Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

CAP AMÉRIQUES

Uruguay : la vie après Guantanamo

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Turquie : les Alévis, des musulmans à part

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Tunisie : vieux président pour jeune démocratie

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Comédies musicales, friandises, illuminations : les réjouissances de fin d'année !

En savoir plus

SUR LE NET

L'Unicef invite les enfants de Gaza à dessiner leur futur

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Gabon : un vent de contestation

En savoir plus

DÉBAT

Gabon : l'opposition demande le départ du président Ali Bongo

En savoir plus

DÉBAT

Trois attaques en France en 48 heures : un effet de mimétisme ?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Le Père Noël habite en Chine"

En savoir plus

EUROPE

Viktor Ianoukovitch rapproche un peu plus Kiev de Moscou

© AFP

Vidéo par Ksenia BOLCHAKOVA

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 18/12/2013

Lors d'une visite de Iakounovitch au Kremlin, Moscou a promis à Kiev 15 milliards de dollars et une baisse du prix du gaz vendu à l'Ukraine. Les deux dirigeants ont également signé un accord pour lever les obstacles commerciaux.

Le président ukrainien Viktor Ianoukovitch n’est pas reparti bredouille de sa visite au Kremlin. À l’issue des négociations, le président russe Vladimir Poutine a en effet annoncé, mardi 17 décembre au soir, que Moscou accordait 15 milliards de dollars à l'Ukraine et baissait le prix du gaz qu'elle lui vend.

"Compte tenu des problèmes de l'économie ukrainienne (...), le gouvernement russe a décidé de placer une partie de ses réserves (...) dans des titres du gouvernement ukrainien, à hauteur de 15 milliards de dollars", a déclaré Vladimir Poutine à l'issue de ses discussions avec son homologue ukrainien, Viktor Ianoukovitch.

Cette annonce a été faite alors que l’opposition pro-européenne au président Ianoukovitch, qui manifeste depuis près de quatre semaines, l'accuse de vouloir "vendre" l’Ukraine, en profonde récession et au bord de la faillite, à la Russie. Pour les opposants à Ianoukovitch, cet accord est tout simplement une "mise en gage" du pays.

Un geste sans conditions ?

"Officiellement, un geste sans conditions mais est-il vraiment désintéressé ? C’est la question que tout le monde se pose et évidemment il ne l’est probablement pas", explique Ksenia Bolchakova, correspondante de FRANCE 24 à Moscou.

"Le peuple ukrainien a le droit de savoir ce qu'a promis Ianoukovitch en échange", a déclaré devant la foule le célèbre boxeur et opposant ukrainien Vitali Klitschko, après cette annonce. "Il a mis le pays en gage", a-t-il affirmé.

"Ce n'est lié à aucune condition, ni à une hausse, ni à une baisse, ni au gel des avantages sociaux, des retraites, des bourses ou des dépenses", a souligné pour sa part Vladimir Poutine, faisant allusion aux conditions avancées par le Fonds monétaire international (FMI) pour l'octroi d'un prêt à Kiev. L'institution basée à Washington, avec laquelle l'Ukraine négocie depuis des années, exige des réformes de rigueur budgétaire dont une hausse du prix du gaz.

"Il est très difficile de croire qu’il n’y aura pas de contrepartie pour la Russie dans ce dossier. Il est évident que Kiev va de plus en plus se tourner vers Moscou", assure notre correspondante.

Baisse du prix du gaz

Le ministre russe des Finances, Anton Silouanov, a ensuite précisé que cet argent serait investi immédiatement dans des obligations émises par l'Ukraine, selon les agences russes. De son côté, Vladimir Poutine a aussi indiqué que la Russie avait accepté de réduire d'un tiers le prix du gaz qu'elle exporte en Ukraine, qui coûtera désormais 268,5 dollars les 1 000 mètres cubes contre plus de 400 actuellement.

Le président russe a par ailleurs affirmé que la question de l'adhésion de l'Ukraine à l'Union douanière menée par Moscou, redoutée par l'opposition pro-européenne en Ukraine, n'avait pas été évoquée lors des négociations. Les deux pays ont toutefois conclu un accord prévoyant de lever les "limitations commerciales" entre les deux pays jusqu'à fin 2014.

À Kiev, l'opposition qui manifeste et occupe la place de l'Indépendance au centre de Kiev depuis près de quatre semaines et a notamment mobilisé environ 300 000 personnes dimanche, a réuni environ 50 000 personnes mardi soir.

Vitali Klitschko, l'un des chefs de file de l’opposition ukrainienne, a annoncé mardi mettre fin à sa carrière sportive pour briguer la présidence du pays et a réclamé une élection présidentielle anticipée dès le mois de mars.

Avec AFP

Pour l'opposition, Ianoukovitch a "mis l'Ukraine en gage" à Moscou

Devant quelque 50 000 manifestants réunis dans le centre de Kiev, les leaders de l'opposition ukrainienne ont accusé, mardi, le président Ianoukovitch d'avoir "mis l'Ukraine en gage" à Moscou,

"Qu'est-ce qu'il a signé à Moscou ? Il a même annulé une conférence de presse. Le peuple ukrainien a le droit de savoir ce qu'a promis Ianoukovitch en échange", a martelé le célèbre boxeur et opposant ukrainien Vitali Klitschko.

"Il a mis le pays en gage", a-t-il accusé.

"15 milliards de dollars plus le rabais sur le prix du gaz qui représente encore 5 milliards de dollars. C'est une somme énorme. Nous voulons savoir ce qu'il a cédé en échange", s'est pour sa part interrogé Arseni Iatseniouk, un autre chef de file de l'opposition.

Environ 50 000 personnes se sont rassemblées mardi soir à Maïdan, dans le centre de Kiev, où l'opposition conteste depuis plus de trois semaines le refus du président Ianoukovitch de signer un accord d'association avec l'Union européenne au profit de la Russie.

Avec dépêches AFP



Première publication : 17/12/2013

  • WEBDOCUMENTAIRE

    Vents contraires sur l'Ukraine

    En savoir plus

  • UKRAINE

    Le puissant clan Ianoukovitch au bord de la fissure

    En savoir plus

  • UKRAINE

    Manifestation monstre des pro-européens, l'UE suspend les négociations avec Kiev

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)