Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Présidentielle malienne, la Cour constitutionnelle valide la victoire d'IBK

En savoir plus

LE DÉBAT

8 ans après, Athènes tourne la page des plans d'aide

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Taysir Batniji : "Mes cousins palestiniens exilés aux États-Unis se sentent Américains"

En savoir plus

FOCUS

Vidéo : les Vénézuéliens face à l’hyperinflation

En savoir plus

DANS LA PRESSE

"La Grèce, ses blessures fermées, et celles qui restent ouvertes"

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

La lutte sans fin des peuples autochtones

En savoir plus

DANS LA PRESSE

"La liberté de la presse vous appartient"

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Mille et un kebabs : à chaque pays ses secrets !

En savoir plus

DANS LA PRESSE

En Italie, l'effondrement du "pont malade"

En savoir plus

BILLET RETOUR

Retour dans les pays qui ont marqué l’actualité, les villes traumatisées par la guerre, une catastrophe naturelle ou un désastre industriel. Le dimanche à 21h10. Et dès le vendredi, en avant-première sur internet!

Dernière modification : 03/03/2014

Shishmaref, un village à la dérive

© Valérie Defert

Posé sur une île à l'extrémité de l'Alaska, Shishmaref est devenu le symbole du réchauffement climatique. Depuis dix ans, ce village s'effondre. Avec la fonte des glaces, les eaux montent et, petit à petit, la mer grignote la côte. Un cauchemar pour les 600 Esquimaux qui vivent ici. Si rien n'est fait, Shishmaref pourrait bientôt être rayé de la carte. Et la culture inuite, vieille de 4 000 ans, risque de disparaître. Nos reporters se sont rendus sur place.

La ville la plus proche est à une heure de vol de Shishmaref. En descendant du petit avion à hélices, nous découvrons un village presque à l’abandon. Encerclés par la mer des Tchouktches et les vents glacés du pôle Nord, nous avons l’impression de débarquer dans un village fantôme... Pendant les quelques petites heures de jour, nous croisons des silhouettes qui chevauchent des quads tonitruants… L’île fait deux kilomètres de long sur 500 mètres de large.

Nous sommes en novembre, mais il y a très peu de neige et la banquise ne s’est pas encore formée. Des carcasses de motoneiges à l’abandon jonchent le sol autour des maisons. Il n’y a ni eau courante, ni gaz. Les habitants vivent principalement d’auto-subsistance, dans la tradition de la culture inuite. À Shishmaref, un chasseur sait pêcher et un pêcheur chasser.

Mais depuis plusieurs années, la vie des ces Esquimaux est bouleversée. Le réchauffement climatique a complètement chamboulé les cycles de la nature. Résultat : nous sommes au début de l’hiver et les habitants chassent le phoque sur le lagon, au lieu de pêcher sous la banquise. Le cercle polaire se trouve à 20 kilomètres, mais les animaux, attirés par les courants froids plus au Nord, se font plus rares.

Une île qui rétrécit de 20 mètres chaque année

Avec la hausse des températures, les orages se multiplient, la glace fond, les eaux montent et les vagues grignotent le permafrost - ce mélange de sable et de glace sur lequel est bâti le village. Une vingtaine de maisons ont déjà été englouties… Avec l'érosion, l’île rétrécit de près de vingt mètres chaque année.

Et les prédictions des scientifiques sont encore plus pessimistes. En trente ans, la température en Alaska a augmenté de trois degrés. Résultat : 183 des 200 villages esquimaux sont menacés par le réchauffement climatique. Certains, comme Shishmaref, pourraient disparaître dès 2017.

En 2003, un projet de déménagement du village a été enclenché avec l’aide du gouvernement fédéral américain. Dix ans plus tard, rien n’a bougé. Avec les coupes budgétaires subséquentes à la crise économique, personne ne peut payer les 500 millions de dollars nécessaires au déménagement de tout le village. Parmi les dix sites sélectionnés pour reloger les 600 Esquimaux, aucun n’est viable… Tous se trouvent sur une couche de permafrost.

La solution la moins coûteuse serait de déménager le village près d’une grande ville, comme Nome ou Anchorage. Une solution rejetée en bloc par les habitants, qui souhaitent préserver leur style de vie et la culture inuite à tout prix… Même au prix de leur vie.

Par Sébastien VUAGNAT , Valérie DEFERT

COMMENTAIRE(S)

Les archives

22/06/2018 Asie - pacifique

Shenzhen, ancien port de pêche symbole du miracle économique chinois

Alors que le Premier ministre français Édouard Philippe se rend vendredi 22 juin à Shenzhen pour la première étape de sa visite de quatre jours en Chine, nos reporters se sont...

En savoir plus

08/06/2018 FRANCE

Que reste-t-il de la France "Black-Blanc-Beur" de 1998 ?

La plupart des Français savent où ils étaient ce soir-là. Le 12 juillet 1998, l'équipe de France est sacrée championne du monde de foot, après avoir battu le Brésil 3-0. Peu...

En savoir plus

25/05/2018 Roméo LANGLOIS

La bataille et ses héros en mémoire, Kobané se reconstruit

Dans le nord de la Syrie, Kobané a subi en 2014 une bataille longue et meurtrière, impliquant les jihadistes de l'EI, les forces kurdes et la coalition internationale. Plus de...

En savoir plus

11/05/2018 Thaïs BROUCK

En Somalie, que reste-t-il des pirates des temps modernes ?

Il y a encore dix ans, les pirates somaliens attaquaient fréquemment les bateaux au large de la Somalie, face à la côte du Puntland. À l'origine de cette vague de violence : la...

En savoir plus

28/04/2018 Amériques

Vidéo : San Francisco, une ville en sursis en attendant le "Big One"

Tous les Californiens le savent : un jour ou l'autre, il arrivera. Le "Big One", ce séisme majeur et catastrophique. Selon les experts, il devrait se produire dans les trois...

En savoir plus