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Moody's maintient sa notation de la France, sceptique sur les réformes annoncées

AFP

L'agence Moody's a décidé vendredi de ne rien changer à sa notation de la France, tout en s'affichant sceptique quant au succès des réformes annoncées par François Hollande.Le ministre de l'Economie Pierre Moscovici lors d'une conférence de presse en marge du Forum économique mondial le 24 janvier 2014 à Davos

L'agence Moody's a décidé vendredi de ne rien changer à sa notation de la France, tout en s'affichant sceptique quant au succès des réformes annoncées par François Hollande.Le ministre de l'Economie Pierre Moscovici lors d'une conférence de presse en marge du Forum économique mondial le 24 janvier 2014 à Davos

L'agence Moody's a décidé vendredi de ne rien changer à sa notation de la France, tout en s'affichant sceptique quant au succès des réformes annoncées par François Hollande.

La note sur la qualité de la dette à long terme française reste donc fixée à "Aa1", le deuxième meilleur grade dans l'échelle de l'agence américaine. Elle est toujours assortie d'une perspective "négative". Cela signifie que Moody's n'exclut pas de l'abaisser à moyen terme.

"Je ne peux que me réjouir" de l'annonce de Moody's, a déclaré le ministre de l'Economie Pierre Moscovici lors d'une conférence de presse en marge du Forum économique mondial de Davos (Suisse), ajoutant que la "France continue de bénéficier d'une note très élevée" auprès des agences de notation.

La France est notée "AA" par Standard and Poor's, deux crans en dessous du "triple A" tant convoité de la plus connue des agences, et "AA+" par Fitch.

Dans un communiqué très attendu, puisqu'il s'agit du premier verdict d'une grande agence de notation depuis l'annonce par le chef de l'Etat de nouvelles réformes, Moody's écrit: "Bien que le gouvernement ait introduit ou annoncé un certain nombre de mesures" économiques, "la réalisation et l'efficacité de ces initiatives se heurte à la persistance de rigidités" notamment sur le marché du travail, et à des "tensions politiques et sociales".

"Nous prenons acte" des annonces mais "il nous manque un grand nombre de détails" sur ces mesures, a indiqué à l'AFP le responsable de cette notation chez Moody's, Dietmar Hornung, rappelant la nécessité pour le gouvernement de "chercher un large consensus". D'où le risque selon Moody's de voir les réformes "ralenties ou diluées".

"De plus, la marge de manoeuvre budgétaire de la France est limitée ce qui, en plus des défis politiques mentionnés ci-dessus, présente un risque persistant de rater les objectifs" de discipline budgétaire, a souligné l'agence.

Le chef de l'Etat a en particulier promis des allègements de charges de 30 milliards d'euros à destination des entreprises dans le cadre d'un "Pacte de responsabilité" qu'il espère voir déboucher sur des embauches. Il s'est également engagé à réduire de 50 milliards d'euros d'ici 2017 la dépense publique.

Moody's a justifié le maintien de la perspective "négative" sur la note française par "le recul continu de la compétitivité de l'économie française" et par "le risque d'une dégradation accrue de la solidité financière du pays" dont la dette, a-t-elle rappelé, pourrait selon elle peser en fin d'année plus de 95% du Produit intérieur brut.

L'évolution de la note liée au succès des réformes

Cette perspective et la note française elle-même pourraient toutefois être améliorées si les réformes annoncées étaient "mises en oeuvre de manière à renforcer les perspectives de croissance ainsi que la situation financière du gouvernement".

L'agence a aussi souligné les forces de la France, une "grande économie diversifiée", une "épargne privée relativement abondante" et une "richesse significative en termes de Produit intérieur brut par habitant".

Si les décisions de notation gardent un impact politique interne, elles n'ont plus depuis quelques mois d'effet important sur le taux auquel s'endette la France, ou auquel s'échange sa dette.

Vendredi avant le communiqué de Moody's le taux français à 10 ans, le plus important, tournait autour de 2,4%, contre plus de 3% début 2012, malgré plusieurs dégradations intervenues entre-temps.

En théorie, une mauvaise note, qui signifie que la capacité à payer ou à renouveler sa dette est entamée, devrait faire monter ce taux. Reste que le taux de la France est à la hausse depuis quelques semaines, parce que les investisseurs, pris d'un regain d'enthousiasme pour les pays de la périphérie européenne, s'en détournent un peu.

Le taux français à 10 ans "a déjà effectué deux incursions au-dessus de 2,50% en 2013. Un retour au-dessus de cette zone pourrait marquer le début d?une nouvelle phase de hausse avec comme niveau suivant la zone des 3%", notait cette semaine Alexandre Baradez, un analyste d'IG France.

Le phénomène semble épargner jusqu'ici l'Allemagne, qui a encore bénéficié vendredi d'un maintien de sa note AAA par la troisième grande agence, Fitch, et dont le taux à 10 ans évoluait vendredi autour de 1,6%.

Première publication : 25/01/2014