observateurs nationaux et internationaux ont surveillé le vote, essentiellement dans le sud et le centre du pays, le Nord-Mali étant considéré comme encore trop dangereux pour s'y aventurer.

Craignant un attentat le jour du scrutin, les forces de l'ONU, de la France et du Mali ont quant à elles été mises en état d'alerte maximum. La veille, un attentat perpétré à Kidal, fief des rebelles touareg, a tué deux soldats sénégalais de l'ONU. Dans cette localité, toutefois, il n’y aura pas d’élection, les quatre députés de la ville et de sa région ayant été élus dès le premier tour.

Avec AFP

Première publication : 15/12/2013

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