Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

À L’AFFICHE !

"Le brio", Camelia Jordana sur la voie de l’éloquence

En savoir plus

FOCUS

Vidéo : les espoirs déçus des Tunisiens de Bir Ali, 7 ans après la révolution

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Une actrice indienne menacée de mort, à cause d'un rôle au cinéma"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Uber piraté massivement

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"TPIY, dernier acte"

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Émoticône hijab : la victoire de Rayouf Alhumedhi, lycéenne saoudienne

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Zimbabwe : La fin de l'ère Mugabe

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Zimbabwe : scènes de liesse à Harare après la démission de Mugabe

En savoir plus

MARDI POLITIQUE

Hortefeux : "Si le président prend de bonnes initiatives pour les collectivités, nous le dirons"

En savoir plus

BILLET RETOUR

Retour dans les pays qui ont marqué l’actualité, les villes traumatisées par la guerre, une catastrophe naturelle ou un désastre industriel. Le dimanche à 22h10. Et dès le vendredi, en avant-première sur internet!

Dernière modification : 03/03/2014

Shishmaref, un village à la dérive

© Valérie Defert

Posé sur une île à l'extrémité de l'Alaska, Shishmaref est devenu le symbole du réchauffement climatique. Depuis dix ans, ce village s'effondre. Avec la fonte des glaces, les eaux montent et, petit à petit, la mer grignote la côte. Un cauchemar pour les 600 Esquimaux qui vivent ici. Si rien n'est fait, Shishmaref pourrait bientôt être rayé de la carte. Et la culture inuite, vieille de 4 000 ans, risque de disparaître. Nos reporters se sont rendus sur place.

La ville la plus proche est à une heure de vol de Shishmaref. En descendant du petit avion à hélices, nous découvrons un village presque à l’abandon. Encerclés par la mer des Tchouktches et les vents glacés du pôle Nord, nous avons l’impression de débarquer dans un village fantôme... Pendant les quelques petites heures de jour, nous croisons des silhouettes qui chevauchent des quads tonitruants… L’île fait deux kilomètres de long sur 500 mètres de large.

Nous sommes en novembre, mais il y a très peu de neige et la banquise ne s’est pas encore formée. Des carcasses de motoneiges à l’abandon jonchent le sol autour des maisons. Il n’y a ni eau courante, ni gaz. Les habitants vivent principalement d’auto-subsistance, dans la tradition de la culture inuite. À Shishmaref, un chasseur sait pêcher et un pêcheur chasser.

Mais depuis plusieurs années, la vie des ces Esquimaux est bouleversée. Le réchauffement climatique a complètement chamboulé les cycles de la nature. Résultat : nous sommes au début de l’hiver et les habitants chassent le phoque sur le lagon, au lieu de pêcher sous la banquise. Le cercle polaire se trouve à 20 kilomètres, mais les animaux, attirés par les courants froids plus au Nord, se font plus rares.

Une île qui rétrécit de 20 mètres chaque année

Avec la hausse des températures, les orages se multiplient, la glace fond, les eaux montent et les vagues grignotent le permafrost - ce mélange de sable et de glace sur lequel est bâti le village. Une vingtaine de maisons ont déjà été englouties… Avec l'érosion, l’île rétrécit de près de vingt mètres chaque année.

Et les prédictions des scientifiques sont encore plus pessimistes. En trente ans, la température en Alaska a augmenté de trois degrés. Résultat : 183 des 200 villages esquimaux sont menacés par le réchauffement climatique. Certains, comme Shishmaref, pourraient disparaître dès 2017.

En 2003, un projet de déménagement du village a été enclenché avec l’aide du gouvernement fédéral américain. Dix ans plus tard, rien n’a bougé. Avec les coupes budgétaires subséquentes à la crise économique, personne ne peut payer les 500 millions de dollars nécessaires au déménagement de tout le village. Parmi les dix sites sélectionnés pour reloger les 600 Esquimaux, aucun n’est viable… Tous se trouvent sur une couche de permafrost.

La solution la moins coûteuse serait de déménager le village près d’une grande ville, comme Nome ou Anchorage. Une solution rejetée en bloc par les habitants, qui souhaitent préserver leur style de vie et la culture inuite à tout prix… Même au prix de leur vie.

Par Sébastien VUAGNAT , Valérie DEFERT

COMMENTAIRE(S)

Les archives

09/11/2017 EUROPE

Vidéo : à Rivesaltes, la mémoire du "camp de la honte" reste à vif

Notre reporter est retournée à Rivesaltes, au Sud de la France. Pendant trois décennies, ce village a abrité le plus vaste camp d’internement d’Europe occidentale. De la Seconde...

En savoir plus

27/10/2017 Moyen-Orient

Vidéo : Jérusalem-Est cristallise toujours les tensions du Proche-Orient

Il y a 50 ans, au terme de la guerre des Six Jours, l’armée israélienne victorieuse prenait notamment le contrôle de Jérusalem-Est. Des lieux saints musulmans et chrétiens...

En savoir plus

19/10/2017 EUROPE

Vidéo : à Saint-Pétersbourg, la mémoire vivante du siège

Vitrine culturelle de la Russie, Saint-Pétersbourg enchante chaque année des millions de touristes. Fondée par Pierre le Grand, la ville est rebaptisée Petrograd pendant la...

En savoir plus

28/09/2017 Asie - pacifique

Vidéo : un parfum de France flotte toujours sur Pondichéry

Nos reporters sont retournés à Pondichéry, dans le golfe du Bengale, ancien comptoir de la Compagnie française des Indes orientales. Cinquante-cinq ans après son rattachement à...

En savoir plus

15/09/2017 Asie - pacifique

Vidéo : en Asie centrale, la mer d’Aral renoue avec l'eau et la vie

Située à cheval entre le Kazakhstan et l’Ouzbékistan, la mer d’Aral, forte de 66 000 km², était autrefois le quatrième lac salé du monde. Mais à compter de 1960, les Soviétiques...

En savoir plus