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Moyen-Orient

Genève-2 : les deux camps syriens acceptent de négocier vendredi

© AFP | Lakhdar Brahimi, John Kerry, Ban Ki-moon et Sergueï Lavrov.

Dernière modification : 23/01/2014

Si la conférence de paix Genève-2 a laissé transparaître de vives divergences entre les dignitaires du régime syrien et les opposants en exil, les deux camps ont prévu de se retrouver vendredi à la même table pour amorcer des négociations.

Une dialogue de sourds, des positions inconciliables et une ambiance tendue. La  conférence de paix de Genève-2 sur la Syrie ne s'annonçait pas sous les meilleures auspices lors de la première journée à Montreux, en Suisse. Pourtant, le gouvernement de Damas et l'opposition ont accepté de se retrouver vendredi 24 janvier pour entamer des négociations directes. 

"Ce n'était pas gagné mais le discours va se poursuivre, a constaté Armelle Charrier, envoyée spéciale de FRANCE 24 à Montreux. Les deux camps ont tout de même adouci leur discours tout au long de la journée et ont partagé l'envie de reconstruire la Syrie, mais aussi l'idée de faire du chemin ensemble". Pour la première fois en trois ans de conflit, les représentants du régime syrien et ceux de l'opposition se retrouveront assis une même table.

Les discussions directes devraient durer plusieurs jours, a déclaré le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, qui a également évoqué une deuxième session de pourparlers. "L'essentiel est d'entamer le processus", a déclaré le ministre russe.

La première journée de la conférence s'est donc terminée sur une note positive. Dès les premières heures, des divergences importantes étaient pourtant apparues, notamment sur la question du sort du président syrien, Bachar al-Assad, qui cristallise les débats depuis le début du mouvement de contestation en mars 2011.

"Le problème, c'est Assad"

Ahmad Djarba, chef de la délégation représentant l'opposition et président de la Coalition nationale syrienne (CNS), a accusé Assad de crimes de guerre rappelant l'Allemagne nazie, et estimé que le maintien au pouvoir du président syrien était inenvisageable.

Mais le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid al-Moualem, a exclu que le président syrien se plie aux demandes extérieures et a demandé aux puissances étrangères de cesser de "soutenir le terrorisme". "Tout le monde devrait savoir que personne d'autre que les Syriens eux-mêmes n'a le droit dans ce monde-ci de retirer sa légitimité à un président ou à un gouvernement (...)", a-t-il déclaré.

Un peu plus tard, le ministre syrien de l'Information, Omran Zoabi, a de nouveau exclu tout départ d'Assad: "Assad ne s'en va pas", a-t-il dit aux journalistes en marge de la conférence. "Le problème, c'est Assad", a répliqué Monzer Abkik, porte-parole de l'opposition. "Nous disons 'démocratie', ils répondent 'Assad', nous parlons d'une nation, ils parlent d'un homme", a-t-il poursuivi.

Washington et Moscou s'opposent

Les États-Unis et la Russie n'ont pas non plus caché leurs positions divergentes sur le président syrien et leur interprétation du "communiqué de Genève-1". Adoptée le 30 juin 2012, cette déclaration appelait à la constitution d'un gouvernement de transition doté des pleins pouvoirs exécutifs pour superviser le changement en Syrie "formé sur la base du consentement mutuel". Sauf que pour les pays occidentaux et les pays arabes qui soutiennent l'opposition syrienne, États-Unis en tête, la mise en place d'une telle autorité transitoire implique le départ immédiat d'Assad. Mais le gouvernement russe réfute cette idée.

Le secrétaire d'État américain John Kerry a réaffirmé mercredi que Bachar al-Assad ne pouvait en aucune façon faire partie d'un gouvernement de transition. "Nous ne voyons qu'une option : négocier un gouvernement de transition issu d'un consentement mutuel. Cela signifie que Bachar al-Assad ne fera pas partie de ce gouvernement de transition. Il n'est absolument pas possible qu'un homme qui a mené une réponse brutale contre son peuple puisse retrouver une légitimité pour gouverner", a-t-il dit.

Son homologue russe Sergueï Lavrov, invitant les "acteurs extérieurs" à ne pas se mêler des affaires de la Syrie, a expliqué lui que "l'essence de ce document (ndlr, le communiqué de Genève-1), c'est que l'avenir de la Syrie doit être déterminé par consentement mutuel entre le gouvernement et l'opposition".

Avec AFP et Reuters
 

Première publication : 23/01/2014

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