Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Stéphane Distinguin, PDG de FaberNovel et président de Cap Digital

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Bernard Maris, chroniqueur à Charlie Hebdo et auteur de "Houellebecq, économiste"

En savoir plus

TECH 24

Organisation de l'État islamique : la nouvelle bataille d'Anonymous

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Jérôme Bel ou la danse minimale

En savoir plus

#ActuElles

Angélique Kidjo : la voix des Africaines

En savoir plus

REPORTERS

Exclusif : de Sarajevo à Guantanamo, l’itinéraire des six d’Algérie

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Présidentielle en Côte d'Ivoire : le soutien de Bédié est une "trahison" selon Bertin

En savoir plus

FOCUS

Les bataillons "bénévoles" de Kiev : une force imprévisible

En savoir plus

MODE

Fashion week : promenade pour un objet d’exception

En savoir plus

  • Sarkozy : un retour attendu et longuement préparé

    En savoir plus

  • Le Premier ministre écossais annonce sa démission au lendemain du référendum

    En savoir plus

  • Wall Street : début en fanfare pour le géant chinois Alibaba

    En savoir plus

  • Ebola : les 6,5 millions d'habitants de Sierra Leone assignés à résidence

    En savoir plus

  • Irak : la France opère ses premiers raids aériens contre les jihadistes de l'EI

    En savoir plus

  • Visé par une enquête, Zidane pourrait être privé de banc de touche

    En savoir plus

  • Sarkozy revient-il pour "tout changer" ou "se sauver" ?

    En savoir plus

  • Quand Hollande se targue d’influencer la politique économique européenne

    En savoir plus

  • Référendum en Écosse: les indépendantistes n'ont pas tout perdu

    En savoir plus

  • Les bataillons "bénévoles" de Kiev : une force imprévisible

    En savoir plus

  • Irak : combattants kurdes recherchent armes lourdes désespérément

    En savoir plus

  • Barack Obama salue la France, "un partenaire solide contre le terrorisme"

    En savoir plus

  • De Fantômas à Luc Besson, Gaumont dévoile ses trésors d'hier et d'aujourd'hui

    En savoir plus

  • Euro-2020 : la finale de l'"Euro pour l’Europe" à Wembley

    En savoir plus

  • Corruption : amende record pour le géant pharmaceutique GSK

    En savoir plus

Moyen-Orient

Le procès de l'affaire Rafic Hariri s'ouvre après neuf ans d'attente

© AFP/Archives

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Marc DAOU

Dernière modification : 16/01/2014

Neuf ans après l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, le procès de quatre membres du Hezbollah, désignés par l'accusation, s'est ouvert jeudi matin devant le Tribunal spécial pour le Liban (TSL), aux Pays-Bas.

Le 14 février 2005, l’explosion d’une camionnette bourrée de 2,5 tonnes de TNT en plein centre-ville de Beyrouth allait changer le cours de l’histoire, déjà bien tourmentée, du Liban. Ce jour-là, l’ancien Premier ministre libanais et puissant leader sunnite Rafic Hariri était tué sur le coup, ainsi que 22 autres personnes.

Neuf ans après ce cataclysme politique, le procès des meurtriers présumés s'est ouvert jeudi 16 janvier devant une juridiction internationale, le Tribunal spécial pour le Liban (TSL), basée à Leidschendam, à quelques kilomètres du centre de La Haye, aux Pays-Bas.
 
Vers la fin de l’impunité au Liban ?
 
Pour élucider cet assassinat, immédiatement attribué par la famille du défunt au régime syrien et à ses affidés libanais, dont Rafic Hariri s'était distancié, le pays du Cèdre avait demandé l’aide des Nations unies. La division politique qui régnait à l’époque dans le pays, et qui reste d’actualité, entre pro et antisyriens, empêchait Beyrouth d’enquêter sereinement sur le crime, et a fortiori de juger les coupables.
 
