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Asie - pacifique

Le gouvernement thaïlandais décrète l'état d'urgence à Bangkok

© AFP

Vidéo par Axel MAY

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 21/01/2014

En raison des manifestants qui réclament depuis plus de deux mois la chute de la Première ministre thaïlandaise, le gouvernement a annoncé mardi l’application de l’état d’urgence dans la capitale et ses alentours, et ce pour deux mois.

Après plus de deux mois de crise politique en Thaïlande, émaillée de violentes manifestations, le gouvernement a annoncé mardi 22 janvier la mise en place de l’état d’urgence dans la capitale Bangkok et ses alentours, pour une durée de 60 jours.

"Le conseil des ministres a décidé d’invoquer l’état d’urgence pour faire face à la situation et faire appliquer la loi", a déclaré le vice-Premier ministre Surapong Tovichakchaikul lors d’une conférence de presse.

Depuis début novembre, les chemises jaunes, surnom donné aux opposants, exigent la démission de la Première ministre thaïlandaise Yingluck Shinawatra, sous l’influence, selon les manifestants, de son frère, l’ex-Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra, renversé en 2006.
 
Lundi, le mouvement a pris une ampleur inédite depuis le début de la crise : les manifestants, qui avaient jusqu’alors concentré leurs actions dans la capitale Bangkok, ont assiégé les bâtiments gouvernementaux dans les villes de 12 provinces du sud du pays.
 
La semaine dernière, les manifestants avaient également lancé une opération de "paralysie" de la capitale qui s'est rapidement essoufflée.
 
Escalade de violences à l'approche des élections
 
Depuis le début de la crise politique, provoquée par un projet de loi d’amnistie qui aurait exonéré Thaksin Shinawatra de poursuites pour corruption, neuf personnes ont été tuées, la plupart abattues dans des circonstances troubles, et les manifestants ont été victimes de plusieurs attaques d'assaillants non identifiés.
 
Vendredi et dimanche, des grenades ont été lancées en plein jour sur une foule de manifestants, faisant un mort et des dizaines de blessés. Ce qui fait craindre une escalade de la violence à l'approche des élections du 2 février que les opposants, qui veulent remplacer le gouvernement par un "conseil du peuple" non élu, ont promis d'empêcher.
 
Yingluck a convoqué ces élections anticipées pour tenter de sortir de l'impasse. Mais les manifestants et le principal parti d'opposition ne veulent pas de ce scrutin dont le parti au pouvoir est une nouvelle fois favori.

Avec AFP
 
 

 

Première publication : 21/01/2014

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