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FRANCE

Les candidats à la mairie de Paris divisés sur les questions de sécurité

© AFP / Anne Hidalgo et Nathalie Kosciusko-Morizet

Vidéo par Christophe DANSETTE

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 30/01/2014

Les cinq candidats à la mairie de Paris se sont affrontés mercredi, lors d'un premier débat, sur la sécurité. La création d'une police municipale a notamment divisé les principales adversaires Nathalie Kosciusko-Morizet et Anne Hidalgo.

Paris doit-elle se doter d’une police municipale ? La question divise les cinq candidats à la mairie de Paris, qui ont âprement débattu mercredi 29 janvier lors d'un débat radio-télévisé, le premier du genre, sur LCI, Europe 1 et le site du Parisien, en abordant les questions de sécurité.

Les Parisiens "ne peuvent pas avoir une police municipale. Il faut changer cette loi et je me battrai pour que la loi soit changée", a fait valoir, pour sa part, la candidate UMP, Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM).

"Je ne suis pas du tout pour une police municipale pour une raison d'efficacité", lui a rétorqué sa principale adversaire socialiste, Anne Hidalgo. "Deux polices, on imagine bien ce que cela peut (donner) comme résultat. Ça coûterait très cher aux Parisiens", a-t-elle poursuivi.

Les cameras de surveillance en question

Au cours du même débat, l'ancienne ministre de l'écologie a également proposé de "doubler au moins" le nombre de caméras et de vidéos surveillance. "Aujourd'hui, en surface, il n'y en a qu'un millier", a-t-elle exposé en souhaitant qu'"on remette en vigueur les arrêtés de lutte contre la mendicité agressive". NKM avait déclaré le 19 septembre que "les Roms harcelaient beaucoup les Parisiens".

"Nous avons trente mille caméras sur l'ensemble du réseau, qui incluent les caméras connectées à la préfecture de police, de la RATP et de la SNCF", a répondu Anne Hidalgo, invitant son interlocutrice de l'UMP à donner les "bons chiffres".

La candidate PS qui entend succéder à Bertrand Delanoë a, en outre, plaidé pour une réflexion "sur la façon dont on réprime", incitant à l'adoption du "tu casses, tu répares".

"Jamais une caméra ne court après le délinquant"

De son côté, Danielle Simonnet (PG) a regretté le coût du "plan 1 000 caméras" pour la ville tandis que Christophe Najdovski (EELV) a demandé à ce qu'on remette "des policiers de proximité pour retisser les liens". "Jamais une caméra ne court après le délinquant", a remarqué le candidat EELV.

Wallerand de Saint Just (FN) a reproché à la majorité de gauche d'être "toujours pour le criminel contre la victime" et a plaidé pour "un maire de Paris comme interlocuteur tenace" sur la sécurité.

Avec AFP

Première publication : 29/01/2014

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