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Afrique

La France reconnaît avoir sous-estimé la haine en Centrafrique

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 16/01/2014

Mercredi, l’ambassadeur français aux Nations unies a reconnu que la situation en Centrafrique était "presque impossible" pour les troupes engagées sur place. Il estime que Paris a sous-estimé le ressentiment entre chrétiens et musulmans.

Mercredi 15 janvier, l’ambassadeur français aux Nations unies, Gérard Araud, s’est exprimé sur les difficultés rencontrées par les troupes françaises de l’opération Sangaris et celles de l’Union africaine en Centrafrique. Selon lui, les autorités françaises ont "peut-être sous-estimé la haine entre les communautés" chrétienne et musulmane, ce ressentiment accouchant sur une situation "presque impossible".

Gérard Araud, qui intervenait dans le cadre d'une conférence sur les solutions visant à prévenir les génocides, a enjoint l'ONU à s’appuyer sur "des psychologues et des ethnologues" afin d’endiguer les violences entre les deux communautés malgré les appels au calme de leurs dirigeants.

Vers un relais de l'ONU sur le terrain ?

Plus d’un mois après le lancement de l’opération militaire française en Centrafrique, les affrontements se poursuivent toujours entre les ex-rebelles musulmans de la Séléka et les miliciens chrétiennes "anti-balaka". Pourtant, la France a déjà déployé 1 600 militaires sur place, accompagnés de 4 000 Casques verts africains.

Le mois prochain, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, doit remettre ses recommandations dans la perspective d’un déploiement de Casques bleus en Centrafrique. Si le feu vert du Conseil de sécurité venait à être donné, ces troupes viendraient prendre le relais des unités africaines actuellement engagées.

Avec Reuters

Première publication : 16/01/2014

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