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EUROPE

Cinq chefs de la police démis de leurs fonctions

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 19/12/2013

Selon le quotidien Hurriyet, cinq chefs de la police turque ont été remerciés jeudi. Une décision qui intervient 48 heures après un raid anti-corruption des forces de l’ordre, qui a vu l’interpellation de plusieurs proches du gouvernement.

Deux jours après un vaste coup de filet dans le cadre d’un plan de lutte contre la corruption, cinq chefs de la police turque ont été démis de leur fonction jeudi 19 décembre, annonce le quotidien Hurriyet.

Certains de ces chefs de la police avaient programmé la série de raids menée mardi à Istanbul, notamment à l’encontre de proches du gouvernement.

Mardi, les forces de l’ordre avaient interpellé 49 personnes à Ankara ainsi qu’à Istanbul. Parmi eux, des fils de ministre et des hommes d’affaires influents soupçonnés notamment de corruption active, de blanchiment d'argent et de fraude dans le cadre d’appels d'offres publics pour la construction de logements sociaux.

Les fils des ministres de l'Intérieur, de l'Économie et de l'Urbanisme, trois membres influents du parti islamo-conservateur de la justice et du développement (AKP), au pouvoir depuis 2002, ont notamment été interpellés.

Ces raids ont également visé le PDG de la grande banque publique Halkbankasi, Süleyman Aslan, ainsi que quelques pontes du secteur de la construction immobilière et un maire AKP d'un district d'Istanbul.

Lutte de pouvoir au sommmet de l'État

Selon les analystes politiques, cette série d’événements serait la partie émergée d’une lutte de pouvoir entre le parti gouvernemental du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan et une puissante confrérie musulmane, le mouvement Hizmet, autrefois alliés.

En Turquie, la justice et la police sont réputées être contrôlées par la confrérie de l'imam Fethullah Gülen, chef spirituel du mouvement Hizmet, exilé aux États-Unis depuis 1999.

Depuis la décision du gouvernement de fermer les nombreux établissements de soutien scolaire, en novembre dernier, Gülen est entré en guerre ouverte contre l'AKP. Ces centres éducatifs constituent une importante manne pour la confrérie. Ils sont devenus une véritable institution parallèle en Turquie.

Avec AFP

Première publication : 19/12/2013

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