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Afrique

Un chef de l'opposition rwandaise retrouvé mort “étranglé”

© AFP | L'hôtel Michelangelo Towers à Johannesburg

Vidéo par Kéthévane GORJESTANI

Texte par Charlotte OBERTI

Dernière modification : 02/01/2014

Patrick Karegeya, ancien chef des renseignements rwandais et opposant à l'actuel président Kagame, a été retrouvé mort dans une chambre d’hôtel à Johannesburg, en Afrique du Sud, où il vivait en exil depuis six ans. L’opposition accuse le pouvoir.

Patrick Karegeya, l’ancien directeur des renseignements rwandais, a été retrouvé mort, mercredi 1er janvier, dans une chambre du Michelangelo Towers, l’un des plus grands hôtels de Johannesburg. Ce fervent opposant au président Kagame était exilé en Afrique du Sud depuis six ans, où il avait fondé le parti du Congrès national du Rwanda (RNC). Une enquête a été ouverte pour meurtre.

"Les premiers éléments de l'enquête ont montré que son cou était enflé", a indiqué la police sud-africaine, ajoutant qu’une serviette tâchée de sang et une corde avaient été retrouvées dans la chambre d’hôtel. Le soir du 31 décembre, Karegeya avait rendez-vous dans cet établissement, réputé pour être très sécurisé, avec un certain Apollo, d’après des proches de la victime cités par RFI.

"Il a été étranglé par les agents de Kagame", a aussitôt accusé le RNC dans un communiqué. Pour le général Kayumba Nyamwasa, ancien chef d’état-major de l’armée rwandaise également en exil en Afrique du Sud et membre du RNC, il n’y a aucun doute. “Qui d'autre que le président Paul Kagame, qui l'a pourchassé au cours des dix dernières années, voudrait voir Patrick Karegeya mort ? C'est un assassinat politique, comme le gouvernement du Rwanda en a toujours mené”, a-t-il dénoncé sur RFI. Une référence aux deux tentatives d’assassinat dont il avait été la cible en juin 2010.

Ancien proche de Kagame tombé en disgrâce

Patrick Karegeya avait connu la gloire en politique dès 1994. À cette date, marquée par le génocide rwandais ayant entraîné la mort de plus de 800 000 personnes, essentiellement des Tutsis, il prend la tête des services de renseignements, poste qu’il occupera pendant dix ans. De ses années au contact de Kagame, qu’il disait alors connaître depuis l’école, il évoquait des relations tendues. “Je disais à Paul Kagame que ce que nous faisions n’était pas bien en terme de justice, de démocratie, de liberté de la presse. Il y avait la seconde guerre du Congo. On parlait de tout ça et on ne tombait jamais d’accord. Mais parce que ça n’avait pas lieu en public, personne ne réalisait qu’il y avait une sorte de guerre froide entre lui et moi”, avait-il expliqué, lors d'une interview accordée à RFI, en juillet dernier.

Peu à peu, Karegeya rejoint l’opposition avant d’être emprisonné à deux reprises. En 2007, il prend la fuite et se réfugie en Afrique du Sud où, d’après ses proches, il continuait à craindre pour sa vie. Néanmoins, toujours virulent envers le gouvernement rwandais, il avait récemment assuré, sur RFI, détenir les preuves de l’implication de Kagame dans le retentissant attentat contre l’ex-président rwandais Habyarimana, le 6 avril 1994, connu pour être l’élément déclencheur du génocide. Le défunt opposant s’était dit prêt à révéler ses informations aux juges français en charge de cette enquête.

Première publication : 02/01/2014

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