Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Enlèvement en Algérie

En savoir plus

DÉBAT

Organisation de l'État Islamique : à quel jeu joue la Turquie ?

En savoir plus

DÉBAT

Manuel Valls à Berlin : prendre exemple sur le modèle allemand ?

En savoir plus

LES OBSERVATEURS

La route rebelle de Nouvelle-Caledonie et les étudiants reconstruisent Tripoli

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Centrafrique : Catherine Samba Panza en quête de soutien à l'ONU

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Ebola : "nous avons devant nous l’une des pires épidémies", dit Douste-Blazy

En savoir plus

LES ARTS DE VIVRE

Les nouveaux road trip

En savoir plus

LES ARTS DE VIVRE

Le succès du high-tech "made in France"

En savoir plus

ÉLÉMENT TERRE

Réchauffement climatique : la planète bientôt sous l'eau?

En savoir plus

  • Qui est Hervé Gourdel, l’otage français aux mains des jihadistes algériens ?

    En savoir plus

  • Menaces contre la France : "l’EI a décidé d’exporter le conflit en Occident"

    En savoir plus

  • Présidentielle tunisienne : le point sur les candidats

    En savoir plus

  • Un million de bébés européens nés grâce à Erasmus

    En savoir plus

  • Le Mondial-2022 ne se jouera pas au Qatar, selon un membre de la Fifa

    En savoir plus

  • Apple bat des records de ventes avec ses nouveaux iPhone

    En savoir plus

  • Face aux jihadistes de l'EI, "on ne comprend pas l'attitude d'Ankara"

    En savoir plus

  • À Berlin, Manuel Valls promet des réformes à Angela Merkel

    En savoir plus

  • Mort d’Albert Ebossé : la JS Kabylie suspendue deux ans par la CAF

    En savoir plus

  • Hong Kong : les étudiants en grève pour dénoncer la mainmise de Pékin

    En savoir plus

  • Selon Bernard Cazeneuve, "la France n’a pas peur" face à la menace jihadiste

    En savoir plus

  • Ebola : sept questions sur le virus

    En savoir plus

  • Le report du projet de Transavia Europe ne suffit pas aux pilotes d'Air France

    En savoir plus

  • Préservatifs trop petits : un problème de taille pour les Ougandais

    En savoir plus

Moyen-Orient

Sorbonne Abu Dhabi : l'intermédiaire français qui poursuit les Émirats

© www.sorbonne.ae

Texte par Nathalie GILLET

Dernière modification : 02/01/2014

Le tribunal de grande instance de Paris a débouté l’homme d’affaires français qui réclamait deux millions d’euros aux Émirats arabes unis, suite à l'implantation la Sorbonne à Abou Dhabi, dont il avait eu l'idée. Il n'entend pas en rester là.

Il n’aura finalement pas eu gain de cause. Pascal Renouard de Vallière, l’homme d’affaires français qui réclame deux millions d’euros aux Émirats pour avoir initié et monté l’opération d’implantation de Paris-4 Sorbonne à Abu Dhabi, dont il dit avoir eu l'idée, a été débouté, jeudi 19 décembre, de toutes ses demandes par le tribunal de grande instance de Paris.

Ce lobbyiste, proche d’Olivier Dassault et de certaines familles royales du Golfe, affirme en avoir eu l’idée avant tout le monde et s’être battu pour sa réalisation en dépit des réserves de l’université française. Il affirme avoir été mandaté en 2004 par le responsable des affaires présidentielles émirien pour faciliter l’implantation, contre une rémunération de deux millions d’euros. Mais uniquement de manière verbale.

Deux ans plus tard, quand l’antenne de la Sorbonne fut inaugurée à Abu Dhabi, l’intermédiaire français a présenté sa facture. Mais les équipes émiriennes avaient changé et personne ne lui a reconnu d’engagement formel. Comprenant la cause perdue, l’homme d’affaires a finalement assigné en justice le gouvernement émirien. Mais la justice française a estimé que le lobbyiste n'avait pas su apporter de preuves d'un quelconque mandat de négociations.

"Pour nous c’est bien sûr une décision satisfaisante," a déclaré Me Valérie Contri, avocate des Émiriens, après la lecture du verdict à Paris. "Ces poursuites n’ont aucun fondement légitime", a poursuivi une source émirienne à Abu Dhabi. "Il n’y a pas de contrat et aucun engagement de personne à son égard. Tout ceci relève de sa perception subjective".

"C'est lui qui a eu l'idée"

L’ironie de l’histoire c’est que tout le monde reconnaît le rôle strategique de Pascal Renouard de Vallière. “C’est lui qui a eu l’idée et qui m’en a parlé," confirme l’ancien président de l’université Paris 4 – Sorbonne Jean-Robert Pitte. "Après j’ai pris les affaires en main mais il m’a accompagné dans la négociation. Il nous a rendu un très grand service. Jamais on ne se serait lancé spontanément dans une aventure de ce genre si quelqu’un n’était pas venu nous le proposer. Ce n’était pas rien de faire passer cela au conseil d’administration de l’université", a-t-il ajouté.

L’homme a été décoré Chevalier de l’Ordre national du mérite en 2007, puis Chevalier de l’Ordre de la Légion d’honneur pour avoir favorisé le rayonnement de la France à l’étranger. Même la partie émirienne lui reconnaît ce rôle. "Nous avons reconnu que c’était un projet qui avait germé dans son esprit, compte tenu de la bonne connaissance qu’il avait de la région du monde", confirme Me Contri. "Seulement nous avons démontré qu’il est intervenu en faveur et en tant que représentant de la Sorbonne. Il était le consultant officiel de la Sorbonne."

À cela, l’homme d’affaires qui affirme avoir souvent travaillé sans contrat dans la région répond : "Si j’avais commencé dès le début à demander de l’argent, le projet ne se serait jamais fait car une université dans le désert, j’étais le seul à y croire". Il déclare avoir dépensé 600 000 euros de sa poche en voyages et autres frais. "J’ai tout fait pour que ça marche, puis au dernier moment quand tout est devenu officiel, je n’étais plus dans la boucle," se souvient-il. "J’ai un sentiment d’avoir été trahi et abusé dans ma confiance."

La Sorbonne Abu Dhabi compte aujourd’hui plus de 700 élèves. Ce sont les Émirats qui financent la totalité de l’enseignement [120 millions d’euros par an selon un cadre de la Sorbonne] et qui ont construit les bâtiments sur l’île la plus prisée de la ville. Paris-4 de son côté empoche 15 % des frais d’inscription très élevés. En France ou aux Émirats, Pascal Renouard de Vallière aura donc été utile a tout le monde mais rémunéré par personne. Il réfléchit à une procédure en appel.
 

Première publication : 01/01/2014

  • ÉMIRATS ARABES UNIS

    Une première collection permanente du Louvre Abou Dabi bientôt sur les cimaises

    En savoir plus

  • DÉFENSE

    Face aux États-Unis, Abu Dhabi opte pour le satellite français

    En savoir plus

  • ABU DHABI

    Paris souhaite que la charia ne s'applique pas à sa base militaire dans le pays

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)