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Le roi d'Espagne affaibli pour sa première sortie depuis son opération

AFP

Appuyé sur des béquilles, prononçant de manière hésitante un discours, le roi d'Espagne Juan Carlos a présidé lundi une cérémonie militaire à Madrid, sa première sortie publique depuis une opération en novembre, tandis que 2014 s'ouvre sous de sombres auspices pour la monarchie.Le roi d'Espagne Juan Carlos (c) et son fils le prince Felipe (g) à Madrid le 6 janvier 2014

Appuyé sur des béquilles, prononçant de manière hésitante un discours, le roi d'Espagne Juan Carlos a présidé lundi une cérémonie militaire à Madrid, sa première sortie publique depuis une opération en novembre, tandis que 2014 s'ouvre sous de sombres auspices pour la monarchie.Le roi d'Espagne Juan Carlos (c) et son fils le prince Felipe (g) à Madrid le 6 janvier 2014

Appuyé sur des béquilles, prononçant de manière hésitante un discours, le roi d'Espagne Juan Carlos a présidé lundi une cérémonie militaire à Madrid, sa première sortie publique depuis une opération en novembre, tandis que 2014 s'ouvre sous de sombres auspices pour la monarchie.

Dimanche, le souverain avait fêté ses 76 ans, en ce début d'année très délicat pour la Couronne d'Espagne : la popularité de Juan Carlos est en chute, selon un nouveau sondage, et un juge des Baléares s'apprête à décider s'il inculpe ou non l'infante Cristina, la fille cadette du roi, dans l'enquête pour corruption visant son époux.

Pour sa première sortie en public de sa résidence de la Zarzuela, un mois et demi après sa dernière opération, Juan Carlos a présidé lundi la cérémonie annuelle de la Pâque militaire au Palais royal de Madrid.

En uniforme militaire, marchant lentement à l'aide de béquilles, le roi, accompagné de la reine Sofia et du couple princier Felipe et Letizia, a salué à l'extérieur du palais les représentants du gouvernement, avant de prendre place dans le Salon du Trône où il a écouté, assis, le discours du ministre de la Défense, Pedro Morenes.

Appuyé sur un pupitre, amaigri et l'air fatigué, il a ensuite lu de manière hésitante un discours d'une dizaine de minutes. Butant sur les mots, se reprenant à plusieurs reprises, il a salué "l'énorme effort" entrepris par les forces armées espagnoles en vue d'accomplir leur mission dans un contexte économique difficile.

Cette tradition de la Pâque militaire remonte au 6 janvier 1782, lorsque le roi Charles III avait ainsi célébré la prise de la ville de Mahon, aux Baléares, alors occupée par les troupes britanniques.

Mais cette année, comme déjà l'an dernier, la cérémonie avait été raccourcie et le roi n'a pas passé en revue les troupes en raison de ses difficultés à se déplacer, plusieurs opérations de la hanche l'obligeant depuis plus d'un an à s'appuyer sur des béquilles.

Le 21 novembre, Juan Carlos a subi une nouvelle intervention, en vue de la pose d'une prothèse à la hanche gauche, à la suite d'un infection qui s'était déclarée pendant l'été : c'était sa neuvième opération depuis mai 2010.

Ces ennuis de santé s'ajoutent à plusieurs scandales pour ternir l'image du roi, dans une Espagne où la crise économique a entraîné une perte de confiance dans les institutions.

Selon un sondage publié dimanche par le journal de centre droit El Mundo, 62% des Espagnols souhaitent désormais qu'il abdique et à peine un sur deux (49,9%) soutient aujourd'hui la monarchie, soit une chute de cinq points au cours des 12 derniers mois.

En revanche, d'après ce sondage, 66% des personnes interrogées ont une opinion "bonne ou très bonne" du prince héritier Felipe, âgé de 45 ans, et 57% pensent qu'il serait à même de redorer l'image de la Couronne.

Mais Juan Carlos a toujours exclu d'abdiquer. "Je veux vous exprimer, en tant que roi d'Espagne, ma détermination à poursuivre l'exercice fidèle du mandat et des compétences que m'attribue l'ordre constitutionnel", a-t-il répété le 24 décembre dans son discours de Noël.

Une nouvelle tempête pourrait s'abattre dans les prochains jours sur la Famille royale : le juge José Castro, du tribunal de Palma de Majorque, doit annoncer s'il décide de mettre ou non en examen l'infante Cristina pour fraude fiscale et blanchiment d'argent. Le Parquet s'est déjà opposé à de telles poursuites.

L'époux de Cristina, Iñaki Urdangarin, un ancien champion olympique de handball reconverti dans les affaires, est soupçonné d'avoir détourné, avec son ex-associé Diego Torres, 6,1 millions d'euros d'argent public via une société à but non lucratif, l'institut Noos, qu'il a présidée entre 2004 et 2006.

Samedi, le chef de la Maison royale, Rafael Spottorno, a qualifié de "martyre" cette longue enquête, ouverte en 2010.

L'instruction "est ouverte depuis trois longues années", a remarqué Rafael Spottorno dans un entretien avec la télévision publique TVE. "La seule chose que nous demandons, c'est qu'elle s'achève rapidement (...) J'ai déjà dit en d'autres occasions que, pour nous, cette affaire ressemblait à un martyre", a-t-il ajouté.

Première publication : 06/01/2014