Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Rio c'est parti, Lille c'est fini !

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Mort d'Adama Traore : la troisième autopsie n'aura pas lieu

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Burkini : le Conseil d'état tranche, le débat politique continue

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

L'offensive turque en Syrie - Arrêté anti-burkini suspendu

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Les secrets de l'Hôtel des Invalides

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Fiscalité, épargne, travail : les promesses économiques du candidat Sarkozy

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Le patriotisme économique prôné par Montebourg peut-il fonctionner ?

En savoir plus

FOCUS

Présidentielle au Gabon : bataille électorale à Port-Gentil

En savoir plus

VOUS ÊTES ICI

Le golfe de Porto, un paradis entre terre et mer

En savoir plus

Afrique

Traumatisés, les Banguissois affluent à la frontière congolaise

© Capture d'écran FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 27/01/2014

Alors que les violences se poursuivent à Bangui, la capitale centrafricaine, chaque jour, les habitants fuient par dizaines en direction du Congo voisin, par peur de représailles. Reportage à la frontière.

Les semaines se suivent et se ressemblent à Bangui. De nouveaux affrontements et des tirs nourris ont encore été constatés dans la capitale centrafricaine, lundi 27 janvier, aux abords du camp Kasaï. Lieu où étaient cantonnés, depuis le début de l’opération Sangaris le 5 décembre, les ex-Séléka, majoritairement musulmans, avant de réussir à fuir lourdement armés.

Une atmosphère pesante et dangereuse qui contraint bon nombre de Banguissois à tout quitter pour rejoindre le Congo voisin. Ils sont chaque jour des dizaines à traverser la rivière Oubangui pour se mettre à l'abri.

“Nous avons peur, on ne peut pas rester là-bas. Il y a pas mal d’affrontements, les gens se tiraient dessus, on n’arrivait pas à dormir, le matin jusqu’au soir c’est comme ça. Vaut mieux qu’on vienne ici à Zongo pour se reposer”, confie Corinne au micro de Mehdi Meddeb, reporter à FRANCE 24.

“Les Séléka m’ont ligoté et tabassé avec des armes”

Tout comme cette étudiante et sa famille, plus de 6 000 habitants de Bangui ont trouvé refuge sur les terres congolaises. Tous passent par un centre d’enregistrement des réfugiés où s’est rendu Mehdi Meddeb. Il y a rencontré Augustin qui, quelque heures auparavant, vivait encore un véritable supplice.

Arrêté et battu par les ex-Séléka, il témoigne : “Je partais vendre mes marchandises quand des Seleka m’ont attrapé. Ils m’ont tout pris, ma marchandise, mon argent. Ils m’ont alors ligoté avant de me tabasser avec des armes, des couteaux. Ils m’ont laissé pour mort. Et l’un d’entre eux m’a coupé une oreille.”

Et le cas d’Augustin n’est pas isolé. Les pirogues venant de Bangui continuent d’affluer, certains réussissent à emporter avec eux un matelas…Tous laissent derrière eux un pays déchiré.

Première publication : 27/01/2014

  • CENTRAFRIQUE

    Centrafrique : André Nzapayeké nommé Premier ministre de transition

    En savoir plus

  • CENTRAFRIQUE

    Reportage : les musulmans de Bangui se disent abandonnés par la force française

    En savoir plus

  • CENTRAFRIQUE

    "Musulmans et chrétiens peuvent vivre ensemble" en Centrafrique

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)