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Afrique

Scènes de liesse à Bangui après la démission de Michel Djotodia

© AFP

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 11/01/2014

La démission du président par intérim Michel Djotodia a été accueillie vendredi à Bangui par des scènes de liesse qui ont rassemblé des milliers de personnes. Dans le même temps des tirs ont été entendus, faisant craindre des violences.

Bangui est en liesse. Des milliers d'habitants ont laissé éclaté leur joie vendredi 10 janvier dans les rues de la capitale centrafricaine à l'annonce de la démission de Michel Djotodia. Sur les avenues de France, des Martyrs, de l'Indépendance ou encore au carrefour des Nations unies, ils chantaient ou hurlaient en courant "C'est fini, c'est fini !".

Des scènes de joie ont également éclaté à l'aéroport international de Bangui, transformé en camp protégé par l'armée française, dans lequel se trouvent quelque 100 000 réfugiés chrétiens.

Accusé par la communauté internationale de passivité face aux violences interreligieuses dans son pays, le président par intérim de la Centrafrique a démissionné vendredi à N'Djamena sous la pression des dirigeants d'Afrique centrale qui l'y avaient convoqué pour un sommet extraordinaire.

Son Premier ministre, Nicolas Tiangaye, avec qui  le chef de l'État entretenait des relations notoirement mauvaises contribuant à paralyser toute action publique face aux tueries à grande échelle, a également démissionné. Les deux hommes se trouvaient toujours à N'Djamena vendredi.


Situation tendue à Bangui

La situation dans la capitale était vendredi soir "tendue mais sous contrôle", selon une source militaire française qui a fait état de tirs sporadiques.

"Il y a eu un regain de tension cet après-midi. Nous nous sommes réarticulés auprès des sites sensibles et notre but est de contenir tout embrasement de la situation sécuritaire. Nous sommes en état d'alerte et d'attention maximale", a déclaré cette source.

Des blindés français de l'opération Sangaris ont pris position près du palais présidentiel à Bangui, ont constaté des journalistes de l'AFP.

La France, ancienne puissance coloniale et qui a milité pour une intervention internationale afin de faire cesser les violences, a demandé un remplacement "dans les plus brefs délais" de Michel Djotodia.

Selon le président de la Croix-rouge centrafricaine, le pasteur Antoine Mbaobogo il y a eu également "énormément de pillages" pendant la nuit. "Ceux qui ont été pillés à l'arrivée des Séléka (en mars, à la prise du pouvoir par M. Djotodia) pillent à leur tour. Samedi matin, des pillages de commerces se poursuivaient dans la capitale centrafricaine.

"Aller aux élections"

La Constitution provisoire centrafricaine stipule que le président du Conseil national de transition (CNT, Parlement provisoire) assure un intérim de 15 jours maximum, le temps d'organiser l'élection d'un nouveau président par le Conseil.

Le nouveau président de transition exercera ses fonctions jusqu'aux élections générales dont la date n'est pas encore arrêtée. Aux termes d'un accord antérieur, ce scrutin devait avoir lieu dans un délai de 18 mois à compter de l'investiture du président Djotodia en août dernier.

Depuis le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par une coalition hétéroclite à dominante musulmane, la Séléka, dirigée par Michel Djotodia, la Centrafrique a été emportée dans une spirale de violences communautaires et interreligieuses sous le regard impuissant des institutions de transition.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 11/01/2014

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