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FRANCE

Les deux cadres de Goodyear séquestrés à Amiens ont été libérés

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 07/01/2014

Deux cadres de l’usine Goodyear d’Amiens-Nord ont été séquestrés pendant 30 heures avant d'être libérés ce mardi. La CGT annonce que l'usine, promise à la fermeture" restera occupée par les salariés qui réclament une prime de départ.

Les ouvriers de l’usine Goodyear d’Amiens-Nord ont libéré mardi 7 janvier les deux cadres qu’ils détenaient depuis près de 30 heures. Les deux hommes ont évacué le site sous escorte policière, sous les cris des salariés qui scandaient : "Les voyous, c'est pas nous". Le directeur de la production et le directeur des ressources humaines étaient retenus dans l’enceinte de l’usine par les salariés qui espéraient obtenir d'importantes
indemnités de licenciement, prélude à de possibles négociations pour une reprise partielle du site.

"Dans le cadre de la concertation et de la médiation engagées depuis (lundi) avec l'entreprise et les représentants des salariés, le syndicat CGT a annoncé avoir accepté la libération des cadres retenus contre leur gré", a annoncé le préfet de la Somme par voie de communiqué.

Ces dernières heures, la CGT avait pourtant assuré qu’elle était prête à les détenir pendant plusieurs jours pour obtenir gain de cause. Face à la situation, la direction avait décidé de saisir la justice.

L’usine restera occupée par les salariés

En dépit de cette libération, la CGT a réaffirmé que l'heure n'était pas au dépôt des armes. Dans l’après-midi, le leader syndical CGT Mickaël Wamen a annoncé que les salariés occuperaient les lieux jusqu'à l'obtention de leurs indemnités. "On va négocier l'usine contre notre prime", a-t-il déclaré au cours d'un point-presse improvisé.

Après plusieurs années de tensions entre les syndicats et la direction de Goodyear, l’entreprise avait annoncé la fermeture du site d’Amiens-Nord en janvier 2013. Les dirigeants avaient annoncé en novembre que les procédures de consultation du personnel étaient achevées.

Les syndicats, qui tentaient d’obtenir l’annulation du plan social auprès de la justice, ont été déboutés le 20 décembre. Ce plan prévoit la suppression de 1 170 postes.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 07/01/2014

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