Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

FOCUS

À la "Frontière Sud" du Mexique, où commence vraiment le mur contre les migrants

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Reda Kateb, un Django Reinhardt qui nous parle d'aujourd'hui

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Travaillez, M. Macron"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"La majorité des Français n'a pas de candidat au second tour"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Cameroun : le correspondant de RFI, Ahmed Abba, condamné à 10 ans de prison

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Présidentielle 2017 : le soutien à Emmanuel Macron divise

En savoir plus

LE DÉBAT

Présidentielle en France : la déroute des partis traditionnels

En savoir plus

LE DÉBAT

Présidentielle en France : la déroute des partis traditionnels

En savoir plus

FOCUS

Kenya : quand la sécheresse entraîne la violence

En savoir plus

BILLET RETOUR

Retour dans les pays qui ont marqué l’actualité, les villes traumatisées par la guerre, une catastrophe naturelle ou un désastre industriel. Le dimanche à 21h10. Et dès le vendredi, en avant-première sur internet!

Dernière modification : 03/03/2014

Shishmaref, un village à la dérive

© Valérie Defert

Posé sur une île à l'extrémité de l'Alaska, Shishmaref est devenu le symbole du réchauffement climatique. Depuis dix ans, ce village s'effondre. Avec la fonte des glaces, les eaux montent et, petit à petit, la mer grignote la côte. Un cauchemar pour les 600 Esquimaux qui vivent ici. Si rien n'est fait, Shishmaref pourrait bientôt être rayé de la carte. Et la culture inuite, vieille de 4 000 ans, risque de disparaître. Nos reporters se sont rendus sur place.

La ville la plus proche est à une heure de vol de Shishmaref. En descendant du petit avion à hélices, nous découvrons un village presque à l’abandon. Encerclés par la mer des Tchouktches et les vents glacés du pôle Nord, nous avons l’impression de débarquer dans un village fantôme... Pendant les quelques petites heures de jour, nous croisons des silhouettes qui chevauchent des quads tonitruants… L’île fait deux kilomètres de long sur 500 mètres de large.

Nous sommes en novembre, mais il y a très peu de neige et la banquise ne s’est pas encore formée. Des carcasses de motoneiges à l’abandon jonchent le sol autour des maisons. Il n’y a ni eau courante, ni gaz. Les habitants vivent principalement d’auto-subsistance, dans la tradition de la culture inuite. À Shishmaref, un chasseur sait pêcher et un pêcheur chasser.

Mais depuis plusieurs années, la vie des ces Esquimaux est bouleversée. Le réchauffement climatique a complètement chamboulé les cycles de la nature. Résultat : nous sommes au début de l’hiver et les habitants chassent le phoque sur le lagon, au lieu de pêcher sous la banquise. Le cercle polaire se trouve à 20 kilomètres, mais les animaux, attirés par les courants froids plus au Nord, se font plus rares.

Une île qui rétrécit de 20 mètres chaque année

Avec la hausse des températures, les orages se multiplient, la glace fond, les eaux montent et les vagues grignotent le permafrost - ce mélange de sable et de glace sur lequel est bâti le village. Une vingtaine de maisons ont déjà été englouties… Avec l'érosion, l’île rétrécit de près de vingt mètres chaque année.

Et les prédictions des scientifiques sont encore plus pessimistes. En trente ans, la température en Alaska a augmenté de trois degrés. Résultat : 183 des 200 villages esquimaux sont menacés par le réchauffement climatique. Certains, comme Shishmaref, pourraient disparaître dès 2017.

En 2003, un projet de déménagement du village a été enclenché avec l’aide du gouvernement fédéral américain. Dix ans plus tard, rien n’a bougé. Avec les coupes budgétaires subséquentes à la crise économique, personne ne peut payer les 500 millions de dollars nécessaires au déménagement de tout le village. Parmi les dix sites sélectionnés pour reloger les 600 Esquimaux, aucun n’est viable… Tous se trouvent sur une couche de permafrost.

La solution la moins coûteuse serait de déménager le village près d’une grande ville, comme Nome ou Anchorage. Une solution rejetée en bloc par les habitants, qui souhaitent préserver leur style de vie et la culture inuite à tout prix… Même au prix de leur vie.

Par Sébastien VUAGNAT , Valérie DEFERT

COMMENTAIRE(S)

Les archives

07/04/2017 Afrique

En terres d'Ebola, la vie après l'épidémie

Quelque 11 000 morts, 28 000 personnes infectées - l'épidémie d'Ebola qui a frappé l'Afrique de l'Ouest il y a trois ans, a choqué et effrayé la planète entière. Partie de Guinée...

En savoir plus

23/03/2017 Amériques

Équateur : la ruée vers l'or noir menace les trésors du parc naturel Yasuní

Dans l'est de l'Équateur, le parc Yasuní forme un écosystème unique au monde. Des milliers d'espèces animales et végétales sont concentrées dans cette partie de la forêt...

En savoir plus

09/03/2017 Afrique

À Sainte-Hélène, Napoléon attend ses fans depuis deux siècles

Notre reporter est retournée sur l’île de Sainte-Hélène, au milieu de l'Atlantique Sud, où Napoléon a été envoyé en exil par les Anglais en 1815. Deux siècles plus tard, ce petit...

En savoir plus

23/02/2017 Asie - pacifique

Vidéo : Hong Kong, entre crise politique et recherche identitaire

Le 1er juillet 1997, après plus d'un siècle de domination britannique, Hong Kong est rétrocédée à la Chine et devient une Région administrative spéciale de la République...

En savoir plus

09/02/2017 Asie - pacifique

Pakistan : peu à peu, la vallée de Swat retrouve sa splendeur d'antan

Nos reporters sont retournés dans la vallée de Swat, au Pakistan, où les Taliban ont imposé leur loi avant d'être chassés par l'armée en 2009. Depuis près d'un an, la "Suisse du...

En savoir plus