Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Tidjane Thiam, PDG de Prudential

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Centrafrique : accord signé pour la fin des hostilités

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Bartabas, le seigneur des chevaux

En savoir plus

FOCUS

Crimée : un été pas comme les autres

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Gwendal Rouillard, Secrétaire de la commission de la Défense et des forces armées

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Bolivie : au travail dès l'âge de 10 ans

En savoir plus

DÉBAT

Manifestation en soutien à Gaza : un rassemblement test pour le gouvernement

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Andy Serkis : l'homme à l'origine du singe

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Empathie et sympathie"

En savoir plus

  • Ce que l'on sait sur la disparition du vol AH5017 d’Air Algérie

    En savoir plus

  • En direct : 51 Français à bord du vol AH5017 d'Air Algérie

    En savoir plus

  • Gaza : 15 Palestiniens tués dans une école de l'ONU

    En savoir plus

  • Tour de France : le Chinois Cheng Ji, lanterne rouge et fier de l'être

    En savoir plus

  • Gaza : Israël et le Hamas loin d’être prêts à un cessez-le-feu

    En savoir plus

  • Le Kurde Fouad Massoum élu président de l'Irak

    En savoir plus

  • La Soudanaise condamnée à mort pour apostasie est arrivée en Italie

    En savoir plus

  • France : UBS mise en examen pour blanchiment de fraude fiscale

    En savoir plus

  • Un match entre Lille et le Maccabi Haifa interrompu par des pro-palestiniens

    En savoir plus

  • En images : à Alep, les cratères d'obus deviennent des piscines pour enfants

    En savoir plus

  • Arizona : condamné à mort, il agonise deux heures sur la table d'exécution

    En savoir plus

  • Levée de la suspension des vols américains et européenns vers Tel-Aviv

    En savoir plus

  • Tour de France : ces forçats qui ont forgé la réputation du Tourmalet

    En savoir plus

  • Sénégal : risque de famine en Casamance

    En savoir plus

  • L'ONU ouvre une enquête sur l'offensive israélienne à Gaza

    En savoir plus

  • Les députés adoptent la nouvelle carte des régions françaises

    En savoir plus

Moyen-Orient

Le procès de l'affaire Rafic Hariri s'ouvre après neuf ans d'attente

© AFP/Archives

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Marc DAOU

Dernière modification : 16/01/2014

Neuf ans après l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, le procès de quatre membres du Hezbollah, désignés par l'accusation, s'est ouvert jeudi matin devant le Tribunal spécial pour le Liban (TSL), aux Pays-Bas.

Le 14 février 2005, l’explosion d’une camionnette bourrée de 2,5 tonnes de TNT en plein centre-ville de Beyrouth allait changer le cours de l’histoire, déjà bien tourmentée, du Liban. Ce jour-là, l’ancien Premier ministre libanais et puissant leader sunnite Rafic Hariri était tué sur le coup, ainsi que 22 autres personnes.

Neuf ans après ce cataclysme politique, le procès des meurtriers présumés s'est ouvert jeudi 16 janvier devant une juridiction internationale, le Tribunal spécial pour le Liban (TSL), basée à Leidschendam, à quelques kilomètres du centre de La Haye, aux Pays-Bas.
 
Vers la fin de l’impunité au Liban ?
 
Pour élucider cet assassinat, immédiatement attribué par la famille du défunt au régime syrien et à ses affidés libanais, dont Rafic Hariri s'était distancié, le pays du Cèdre avait demandé l’aide des Nations unies. La division politique qui régnait à l’époque dans le pays, et qui reste d’actualité, entre pro et antisyriens, empêchait Beyrouth d’enquêter sereinement sur le crime, et a fortiori de juger les coupables.
 
