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EUROPE

Des centaines de manifestants anti-Erdogan dispersés à Istanbul

© AFP | Recep Tayyip Erdogan

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 28/12/2013

À Istanbul, la police a dispersé les manifestants qui réclament le départ du Premier ministre Erdogan, fragilisé par un scandale de corruption. Le Conseil d'État a bloqué un décret contraignant la police à rendre compte de son enquête.

Vendredi soir, plusieurs centaines de personnes ont tenté de rejoindre la place Taksim d’Istanbul pour exiger la démission du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, fragilisé par le scandale politico-financier qui frappe plusieurs membres de son gouvernement. Les forces de l’ordre, déployées sur le site aux alentours de 19h (17h GMT), ont dispersé les manifestants à l’aide de canons à eau et de balles en plastique. Les protestataires ont été contraints de fuir dans les rues adjacentes à la désormais célèbre place Taksim, symbole de la contestation de juin dernier qui avait fait vaciller le gouvernement en place.

Dans le même temps, une autre manifestation a réuni à Ankara, la capitale, entre 500 à 600 personnes qui ont scandé "gouvernement, démission !". Aucun incident majeur n’a été rapporté.

Toujours inflexible, Erdogan, quant à lui, a continué à se défendre bec et ongles en dénonçant encore une fois, devant plusieurs milliers de ses partisans réunis à l'aéroport international Atatürk, le "complot" ourdi contre lui.

Un vaste remaniement ministériel

Contesté dans la rue, Erdogan est également malmené sur le plan politique. Vendredi, le Conseil d’État turc a rejeté une disposition gouvernementale qui visait à contraindre les policiers à informer leur hiérarchie du déroulement de leurs enquêtes.

Depuis dix jours, le gouvernement turc est dans l’œil du cyclone avec le dévoilement d’un vaste scandale politico-financier. Après avoir mené une enquête secrète durant plusieurs mois, la police turque a procédé, le 17 décembre, à l’arrestation d’une dizaine de personnes.

Législatives anticipées dès 2014 ?

Parmi les individus interpellés figuraient notamment les fils de trois ministres, aujourd’hui démissionnaires ou remerciés. Outre un important remaniement ministériel intervenu en milieu de semaine (la moitié du gouvernement a été renouvelée), ce scandale alimente les rumeurs sur la tenue de législatives anticipées dès 2014.

Pour Erdogan, l’affaire est de plus en plus embarrassante. L’AKP, parti dont il est issu, s’était fait le chantre de l’anti-corruption pour séduire une large frange de la population. Mais surtout, la presse locale a annoncé que la justice avait demandé à entendre l'un de ses deux fils, Bilal, en qualité de témoin.

L’Union européenne exhorte les autorités à la transparence

À l’étranger, le scandale a suscité de nombreuses réactions, notamment de la part de l’Union européenne. Stefan Füle, commissaire européen à l’Élargissement, a appelé la Turquie à traiter de façon "transparente et impartiale" les enquêtes anticorruption menée par ses forces de l’ordre.

"J'exhorte la Turquie, en tant que pays candidat (à l'entrée dans l'Union européenne) engagé à respecter les critères politiques à l'accession (...), à prendre toutes les mesures nécessaires pour faire en sorte que les allégations de corruption soient traitées sans discrimination ou favoritisme et d'une façon transparente et impartiale", a-t-il déclaré par voie de communiqué.

Stefan Füle a par ailleurs rappelé son "inquiétude" suite aux nombreuses mises à l’écart de responsables de la police turque après l’opération menée le 17 décembre.

Avec AFP

 

Première publication : 27/12/2013

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