Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Le Malien Birama Sidibé candidat à la présidence de la Banque africaine de développement

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Loi santé : ce qui va changer

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Serge Atlaoui condamné à mort : La France peut-elle faire pression ?

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Migrants en Méditerranée, sans stratégie face au drame l'Europe mise en cause

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Émission spéciale : Marseille, le renouveau ?

En savoir plus

FOCUS

Vidéo : sur les traces du réalisateur Henri Verneuil, réfugié arménien

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Génocide arménien, cent ans après déni et mémoire continuent de se côtoyer

En savoir plus

LE PARIS DES ARTS

Le Paris des Arts de Léa Drucker

En savoir plus

TECH 24

Numérique : tout pour la musique

En savoir plus

Tous les matins, nous vous proposons un reportage tourné par nos correspondants sur un sujet qui fait l’actualité dans leur pays. Du lundi au vendredi, à 7h45.

FOCUS

FOCUS

Dernière modification : 31/01/2014

L'appel au secours des familles de djihadistes belges partis en Syrie

© FRANCE 24

De plus en plus de jeunes Européens se rendent en Syrie pour faire le djihad. En Belgique, ils seraient 200 à 300 à combattre les forces de Bachar al-Assad. Souvent mineurs, ils partent à l’insu de leurs parents.

À l’instar de nombreux Européens, les djihadistes belges sont de plus en plus nombreux à tenter de rejoindre la Syrie, afin de faire la "guerre sainte" contre le régime de Bachar al-Assad. De l’aveu même du ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, quelque 200 ressortissants du royaume sont actuellement présents sur le sol syrien, tandis qu'une vingtaine d’entre eux ont été tués dans les combats.

Souvent mineurs et inexpérimentés, ces djihadistes partent à l’insu de leurs parents en laissant tout derrière eux. Aujourd'hui certaines familles à bout de force osent occuper le terrain médiatique et demander au gouvernement belge de les aider.
 
"Nos enfants ont été manipulés ils n’ont pas été de leur propre volonté […], ce sont des enfants belges. Ce sont des Belges, pas des terroristes", expliquait récemment à FRANCE 24 une mère de famille, qui manifestait aux côtés d’autres parents devant le Parlement européen de Bruxelles.
 
"On s'est réveillé un matin et son lit était vide"
 
FRANCE 24 a recueilli le témoignage de plusieurs parents, soutenus moralement par le collectif des parents concernés, et qui ont accepté de se confier. Parmi eux, Samira raconte l’histoire de sa fille Nora. Âgée de 19 ans, elle est partie combattre en Syrie il y a huit mois. "On s'est réveillé un matin et son lit était vide. C'était un dimanche, explique Samira. Elle me disait toujours 'je ne sers à rien ici, j'ai envie d'aider, j'ai envie d'aider'".
 
Nora s’est rendue en Syrie pour y rejoindre son mari, tué quinze jours après leurs retrouvailles. Malgré cet évènement, elle est restée au front. Comme au jour du départ de sa fille, qu’elle décrit sérieuse, gaie, et surtout très croyante, Samira reste impuissante face à un tel choix.
 
"Même si je pars dans un pays en guerre, je ferais en sorte d'être bien. Maman, tu voulais mon bonheur, j'ai trouvé le bonheur, et quand je ne serais plus là, j'espère que tu diras 'je suis fière de ma fille'. Je t'aime, j'aime Allah. Je t'aime, j'aime Allah avant tout", est-il écrit dans une lettre envoyée par la jeune femme et restituée à la mère par la police. Samira n’espère qu’une chose : que sa fille revienne saine et sauve.
 
Dimitri, un ancien militaire, a connu cette joie. Son fils Yayoun, âgé de 18 ans, est récemment rentré après huit mois de djihad en Syrie. Il a pris conscience que ce n'était pas sa guerre. Rapatrié par une ONG française, il ne constitue pas un danger pour la société, selon son père.  "Il n'est pas traumatisé, pas plus qu’il ne s'est radicalisé", assure Dimitri, qui s’est rendu par trois fois en Syrie, seul, pour tenter de ramener son fils en Belgique.
 
Un retour impossible?
 
Toutefois, Yayoun a fait 37 jours de prison à son retour en Belgique. Il vit aujourd’hui dans l’attente de son procès pour participation à des activités d'un groupe terroriste. Il lui est interdit de sortir après 19 heures, de retourner à la mosquée et de parler aux médias. Son père estime que les autorités belges ont tort de stigmatiser ainsi les candidats au retour de leur djihad, car une telle politique est susceptible de les encourager à rester sur place, plutôt que de rentrer pour se faire interpeller.
 
Un avis que partagent d’autres parents, qui veulent favoriser le retour de leurs enfants. "Il vaut mieux prévoir un encadrement très strict et serré, un processus de déradicalisation, et un suivi de ces personnes pour éviter qu’éventuellement des activités menées en Syrie soient importées en Europe. Et il y a un réel enjeu dans son ensemble" argue, de son côté, Alexis Deswaef, avocat des familles et du collectif des parents concernés.
 
De son côté, le ministère de l'Intérieur indique que les ressortissants n'ayant pas commis de faits répréhensibles peuvent revenir en Belgique.
 
Malgré les mesures de démantèlement en cours des multiples filières de recrutement en Europe, le nombre de djihadistes européens ne cesse d'augmenter. La Belgique n’est pas le seul pays concerné. Ils seraient 250 Français à combattre le régime de Bachar al-Assad, et 270 Allemands. Un phénomène qui inquiète les gouvernements de ces pays qui craignent qu’à leur retour, une fois aguerris, ils ne passent à l’action.

 

COMMENTAIRE(S)

Les archives

24/04/2015 Génocide des Arméniens

Vidéo : sur les traces du réalisateur Henri Verneuil, réfugié arménien

Entre 1922 et 1924, près de 60 000 réfugiés arméniens débarquent au port de Marseille, cinq ans après le génocide perpétré par les Ottomans puis par les Jeunes-Turcs. Dans...

En savoir plus

23/04/2015 Génocide des Arméniens

Arméniens du Liban : une communauté intégrée et une identité sauvegardée

L'Arménie commémore le centenaire des massacres perpétrés par les troupes ottomanes en 1915. À la veille des cérémonies, France 24 vous propose d'aller à la rencontre de la...

En savoir plus

22/04/2015 Maroc

Le débat sur la légalisation de l'avortement agite le Maroc

10 ans après la réforme du code de la famille qui a donné davantage de droits aux femmes au Maroc, le débat porte aujourd'hui sur la légalisation de l'avortement. Le roi lui-même...

En savoir plus

21/04/2015 Nazisme

Beate et Serge Klarsfeld : un couple qui a dédié sa vie à la traque des nazis

Un couple pas comme les autres qui a fait le choix de dédier sa vie à un combat, une traque : celle des criminels nazis qui avaient réussi à échapper à la justice à l'issue de la...

En savoir plus

20/04/2015 Islam

Centrafrique : impasse humanitaire dans les enclaves musulmanes

La Centrafrique a disparu du devant de l'actualité. Pourtant, les tensions politiques et religieuses sont toujours bien présentes. Plus de 36 000 musulmans restent piégés dans...

En savoir plus