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Moyen-Orient

La présence de l'Iran met en péril la tenue de Genève-2

© AFP | Hassan Rohani et Mohammad Javad Zarif

Texte par Marc DAOU

Dernière modification : 20/01/2014

L'initiative du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, d'inviter l'Iran à participer aux négociations de paix de Genève-2 sur la Syrie, mercredi, se heurte au refus catégorique de l'opposition syrienne.

En invitant l'Iran, dimanche 19 janvier, à participer aux négociations de paix de Genève-2 sur la Syrie, le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a tenté un pari risqué. Car sans surprise, l'opposition syrienne a menacé, deux jours avant le début de la conférence prévu le 22 janvier, de ne plus participer aux négociations si l’allié indéfectible du président Bachar al-Assad était présent. Elle exige donc le retrait de l'invitation et a reporté sa décision de participer ou non, à l'avis de l'ONU sur la présence de l'Iran.

Genève-2 peut-elle sérieusement se passer de la présence d’une puissance régionale qui est, a fortiori, l'un des pays clés étroitement lié au conflit, qui ronge depuis bientôt trois ans la Syrie ?  "Ban Ki-moon a raison, car il tient compte de la réalité, puisque chacun sait que l’Iran est le principal allié de Bachar al-Assad, explique à FRANCE 24 Ardavan Amir-Arslani, spécialiste de la géopolitique du Moyen-Orient. Organiser une conférence internationale sans inviter l’Iran, qui est l’un des principaux protagonistes de la crise, serait un non-sens."

Moscou a d’ailleurs fait savoir, lundi, par la voix du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, que l'absence de l'Iran à la conférence Genève-2 serait une "erreur impardonnable" . "Si quelqu'un met en doute la nécessité d'inviter tous les acteurs importants à la conférence Genève-2, alors c'est qu'il ne souhaite pas le règlement juste et négocié de la crise syrienne", a-t-il souligné.
 
Une invitation qui fâche
 
De leur côté, les parrains occidentaux de l’opposition syrienne - les États-Unis, la France et l'Angleterre - jusqu’ici opposés à la participation de la République islamique, ont visiblement été pris de court par l’initiative de Ban Ki-moon. Ils ont martelé que, pour pouvoir participer à Genève-2, Téhéran devait accepter le communiqué adopté à Genève en juin 2012, appelant à un gouvernement de transition en Syrie.
 
Téhéran "n'a jamais pris position en faveur du communiqué de Genève-1", qui appelle à une transition politique en Syrie, et "nous attendons que l'invitation (de Ban Ki-moon, NDLR) soit retirée", a précisé lundi un haut responsabledu département d'État américain, cité par REUTERS.

Le chef de la diplomatie française a également conditionné sa participation à Genève-2 "à l'acceptation explicite" de l'objectif, qui figure dans la lettre d'invitation du secrétaire général des Nations unies. À savoir "l'établissement d'un gouvernement transitoire en Syrie, doté de tous les pouvoirs exécutifs", a souligné Laurent Fabius dans un communiqué.
 
Enfin, l'Arabie saoudite, principal soutien financier de la rébellion syrienne sur le terrain, a estimé que l’Iran était "disqualifié" pour participer à Genève-2. "Toute invitation à la conférence de Genève doit être liée à l'acceptation [...] d'un gouvernement de transition" en Syrie, a déclaré un porte-parole officiel à Riyad. "N'ayant pas adopté publiquement une telle position, l'Iran se trouve disqualifié pour participer à la conférence", a-t-il ajouté.
 
L'Iran rejette toute "condition préalable"
 
Les gages donnés par Ban Ki-moon n’auront donc pas suffi à convaincre les partenaires de l’opposition syrienne. Pour justifier sa démarche, il avait, en effet, annoncé qu’il avait convenu avec Mohammad Javad Zarif, le ministre des Affaires étrangères iranien, "que le but des négociations était d'établir, par consentement mutuel, un gouvernement de transition disposant de la plénitude du pouvoir exécutif".
 
Toutefois, Téhéran, qui a accepté l’invitation de Ban Ki-moon, afin de jouer "un rôle positif et constructif", a fait savoir, lundi, qu’il participera à cette conférence "sans condition préalable".
 
Avant même d’avoir commencé, la conférence Genève-2 est donc menacée d’imploser. Et ce, sachant que l’issue de ce grand rendez-vous diplomatique est déjà grandement compromise, puisque les deux parties se présenteront en Suisse avec des objectifs diamétralement opposés. À savoir pour l’opposition, le départ de Bachar al-Assad, alors que Damas a maintes fois répété que le président syrien ne comptait pas "remettre le pouvoir à qui que ce soit".
 
Avec AFP et Reuters

Première publication : 20/01/2014

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