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Afrique

Maroc : le mariage ne protégera plus les violeurs

© AFP | Manifestation contre l'article 475 du code pénal en mars 2012

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 23/01/2014

Les députés marocains ont voté, mercredi, en faveur d'un amendement du code pénal qui permettait, jusqu'à maintenant, à l'auteur d'un viol d'échapper à prison en épousant sa victime.

Amina Filali peut reposer en paix. Mercredi 22 janvier, les députés marocains ont voté en faveur d’un amendement du code pénal, afin que l'auteur d'un viol ne puisse plus échapper à la prison en épousant sa victime. Une double peine terrifiante pour les victimes de violences sexuelles au Maroc, comme Amina Filali, dont la dramatique histoire avait terrifié le Royaume et même au-delà.

Contrainte d’épouser son violeur, la jeune femme, qui n’avait que 16 ans, s’est suicidée le 10 mars 2012 avec de la mort au rat, dans son petit village près de Larache, dans le nord du Maroc. Un geste de désespoir ultime pour échapper à sa condition. Conformément à l'article 475, son violeur, lui, avait échappé aux poursuites à la faveur de ce mariage : "Lorsqu'une mineure nubile ainsi enlevée ou détournée a épousé son ravisseur, celui-ci ne peut être poursuivi que sur la plainte des personnes ayant qualité pour demander l'annulation du mariage et ne peut être condamné qu'après que cette annulation du mariage a été prononcée", stipulait l'article 475 du code pénal marocain.
 
Après le feu vert du gouvernement islamiste et un vote favorable à la chambre des conseillers en mars 2013, les députés se sont à leur tour prononcés en séance plénière, en faveur de la suppression de l'alinéa décrié. Le mariage ne sera donc plus un moyen pour les auteurs de viol d'échapper aux poursuites.

Une stratégie globale pour protéger les femmes

Dans un communiqué, Amnesty International s'est félicité mercredi soir, saluant "un pas dans la bonne direction". Mais l'ONG basée à Londres a également fait valoir la nécessité d'une "stratégie globale pour protéger les femmes et les jeunes filles des violences". Fin 2012, la ministre marocaine de la Famille, Bassima Hakkaoui, soulignait que six millions de femmes - sur une population totale de 34 millions d'habitants - étaient victimes de violences au Maroc, dont plus de la moitié dans le cadre conjugal.
 
Un projet de loi permettant de sanctionner sévèrement leurs auteurs fait actuellement l'objet de vifs débats et, face aux critiques, le gouvernement a été contraint de revoir sa copie. Mercredi, l'ONG Avaaz a affirmé avoir remis au parlement une pétition de plus d'un million de signatures exhortant les autorités à aboutir au plus vite dans ce dossier.
 
Dix ans après l'adoption de la moudawana (code de la famille), les défenseurs des droits des femmes au Maroc peuvent s'appuyer sur la nouvelle Constitution de 2011, rédigée en plein Printemps arabe, qui consacre "l'égalité des droits" et exhorte l'État à œuvrer pour la parité. Parmi les combats menés figure l'interdiction du mariage des mineures, permis au Maroc par le code de la famille à la faveur de dérogations des juges. De 30 000 en 2008, le nombre de cas est passé à plus de 35 000 en 2010 et avoisine désormais les 40 000, selon des chiffres officiels et ceux d'ONG.

Avec AFP 

Première publication : 23/01/2014

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