Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Tunisie: à Tataouine, le sit-in continue après les affrontements de lundi

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Cannes 2017 : Arnold Schwarzenegger, Mr Muscle sur la Croisette

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Donald Trump - Emmanuel Macron : Poignée de main réussie

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Cannes 2017 : Robert Pattison surprend dans "Good time" des frères Safdie

En savoir plus

FOCUS

Irak : Kirkouk, laboratoire du vivre ensemble

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Donald Trump : "ceci n'est pas un président"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Moralisation de la vie politique, la boîte de Pandore"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Algérie: Abdelmadjid Tebboune nommé Premier ministre

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Cannes 2017 : Mathieu Kassovitz, l'enfant terrible du cinéma français

En savoir plus

FOCUS

Un reportage tourné par nos correspondants sur un sujet qui fait l’actualité dans leur pays, suivi du décryptage de notre invité. Du lundi au vendredi, à 14h15.

Dernière modification : 29/01/2014

Trois ans après la chute de Moubarak, que reste-t-il de la révolution ?

© Marc DAOU

Qu'en est-il de la révolution du Nil trois ans après la chute de Moubarak ? Les correspondants de FRANCE 24 en Égypte ont rencontré certains révolutionnaires, dont les trajectoires ont été très différentes depuis 2011. Reportage.

Un peu moins de trois ans après la chute d'Hosni Moubarak, que reste-t-il de la révolution égyptienne ? Depuis la destitution du président islamiste Mohamed Morsi par les militaires en juillet dernier, l'Égypte semble revenir en arrière. La nouvelle constitution, tout juste adoptée, donne de grands pouvoirs à l'armée, toute contestation du régime est fermement réprimée et de nombreux opposants sont arrêtés.

Qu'en pensent ceux qui ont fait tomber l'an "raïs", en 2011 ? Les correspondants de FRANCE 24 en Égypte, Kathryn Stapley et Pierrick Leurent, ont rencontré certains d'entre eux. Précisément trois hommes unis dans leurs idéaux de liberté, mais dont les trajectoires ont été très différentes depuis 2011.

L’activiste Wael Abbas, un bloggeur influent et un infatigable militant pour la démocratie, reste une épine dans le pied des autorités actuelles. "Ce qu'il s'est passé récemment [la destitution de Morsi, NDLR], c'est un coup militaire, c'est clair, tonne-t-il. L'armée a des intérêts économiques, politiques, même au niveau international et des intérêts qu'ils veulent préserver et maintenir en place"

Wael Abbas dénonce "un coup d'arrêt" aux libertés de la presse et d'expression. "On n'a rien vu de tel depuis les années 1960", regrette-t-il. "J'espérais que nous pourrions faire tomber Moubarak et son régime tout entier, et que la révolution gouvernerait le pays, pas un conseil militaire, pas les islamistes ou l'une des alternatives affreuses, arrivées durant les années qui ont suivi la révolution", poursuit-il.

Youssof Salhen, aujourd’hui porte-parole des "Étudiants contre le Coup" n'avait que 18 ans en 2011. "Je ne pourrai jamais oublier ces jours-là, en particulier quand Hosni Moubarak a renoncé au pouvoir. C'était une fête incroyable place Tahrir", confie-t-il, nostalgique. Désormais, il se bat pour le retour au pouvoir du seul président civil jamais élu démocratiquement, Mohamed Morsi. "L'Égypte est sous l'occupation de sa propre armée maintenant. Son boulot, c'est de protéger et de servir le pays, pas de le diriger, le contrôler ou même le posséder !", affirme-t-il à FRANCE 24.

"Ce sont les partis politiques qui gouverneront"
 
Enfin, Shihab Wagih est devenu un homme politique au sein du parti libéral "Free Egyptians", fondé après la révolution. "Ce que nous voulions tous, c'était construire une nouvelle Égypte. Une Égypte fondée sur la démocratie et la liberté", souligne-t-il. 
 
Il se montre toutefois moins sévère à l'égard de l’armée égyptienne, qui a repris le pays en main. "C'est un malentendu de dire que si le Général Sissi [qui a depuis le tournage du reportage été élevé au grade de maréchal et obtenu le feu vert de ses pairs pour se présenter à l'élection présidentielle, NDLR] accède au pouvoir, le pays sera entre les mains des militaires, justifie-t-il. L'armée a-t-elle beaucoup de pouvoirs aujourd'hui ? Oui, mais au bout du compte, l'armée ne dirigera pas le pays, ce sont les partis politiques qui gouverneront".
 
Qu'ils fassent désormais partie du système ou qu'ils soient contre le régime, les anciens révolutionnaires Shihab, Wael et Youssof partagent finalement le même objectif : mener l'Égypte sur la route de la démocratie.

Par FRANCE 24

COMMENTAIRE(S)

Les archives

25/05/2017 Moyen-Orient

Irak : Kirkouk, laboratoire du vivre ensemble

En Irak, alors que l’organisation État islamique perd peu à peu du terrain, la question de l’après se pose déjà. Comment dépasser les haines inter-communautaires et vivre à...

En savoir plus

24/05/2017 Espagne

En Espagne, le parc paradisiaque de Doñana meurt de soif

Au sud de l’Espagne, en Andalousie, la réserve naturelle de Donana est inscrite au patrimoine de l'Humanité par l'Unesco. Ce parc est un paradis pour les animaux : c'est le...

En savoir plus

23/05/2017 Pakistan

Au Pakistan, des centres pour protéger les femmes en danger

Au Pakistan, le gouvernement du Penjab vient d'annoncer la construction d'une trentaine de centres destinés à la protection des femmes victimes de violences. Du jamais vu dans un...

En savoir plus

22/05/2017 Santé

Les "virus guérisseurs", un espoir dans la lutte contre les "superbactéries"

La résistance aux antibiotiques est devenue un problème de santé publique à l’échelle mondiale. Avec l'émergence des "superbactéries", certains traitements sont devenus...

En savoir plus

19/05/2017 sécurité

Inde : un plan pour moderniser le dangereux réseau ferroviaire

Avec près de 115 000 kilomètres de rails et 19 000 trains transportant 23 millions de voyageurs par jour, le réseau ferroviaire indien est l'un des plus étendus au monde, mais...

En savoir plus