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Grands titres, débats, éditos et histoires du jour... Nos chroniqueurs passent en revue la presse française et la presse internationale. Du lundi au vendredi à 7h20 et 9h20.

Dernière modification : 27/01/2014

François-Valérie, c'est fini!

Dans la revue de presse française, ce lundi, la fin du feuilleton Trierweiler/Hollande; la visite du chef de l’État en terrain miné turc; la manifestation anti-Hollande et la fantastique victoire des Experts.

C’est officiel, Valérie Trierweiler n’est plus première dame de France. "Le Président des bisous, c’est fini", nous dit L’Opinion en Une avec une photo d’une Valérie Trierweiler semblant quitter l’Elysée et saluant les journalistes de la main. On note évidemment le double sens ici. L’Opinion pose la question : François Hollande (qui en juin 2012, s’était lui-même baptisé "président des bisous" va-t-il pouvoir "passer à autre chose, passer de la rupture de son couple, à la rupture de sa politique". Rien n’est moins sûr, regrette le journal de droite.
En tout cas, François Hollande va désormais découvrir le "pouvoir en solo", estime Metronews en Une. Un président sans première dame à l’Elysée, une situation rare dont l’impact sur le reste de son mandat est incertain, nous dit le gratuit.

La question de l’avenir du rôle des premières dames est posée par plusieurs journaux.
Et en premier lieu par Libération pour qui Hollande rompt aussi "avec le statut de première dame". Cette rupture pourrait marquer tout simplement la fin du rôle officiel des premières dames. Plusieurs proches du président dont François Rebsamen ou Michel Sapin le réclament. Libération rappelle d’ailleurs que Valérie Trierweiler l’avait qualifié de désuet, elle qui n’a jamais été à l’aise dans ce rôle et a poursuivi son activité de journaliste.
Le Figaro, lui, remarque qu’au fil du temps, les Premières dames étaient devenues de moins en moins populaire. Si Bernatte Chirac ou Danièle Mitterrant recueillaient plus de 40% d’opinions favorables en leur temps, Valérie Trierweiler ne rassemblait que 8% des Français.
En tout cas, cette absence de première dame se transforme déjà en "casse-tête" aux Etats Unis, nous dit encore le Figaro. François Hollande est attendu à Washington le 11 février pour une visite d’Etat. Et pour le plan de table lors du diner officiel, le protocole américain va devoir faire preuve d’imagination… Si François Hollande devrait être assis entre Michelle Obama et l’épouse de Joe Biden, le président américain devrait lui avoir comme voisine l’une des ministres qui accompagnent le chef de l’Etat (Fleur Pellerin, Nicole Bricq ou Geneviève Fiorase)… ou bien Christine Lagarde, la directrice du FMI.

De son côté, Valérie Trierweiler redevient simple citoyenne. Et cela commence par un voyage presque officiel en Inde. Ce qui n’est pas sans poser problème. C’est ce qu’on apprend dans le Parisien Aujourd’hui en France. François Hollande s’est montré très hostile à ce déplacement au profit d’Action contre la Faim. Il a même mis une grosse pression pour faire annuler le voyage conseillant à son ex-compagne de ne pas s’exposer inutilement et ne pas ajouter à la confusion.
De son coté l’Elysée a rapidement enlevé toute référence à la première dame sur son site Internet. Quant aux 5 collaborateurs de Valérie Trierweiler ils seront vraisemblablement recasés dans d’autres services, croit savoir le journal. Une chose est sûre : plus un euro d’argent public ne sera dépensé pour Valérie Trierweiler. Le président l’a bien fait comprendre, révèle encore le journal
.

Et pendant que Valérie Trierweiler est à Bombay, François Hollande veut tourner la page, avec une visite d’Etat en Turquie, une première pour un président français depuis 22 ans. "Une visite en terrain miné", titre le Figaro. Pendant 2 jours ce sont des dossiers piégés qui attendent le président :
- Le drame des réfugiés syriens
- La condamnation à vie de la sociologue Pinar Selek, réfugiée en France
- Le triple assassinat à Paris de 3 militantes kurdes dans lequel le principal suspect est accusé d’avoir des liens directs avec l’appareil d’Etat turc.
- Et surtout la question de l’adhésion de la Turquie à l’Europe, alors que selon un récent sondage 83% des Français y sont opposés
.
A quelques semaines seulement des élections européennes, ce déplacement intervient au "pire moment", estime Libération. Plusieurs mois après la sévère répression des manifestations place Taksim, alors que la crédibilité du premier ministre turc pris dans une affaire de corruption est mise à mal et qu’aucun chef d’Etat d’un grand pays de l’Union européenne ne s’est rendu à Ankara depuis juin dernier.

François Hollande qui en France doit faire face à une nouvelle forme d’opposition, très radicale et qui dimanche a manifesté. Une manifesation qui a dégénéré. Dégénéré à la fois par la violence physique : plusieurs policiers blessés dont un gravement et 250 manifestants arrêtés, et par violence des propos. La haine ne semblait plus avoir de limites. Slogans violemment antisémites ou encore homophobes, violence à l’égard des reporters...

La journaliste de Libération raconte d’ailleurs avoir été victime de menaces, traitée notamment de journalope. Le mouvement, jour de Colère, créé en octobre dernier, lui est encore difficilement saisissable. 30 000 fans sur Facebook… Il fédère, analyse Libération, une cinquantaine de groupuscules : intégristes catholique, nationalistes de l’œuvre française, anti-avortement, des membres radicaux de la "manif pour tous" et surtout aussi des partisans de Dieudonné, dont les quenelles ont semblé rassembler toute la foule ce dimanche.

On termine par la magnifique victoire dimanche des Experts aux Championnats d’Europe de Handball. "Que du bonheur", titre l’Equipe avec une photo d’un Nicolas Karabatic explosant de joie au moment du coup de sifflet final face au Danemark. Ils sont "indestructibles", estime le Parisien/Aujourd’hui en France : depuis 2006, les Bleus remportent en effet leur septième titre international. Une vraie "dynastie de Champions", surenchérit le gratuit 20 Minutes.

Par Christophe DANSETTE

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