Et ce, sachant que la trentaine d’assassinats politiques qui ont eu lieu au Liban depuis les années 1970, y compris ceux de deux chefs d’État, Bachir Gemayel en 1982 et René Moawad en 1989, n’ont jamais été élucidés. "Indéniablement, l’ensemble des assassinats qui ont visé la classe politique libanaise ont été justement encouragés par ce sentiment d’impunité en matière de crime politique, et malgré le meurtre d’Hariri et le TSL, les attentats se sont poursuivis, voire même accélérés", regrette une source au sein du ministère libanais de la Justice, interrogée par FRANCE 24 sous le sceau de l’anonymat.
 
De fait, dans les mois et les années qui suivirent l’assassinat de Rafic Hariri, une série d'attentats a fauché des hommes politiques et des figures médiatiques, qui avaient pour point commun d’être opposés au régime syrien. Le dernier en date a eu lieu le 27 décembre dernier, quand une voiture piégée a tué Mohammad Chatah, ancien ministre des Finances et proche conseiller de l'ex-Premier ministre Saad Hariri, le fils de Rafic.
 
Un tribunal très "spécial"
 
D’où l’attente née de la création du TSL, instauré par la résolution 1757 du Conseil de sécurité, votée en mai 2007, à la suite d’un accord signé entre l’Onu et le gouvernement libanais. Pour la première fois dans l’histoire du droit, un tribunal international a été mandaté pour juger, non pas un crime de guerre ou un crime contre l’humanité, mais un crime relevant du terrorisme. Autre particularité, à la différence des procédures appliquées par les autres tribunaux internationaux, le procès du TSL pourra s’ouvrir malgré l’absence physique des accusés, qui seront jugés par contumace.
 
Et pour cause, selon l'accusation, les suspects identifiés par l’enquête internationale sont tous issus des rangs du Hezbollah chiite, le puissant mouvement politico-militaire de Hassan Nasrallah. Mais ce dernier a catégoriquement refusé de les livrer au TSL, qu’il accuse d’être politisé et "aux ordres des États-Unis et d’Israël".
 
Les membres du parti pro-iranien Mustafa Badreddine, 52 ans, et Salim Ayyash, 50 ans, auraient planifié et exécuté l’attentat du 14 février 2005. Deux autres hommes, Hussein Oneissi, 39 ans, et Assad Sabra, 37 ans, sont accusés d'avoir enregistré une fausse cassette vidéo pour revendiquer le crime au nom d'un groupe islamiste radical fictif. En octobre, un mandat d'arrêt pour un cinquième membre du Hezbollah, Hassan Habib Merhi, 48 ans, a été délivré. Les poursuites à son encontre pourraient être jointes au procès des quatre autres accusés.
 
"Nous n’allons pas chercher une vengeance à La Haye, mais le fait que quatre cadres du Hezbollah soient accusés d’avoir participé à l’assassinat de Rafic Hariri et à d’autres meurtres demande des explications et des comptes", confie à FRANCE 24 Marwan Hamadé, un ancien ministre libanais, lui-même visé par un attentat en octobre 2004.
 
Un procès à double tranchant
 
Le procès s'ouvre donc dans un contexte très tendu, devant une juridiction contestée, depuis sa création, par le camp pro-syrien. Il intervient au moment où les tensions entre sunnites et chiites sont au plus haut, non seulement au Liban, mais aussi en Syrie et en Irak.
 
Ghassan al-Azzi, professeur de sciences politiques, interrogé par l’AFP, estime qu’il y a peu de chances que le procès révèle "des surprises". Mais il redoute les conséquences d'une éventuelle condamnation des suspects chiites. "L'impact sur le fragile équilibre au Liban serait significatif", juge-t-il. Un paradoxe qui résume bien la fragilité du pays du Cèdre, en quête d’une vérité qui pourrait le replonger dans l’abîme de la guerre.

Première publication : 14/01/2014

  • LIBAN

    Attentat à la voiture piégée à Hermel, un fief du Hezbollah

    En savoir plus

  • LIBAN

    Un cinquième membre du Hezbollah suspecté du meurtre de Rafic Hariri

    En savoir plus

  • LIBAN

    Attentat à Beyrouth : Hariri accuse implicitement le Hezbollah

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)