Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

BILLET RETOUR

Proche-Orient : Jénine, la renaissance fragile

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

L'Europe face au "déluge des migrants"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

L'affaire troublante des journalistes français "soupçonnés d'avoir fait chanter le roi du Maroc"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Des patrons allemands veulent embaucher les migrants

En savoir plus

LE DÉBAT

France : une rentrée politique avec 2017 en ligne de mire (partie 2)

En savoir plus

LE DÉBAT

France : une rentrée politique avec 2017 en ligne de mire (partie 1)

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Chantage contre le roi du Maroc : 2 journalistes français arrêtés

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

France : une rentrée politique sous le signe de la division

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Geoffroy Roux de Bézieux : "La loi Macron est insuffisante"

En savoir plus

Afrique

Reportage à Bangui : les Tchadiens, cibles des milices armées chrétiennes

© FRANCE 24

Vidéo par Rabya OUSSIBRAHIM , Matthieu MABIN , James ANDRE

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 07/01/2014

Les autorités tchadiennes sont suspectées d’avoir encouragé les ex-rebelles de la Séléka en Centrafrique. Civils et militaires originaires du Tchad subissent donc la vindicte des groupes d’autodéfense.

Des dizaines de familles tchadiennes sont venues trouver refuge dans l’ambassade du Tchad à Bangui. Comme tous les musulmans de Centrafrique, ils sont devenus la cible des anti-balakas (anti-machettes, en langue Sangui), une milice d’autodéfense chrétienne formée après la prise du pouvoir par les ex-rebelles de la Séléka.

La crise qui déchire la Centrafrique a ravagé leurs vies. Les anti-balakas pillent, brûlent les maisons et tuent… "Mon mari a été tué, témoigne Hajar Mahadi une jeune maman de trois enfants. Les anti-balakas l’ont attaqué alors qu’il ne s’y attendait pas. Ils l’ont tué, lui et son frère, à la machette". Un récit devenu presque ordinaire, à Bangui, tant les violences interconfessionnelles ensanglantent aujourd’hui la capitale centrafricaine.

Les Tchadiens visés par les anti-balakas

Selon l’ambassadeur du Tchad, 57 Tchadiens ont été tués depuis le début du conflit, de nombreux autres sont portés disparus. La communauté tchadienne est particulièrement ciblée par la milice d’autodéfense chrétienne en raison du rôle ambigu de N’Djamena dans la crise qui secoue aujourd’hui le pays. Certains accusent le président tchadien d’avoir secrètement soutenu la Séléka, aujourd’hui au pouvoir.

"La présence de quelques éléments tchadiens dans la Séléka n’a rien à voir avec l’État tchadien et avec les Tchadiens qui vivent ici depui 40 ou 50 ans, précise Mahmat Charif Dawsa, l’ambassadeur. Et en plus, les forces armées qu’on a mis à disposition de la Misca [force africaine de maintien de la paix, NDLR] sont des unités qui relèvent de l’armée tchadienne, ils n’ont rien à voir avec la Séléka".

Les soldats tchadiens de la force africaine ont déjà payé un lourd tribut dans le conflit. Au cours du seul mois de décembre, ce contingent a perdu une dizaine d’hommes au cours d’accrochages avec des milices armées. Ce taux de perte est l’un des plus élevés de la Misca.

Première publication : 07/01/2014

  • RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

    Reportage : des centaines de Maliens rapatriés de Bangui

    En savoir plus

  • CENTRAFRIQUE

    Reportage : l'aéroport de Bangui, cet immense camp de réfugiés

    En savoir plus

  • CONFLIT

    Centrafrique : le rôle ambigu du contingent tchadien de la Misca

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)