Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

SUR LE NET

Noël : les jouets connectés au pied du sapin

En savoir plus

SUR LE NET

Le rapprochement avec Cuba divise la Toile américaine

En savoir plus

REPORTERS

Argentine : le bilan Kirchner

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Les "MarocLeaks" inquiètent le pouvoir marocain

En savoir plus

#ActuElles

Jouets sexistes : le marketing des fabricants en cause

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Joyeux Noël... laïc !

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Cuba - États-Unis : la fin de la guerre froide ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

La Grèce fait trembler les marchés

En savoir plus

À L’AFFICHE !

La personnalité tourmentée de "Mr. Turner"

En savoir plus

FRANCE

Sanctuariser l'avortement relance les querelles à l'Assemblée

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 20/01/2014

Au lendemain d'une manifestation de plusieurs milliers d'opposants à l'IVG, l'Assemblée entame lundi l'examen du texte sur l'égalité femmes-hommes. Deux amendements visant à conforter le droit à l'avortement sont critiqués par l'opposition.

En Espagne, le droit à l'interruption volontaire de grossesse (IVG) a été restreint en décembre dernier par le gouvernement. A contrario, en France, l'Assemblée nationale s'apprête à examiner, à partir de lundi 20 janvier, deux dispositions du projet de loi pour l'égalité femmes-hommes qui confortent le droit et l'accès à l'IVG.

Le premier de ces amendements, déjà voté décembre en commission par les députés, prévoit qu'une femme puisse demander un avortement si elle "ne veut pas poursuivre une grossesse" et non plus parce que son "état (la) place dans une situation de détresse", comme écrit dans la loi Veil de 1975. Le second, adopté par les sénateurs en septembre, permettra de sanctionner ceux voulant empêcher les femmes de s'informer sur l'IVG.

Ces dispositions ont suscité la colère des opposants à l'avortement, qui ont manifesté dimanche à Paris dans le cadre d'un défilé annuel autour de la date anniversaire de la loi Veil, adoptée le 17 janvier 1975. L'opposition a également émis de vives critiques, considérant que ce projet de loi fait de l'IVG un droit comme un autre.

"Une faute morale et politique"

L'ancien Premier ministre François Fillon, a ainsi estimé lundi dans un texte publié sur son blog, que le gouvernement commettait "une faute morale et politique". "En choisissant de réécrire la loi de 1975 sur l'IVG, le gouvernement fait une faute morale et politique. Faute morale car il risque de banaliser l'avortement qui, selon les termes de Simone Veil, devait rester l'exception. Faute politique, car il prend le risque de diviser, une fois encore, les Français", explique le député UMP.

Afin de supprimer ces articles litigieux, des députés UMP ont déposé un amendement visant à dérembourser l'IVG, estimant que si la notion de détresse est supprimée, "les conditions de remboursement de l'acte par la sécurité sociale ne sont plus remplies".

De son côté, la présidente du Front National  Marine Le Pen a assuré sur France Info que son parti "ne voulait pas modifier la capacité d'accès à l'IVG", mais lutter contre "sa banalisation totale" prônée, selon elle, par les socialistes.

Nombre d'élus à droite ont en revanche plaidé pour le statu quo, à l'image du président de l'UDI Jean-Louis Borloo, qui a expliqué dans un entretien à France Inter qu'il "n'aurait pas ouvert le débat aujourd'hui", tout en observant que la modification proposée "n'est pas une affaire d'État", ni un "drame".

La réaction de Jean-Louis Borloo

"Un retour en arrière considérable"

Pour répondre à ces critiques, la ministre des droits des femmes Najat Vallaud-Belkacem a défendu sur RTL "la liberté de choisir" des femmes si elles veulent ou non mener à terme une grossesse, face aux "tentations de régression", comme en Espagne. Selon elle, les opposants au droit à l'IVG ne représentent qu'une minorité.

S'inquiétant d'une remise en cause du droit à l'avortement, le porte-parole du PS David Assouline a déploré également un "phénomène européen, réactionnaire" et une "manifestation qui veut nous faire revenir en arrière de façon considérable".

Hasard du calendrier, les deux articles concernant l'IVG devraient êtres étudiés par les députés vendredi, jour de la rencontre entre le président François Hollande et le Pape François.

Avec dépêches AFP et Reuters

Première publication : 20/01/2014

  • FRANCE

    Plusieurs milliers de manifestants anti-avortement défilent à Paris

    En savoir plus

  • JUSTICE

    États-Unis : droit à l'avortement vs liberté d'expression

    En savoir plus

  • ESPAGNE

    Le gouvernement espagnol s'attaque au droit à l'avortement

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)