Et ce, sachant que la trentaine d’assassinats politiques qui ont eu lieu au Liban depuis les années 1970, y compris ceux de deux chefs d’État, Bachir Gemayel en 1982 et René Moawad en 1989, n’ont jamais été élucidés. "Indéniablement, l’ensemble des assassinats qui ont visé la classe politique libanaise ont été justement encouragés par ce sentiment d’impunité en matière de crime politique, et malgré le meurtre d’Hariri et le TSL, les attentats se sont poursuivis, voire même accélérés", regrette une source au sein du ministère libanais de la Justice, interrogée par FRANCE 24 sous le sceau de l’anonymat.
 
De fait, dans les mois et les années qui suivirent l’assassinat de Rafic Hariri, une série d'attentats a fauché des hommes politiques et des figures médiatiques, qui avaient pour point commun d’être opposés au régime syrien. Le dernier en date a eu lieu le 27 décembre dernier, quand une voiture piégée a tué Mohammad Chatah, ancien ministre des Finances et proche conseiller de l'ex-Premier ministre Saad Hariri, le fils de Rafic.
 
Un tribunal très "spécial"
 
D’où l’attente née de la création du TSL, instauré par la résolution 1757 du Conseil de sécurité, votée en mai 2007, à la suite d’un accord signé entre l’Onu et le gouvernement libanais. Pour la première fois dans l’histoire du droit, un tribunal international a été mandaté pour juger, non pas un crime de guerre ou un crime contre l’humanité, mais un crime relevant du terrorisme. Autre particularité, à la différence des procédures appliquées par les autres tribunaux internationaux, le procès du TSL pourra s’ouvrir malgré l’absence physique des accusés, qui seront jugés par contumace.
 
Et pour cause, selon l'accusation, les suspects identifiés par l’enquête internationale sont tous issus des rangs du Hezbollah chiite, le puissant mouvement politico-militaire de Hassan Nasrallah. Mais ce dernier a catégoriquement refusé de les livrer au TSL, qu’il accuse d’être politisé et "aux ordres des États-Unis et d’Israël".
 
Les membres du parti pro-iranien Mustafa Badreddine, 52 ans, et Salim Ayyash, 50 ans, auraient planifié et exécuté l’attentat du 14 février 2005. Deux autres hommes, Hussein Oneissi, 39 ans, et Assad Sabra, 37 ans, sont accusés d'avoir enregistré une fausse cassette vidéo pour revendiquer le crime au nom d'un groupe islamiste radical fictif. En octobre, un mandat d'arrêt pour un cinquième membre du Hezbollah, Hassan Habib Merhi, 48 ans, a été délivré. Les poursuites à son encontre pourraient être jointes au procès des quatre autres accusés.
 
"Nous n’allons pas chercher une vengeance à La Haye, mais le fait que quatre cadres du Hezbollah soient accusés d’avoir participé à l’assassinat de Rafic Hariri et à d’autres meurtres demande des explications et des comptes", confie à FRANCE 24 Marwan Hamadé, un ancien ministre libanais, lui-même visé par un attentat en octobre 2004.
 
Un procès à double tranchant
 
Le procès s'ouvre donc dans un contexte très tendu, devant une juridiction contestée, depuis sa création, par le camp pro-syrien. Il intervient au moment où les tensions entre sunnites et chiites sont au plus haut, non seulement au Liban, mais aussi en Syrie et en Irak.
 
Ghassan al-Azzi, professeur de sciences politiques, interrogé par l’AFP, estime qu’il y a peu de chances que le procès révèle "des surprises". Mais il redoute les conséquences d'une éventuelle condamnation des suspects chiites. "L'impact sur le fragile équilibre au Liban serait significatif", juge-t-il. Un paradoxe qui résume bien la fragilité du pays du Cèdre, en quête d’une vérité qui pourrait le replonger dans l’abîme de la guerre.

Première publication : 14/01/2014

  • LIBAN

    Attentat à la voiture piégée à Hermel, un fief du Hezbollah

    En savoir plus

  • LIBAN

    Un cinquième membre du Hezbollah suspecté du meurtre de Rafic Hariri

    En savoir plus

  • LIBAN

    Attentat à Beyrouth : Hariri accuse implicitement le Hezbollah

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)