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Asie - pacifique

Quatre ans de prison pour Xu Zhiyong, pourfendeur chinois de la corruption

© AFP - Tribunal de Pékin

Vidéo par Ludovic DE FOUCAUD

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 26/01/2014

La justice chinoise a condamné, dimanche, Xu Zhiyong à quatre ans de prison. À la tête d'un réseau de lutte contre la corruption, il a reçu le soutien de Washington qui se dit "profondément déçu du verdict".

Coupable de "rassemblement illégal visant à perturber l'ordre public". C’est sous ce motif que le tribunal intermédiaire de Pékin a condamné, dimanche 26 janvier, Xu Zhiyong à quatre années de réclusion. Ce Chinois de 40 ans est considéré comme l’un des plus éminents militants anti-corruption en Chine, où les voix dissidentes sont toujours réprimées.

Dans une déclaration à l’AFP très succincte après le verdict, Xu Zhiyong s’est directement adressé à la justice de son pays : "au final, vous avez détruit la dernière trace de crédibilité pour le respect de l'État de droit en Chine". Fondateur du Mouvement des nouveaux citoyens, un réseau informel de militants dans le collimateur des autorités, il encourait une peine de cinq ans de réclusion.

Washington “profondement déçu”

Son avocat, Zhang Qingfang, a qualifié le procès de "pur théâtre", dont "la conclusion était connue d'avance". Il a ajouté que la police l'avait éloigné du tribunal afin qu'il ne puisse pas s'exprimer devant des journalistes qui se tenaient à proximité de la cour.

Se disant “profondement déçus”, les États-Unis ont rapidement réagi après l’annonce du tribunal, qui a fait part du verdict via le site de microblog Sina Weibo, l'équivalent chinois de Twitter. "Nous appelons les autorités chinoises à libérer immédiatement Xu et d'autres prisonniers politiques, à cesser de réduire leur liberté de mouvement et à leur garantir la protection et les libertés auxquels ils ont droit conformément aux engagements de la Chine vis-à-vis des droits de l'Homme internationaux", a déclaré la porte-parole du département d'État Jen Psaki dans un communiqué.

Les alentours du tribunal bouclés

Le procès de Xu Zhiyong, universitaire et avocat qui avait appelé les dirigeants communistes à davantage de transparence, s'était tenu mercredi, sous haute sécurité et sans que la presse étrangère soit autorisée à entrer dans la salle d'audience. Les alentours du tribunal, dans l'ouest de la capitale, avaient été interdits à la circulation, et des officers, en uniforme et en civil, empêchaient les piétons d'approcher.

Pendant l'audience, Xu Zhiyong avait "gardé le silence", ne souhaitant pas "prendre part à cette mise en scène théâtrale", avait indiqué cette semaine son avocat. "Nous ne sommes pas des acteurs", avait-il ajouté.

Inlassable promoteur de réformes du système juridique, Xu Zhiyong - qui organisait quelques rassemblements sporadiques avec son réseau - prônait une mobilisation citoyenne contre la corruption et exigeait une transparence sur le patrimoine des hauts fonctionnaires.

D’autres militants sur le banc des accusés

Il fait partie d'un groupe d'une dizaine de militants anticorruption devant être jugés ces jours-ci, accusés de troubles à l'ordre public. Xu Zhiyong a été le premier à être condamné. Vendredi s'est tenu le procès de l'activiste Liu Yuandong, qui avait participé à des manifestations contre la censure.

Dans un pays où l'appareil judiciaire est étroitement soumis aux décisions politiques, il est quasiment certain que ces procès déboucheront tous sur des condamnations. Selon les avocats des militants, ces audiences ont été organisées juste avant les congés du Nouvel an lunaire afin de leur offrir une moindre visibilité.

Amnesty International a dénoncé cette semaine l'"hypocrisie" des autorités chinoises qui jugent ces militants, tout en affichant une volonté de transparence et de lutte contre les pots-de-vin. L'ambassadeur de l'Union européenne en Chine s'était dit vendredi inquiet de leur "durcissement" à l'encontre de militants des libertés. Les États-Unis, eux, avaient fait part de leurs "inquiétudes" après l'arrestation de Xu en juillet 2013.

Pékin a rétorqué en demandant aux pays étrangers de ne "pas s'ingérer dans les affaires intérieures de la Chine".

Avec AFP

Première publication : 26/01/2014

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