Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

L'ENTRETIEN

"Il faut que Pékin réévalue ses politiques dans les régions tibétaines"

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Uruguay : la vie après Guantanamo

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Turquie : les Alévis, des musulmans à part

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Tunisie : vieux président pour jeune démocratie

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Comédies musicales, friandises, illuminations : les réjouissances de fin d'année !

En savoir plus

SUR LE NET

L'Unicef invite les enfants de Gaza à dessiner leur futur

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Gabon : un vent de contestation

En savoir plus

DÉBAT

Gabon : l'opposition demande le départ du président Ali Bongo

En savoir plus

DÉBAT

Trois attaques en France en 48 heures : un effet de mimétisme ?

En savoir plus

EUROPE

Le gouvernement espagnol s'attaque au droit à l'avortement

© AFP | Des manifestantes brandissent des pancartes avec inscrit "Des ventres libres feront des hommes libres"

Vidéo par Maud ROUBEAUD

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 21/12/2013

Le gouvernement espagnol a adopté vendredi un projet de loi restreignant drastiquement les conditions d’accès à l’avortement. La gauche et les féministes dénoncent un "retour en arrière de 30 ans".

En honorant l’une de ses promesses faites durant la campagne de 2011, le chef du gouvernement conservateur espagnol, Mariano Rajoy, a balayé l'une des réformes phares de l’ex-pouvoir socialiste. Vendredi 20 décembre, un projet de loi limitant fortement le droit à l'avortement a été approuvé par le gouvernement. Selon cette réforme, qui revient au précédent système de 1985, les avortements pourront être pratiqués seulement dans deux cas très précis : lors d’un grave danger pour la vie ou la santé physique ou psychologique de la femme, ou lors d’une grossesse résultant d'un délit contre la liberté ou l'intégrité sexuelle de la femme.

Dorénavant, en cas de viol, il faudra que la femme enceinte ait précédemment déposé plainte. Il faudra par ailleurs un rapport de deux médecins différents pour que la malformation d’un fœtus puisse être invoquée comme raison de l'IVG. En ce qui concerne les mineures désirant avorter, le nouveau texte impose que les parents des jeunes filles aient donné leur accord.

Ce texte annule la loi de 2010 qui autorisait l'avortement jusqu'à 14 semaines, et jusqu'à 22 semaines en cas de malformation du fœtus.

"Retour en arrière de 30 ans"

De nouvelles règles aussitôt dénoncées par les associations féministes et de gauche, déjà sur le pied de guerre depuis plusieurs jours. "Nous n'allons pas revenir en arrière de 30 ans, et surtout nous n'allons pas nous résigner, abandonner ou être intimidées", a affirmé la numéro deux du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), Elena Valenciano. Pour elle, Mariano Rajoy a finalement cédé "à l'aile dure de son parti et à la Conférence épiscopale". L'archevêque de Madrid, Antonio María Rouco Varela, avait en effet appelé à une réforme urgente de la loi de 2010, laquelle, selon lui, "favorisait un nombre effrayant d'avortements".

Toutefois, l’association Médecins du Monde pointe que de telles mesures ne dissuaderont en rien les Espagnoles. "Les lois restrictives ne réduisent en aucun cas le nombre d'avortements. Elles aboutissent à ce que les femmes qui ont le moins de moyens financiers interrompent leur grossesse dans des conditions peu sûres et qui peuvent mettre leur vie en danger".

À la veille de l'adoption du projet, le président de la Fédération du planning familial, Luis Enrique Sanchez, avait affirmé que la future loi pourrait signifier "un retour en arrière à la situation des années 1980, avec des femmes espagnoles qui vont en France ou en Angleterre" pour avorter lorsqu'elles en ont les moyens. Pour les autres, "elles iront dans des lieux clandestins", affirme pour sa part un gynécologue.

Un total de 118 359 IVG ont été enregistrées en Espagne en 2011.

Avec AFP

Première publication : 20/12/2013

  • AVORTEMENT

    Espagne : trois Femen s'invitent à l'Assemblée pour défendre le droit à l'IVG

    En savoir plus

  • ESPAGNE

    Indépendance de la Catalogne : le gouvernement espagnol bloque le référendum

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)