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Afrique

L'armée sud-soudanaise reprend Bor, les humanitaires s'inquiètent

© AFP

Vidéo par Cécile GALLUCCIO

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 19/01/2014

Les autorités sud-soudanaises ont repris la ville de Bor, l'un des principaux foyers des combats qui ont fait plus de 450 000 déplacés, selon l'ONU et des milliers de morts depuis le 15 décembre.

Les autorités sud-soudanaises, appuyées par l'armée ougandaise, ont affirmé avoir repris, samedi 18 janvier, la ville de Bor, l'un des principaux foyers des combats qui ravagent le pays depuis mi-décembre. Le gouvernement se dit confiant dans la signature d'un cessez-le-feu avec les rebelles menés par l'ex-vice président Riek Machar dans les prochains jours.

"Les forces SPLA [l'armée, NDLR] sont entrées dans Bor", capitale de l'État du Jonglei, située à quelque 200 km au nord de la capitale sud-soudanaise Juba, a déclaré le porte-parole de l'armée Philip Aguer. "Les SPLA ont vaincu plus de 15.000 hommes de Riek Machar [...] et contrarié ses projets de marcher sur Juba et d'attaquer Juba."
 
Ateny Wek Anteny, porte-parole du président sud-soudanais Salva Kiir, a félicité l'armée pour "un travail bien accompli", tout en appelant ses hommes à respecter "l'État de droit". Les rebelles sud-soudanais ont de leur côté confirmé samedi leur retrait de la ville stratégique, affirmant cependant qu'il s'agissait d'un repli "tactique" pour mieux préparer d'autres "missions".
 
L'armée sud-soudanaise tentait depuis près de trois semaines de reprendre Bor. La capitale de cet État sud-soudanais, stratégique et chroniquement instable, qu'est le Jonglei change ainsi de mains pour la quatrième fois depuis mi-décembre.
 
Des dizaines de milliers d’habitants en fuite
 
Les combats pour le contrôle de Bor ont poussé des dizaines de milliers d'habitants à fuir, dont beaucoup ont préféré affronter une périlleuse traversée des eaux du Nil plutôt que les échanges de tirs entre les deux camps. Selon l'ONU, le conflit qui ravage le Soudan du Sud sur fond de rivalité entre le président Kiir et son ex-vice président Machar, a au total fait plus de 450 000 déplacés. Selon les sources, le nombre de morts varie entre 1 000 et 10 000.
 
"Les informations qui nous parviennent font état de tueries massives, d'exécutions extra-judiciaires, de destructions à grande échelle, de pillages et de recrutements d'enfants-soldats", a déclaré, vendredi 17 janvier, le secrétaire général-adjoint de l'ONU aux droits de l'Homme, Ivan Simonovic. "On peut maintenant considérer le conflit comme un conflit armé interne. En droit, cela signifie qu'en plus des violations des droits de l'Homme et des crimes potentiels contre l'humanité, on peut aussi parler de crimes de guerre."
 
La présidence sud-soudanaise optimiste
 
Depuis le début, la communauté internationale redouble d'efforts pour convaincre les rivaux de signer un cessez-le-feu. Les deux parties ont dans ce but entamé des pourparlers dans la capitale éthiopienne Addis Abeba, sous l'égide de pays d'Afrique de l'Est, il y a près de deux semaines. Samedi, la présidence sud-soudanaise s'est montrée optimiste sur la possibilité qu'un accord soit trouvé sous 48 heures.
 
"Le négociateur en chef est encore ici [à Juba, NDLR] mais il va partir pour Addis pour signer la fin des hostilités", a déclaré Ateny Wek Ateny. "Le gouvernement est prêt à signer la cessation des hostilités [...] demain ou lundi".
 
Mabior Garang, l'un des négociateurs pour la rébellion, avait auparavant indiqué que son camp était prêt à signer un cessez-le-feu proposé par les médiateurs : "Nous avons vu un projet d'accord pour la cessation des hostilités que nous pourrions signer, mais nous attendons que l'autre partie accepte."
 
Aucun détail n'était cependant disponible sur le contenu de ce projet d'accord. Difficile aussi de savoir si les deux parties sont prêtes à s'entendre sur le même texte.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 18/01/2014

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