Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Obama: le discours qui fait mouche

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Début du "sommet de la réconciliation" entre le Burkina Faso et la Côte d'Ivoire

En savoir plus

FOCUS

En Inde, des femmes se mobilisent contre l'alcool

En savoir plus

L'ENTRETIEN DE L'INTELLIGENCE ECONOMIQUE

Communication digitale : de l'influence à la propagande

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Gad Elmaleh, le roi de l’humour, vit son rêve américain

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Hillary Clinton, candidate mal aimée

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

JO : les Brésiliens sceptiques, à 8 jours du coup d'envoi

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Ci-gît la démocratie turque"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Anticonstitutionnellement"

En savoir plus

Retour dans les pays qui ont marqué l’actualité, les villes traumatisées par la guerre, une catastrophe naturelle ou un désastre industriel. Le dimanche à 22h10. Et dès le vendredi, en avant-première sur internet! Retrouvez l'émission à la rentrée.

BILLET RETOUR

BILLET RETOUR

Dernière modification : 24/01/2014

Indonésie : Banda Aceh, renaître après le tsunami

© James André / France 24

En Indonésie, Banda Aceh a été la ville la plus touchée par le tsunami du 26 décembre 2004. Neuf ans plus tard, Banda Aceh s’est reconstruite, grâce aux milliards de dollars d’aide humanitaire. La plupart des survivants ont refait leur vie et tentent de se remettre de ce traumatisme. Nos reporters les ont rencontrés.

La première surprise en descendant de l’avion à Banda Aceh est sans doute de découvrir que c’est un endroit magnifique. En roulant vers le centre-ville, nous apercevons des rizières et un relief volcanique recouvert de jungle, dont les pentes se terminent en plage de sable fin dans les eaux turquoises de l’océan Indien.

La ville elle-même est vivante et colorée. Il y a des parcs où flâner, d’innombrables échoppes bordent les rues où circulent des milliers de motos surchargées. Un joyeux chaos où la courtoisie l’emporte sur le code de la route. La gentillesse des habitants d’Aceh transpire dans tous les aspects de la vie. Tout est simple et plaisant. Partout, l’apparition de deux Occidentaux chargés de matériel de télévision suscite une curiosité bienveillante.

La terrible épreuve qu’ils ont surmontée a rendu les Achénais à la fois incroyablement résistants et ouverts d’esprit, mais les cicatrices profondes du traumatisme sont encore bien présentes. La vague tueuse de décembre 2004 a en effet laissé un champ de ruines parsemé de dizaines de milliers de cadavres. Lors des interviews, à chaque évocation du tsunami, l’émotion est palpable, les voix tremblent, les yeux s’embrument… Le souvenir est là, gravé à jamais dans les esprits. Tous ont une histoire insoutenable. Tous, ou presque, ont perdu des êtres chers et vu leur vie basculer en quelques secondes.

Punition divine

Pour autant, à l’image de Banda Aceh, les habitants se sont reconstruits, partout hommes et femmes travaillent, le coeur de la ville est très moderne, avec ses centres commerciaux et ses concessions automobiles. Internet est disponible gratuitement dans tous les cafés, les Achénais aiment dire de leur ville qu'elle est une "cyber city", une ville connectée.

Dans les rues, toutes les femmes sont voilées, mais travaillent et vivent exactement comme les hommes. Le voile est une obligation dans cette ville très pieuse, et tout écart peut être sanctionné par la police de la charia. Pour la plupart des Achénais, le tsunami est une punition divine et la charia, introduite avant la catastrophe en 2002, doit être appliquée.

Si l’imam de la grande mosquée de Banda Aceh espère un jour lapider les couples adultères et amputer les voleurs, il reste tout de même des espaces de liberté. À la plage, par exemple, les femmes ne sont pas obligées de se voiler.

C’est ce que nous explique Reisha Radhiah (photo), 21 ans, employée dans une nouvelle concession automobile qui vend des voitures japonaises, et première surfeuse de Banda Aceh. Elle et sa famille ont été épargnées par la vague, mais leur maison a été balayée. Reisha fait partie de la jeune génération de Banda Aceh, qui garde espoir et optimisme.

Par James ANDRE , Catherine NORRIS TRENT

COMMENTAIRE(S)

Les archives

15/07/2016 Chine

Cinquante ans après la Révolution culturelle en Chine

"La Grande révolution culturelle prolétarienne" avait débuté le 16 mai 1966 avec une déclaration officielle, ouvrant la voie à une décennie qui allait bouleverser de façon...

En savoir plus

23/06/2016 Ouganda

Dix ans après le départ de la LRA, les Ougandais toujours traumatisés

Pendant 20 ans, jusqu'en 2006, le nord de l’Ouganda a vécu au rythme d'exactions commises par l’Armée de résistance du Seigneur. Là-bas, plus de 100 000 personnes ont été...

En savoir plus

09/06/2016 Liban

Vidéo : à Sabra et Chatila, l'école pour sortir des camps

Notre reporter Antoine Laurent est retourné dans les camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila, près de Beyrouth. Entre le 16 et le 18 septembre 1982, l'un des pires...

En savoir plus

27/05/2016 Turquie

Vidéo : en Turquie, que reste-il de la révolte de Gezi ?

Il y a trois ans, en mai 2013, la ville d’Istanbul entre en ébullition. Le projet de détruire le parc Gezi déclenche une révolte populaire et cristallise la colère des opposants...

En savoir plus

13/05/2016 Irak

Irak : retour à Nadjaf, l’ostracisée redevenue ville sainte et rebelle

On la surnomme "le Vatican du chiisme". Toute l’année, la ville de Nadjaf, au sud de l’Irak, attire des millions de pèlerins venus se recueillir sur le tombeau de l’imam Ali,...

En savoir plus