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FRANCE

Trois candidats présumés au djihad en Syrie jugés à Paris

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 30/01/2014

Trois hommes soupçonnés d'être des candidats au djihad en Syrie comparaissent, jeudi, en correctionnelle à Paris. Ils avaient été interpellés en 2012, dans un aéroport près de Saint-Étienne, alors qu'ils s'apprêtaient à s'envoler pour la Turquie.

Trois hommes soupçonnés d'avoir tenté de gagner la Syrie pour faire le djihad comparaissent, jeudi 30 janvier, en correctionnelle à Paris. Youssef Ettaoujar, un Franco-Marocain de 26 ans, Fares Farsi, 21 ans, et Salah-Eddine Gourmat, 24 ans, deux Franco-Algériens, sont poursuivis pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste". Toutefois, seul Youssef Ettaoujar, considéré comme "l'émir" du groupe, comparaîtra détenu lors de ce procès prévu sur deux jours.

L'accusation se fonde sur de nombreuses écoutes téléphoniques où les trois hommes s'expriment sur leurs projets communs. Ont été notamment évoqués l'achat de matériel, comme des gilets tactiques ou des holsters, le résultat des perquisitions, dont le contenu de leurs ordinateurs et téléphones portables, et les relations du groupe avec des personnes déjà impliquées dans des procédures similaires.

Les trois candidats djihadistes, qui demeuraient chez leurs parents à Villejuif (Val-de-Marne), Malakoff (Hauts-de-Seine) et Paris, faisaient l'objet d’une étroite surveillance policière. Ils ont été interpellés en mai 2012 à l'aéroport d'Andrézieux Bouthéon (près de Saint-Étienne), alors qu'ils s'apprêtaient à embarquer à bord d'un vol pour Gaziantep en Turquie, via Istanbul, avant de rallier les combattants islamistes en Syrie.

Filmer le djihad
 
Avant d’opter pour le champ de bataille syrien, ces individus auraient, selon les enquêteurs, projeté de se rendre au Yémen, où Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa) est particulièrement présent, mais également au Mali, où Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a occupé pendant plusieurs mois en 2012 le nord du pays.
 
Jusqu’ici, seul le plus jeune d’entre eux, Fares Farsi, a reconnu le caractère djihadiste du projet, tandis que les deux autres prévenus contestent les accusations, expliquant avoir voulu se rendre en Turquie pour y faire "un reportage". Faux, selon Fares Farsi, expliquant que les caméras en leur possession étaient destinées à filmer leur djihad dans le but d’encourager d’autres jeunes à suivre leur exemple.
 
Ce procès intervient quelques jours après l'interpellation en Turquie et le retour en France de deux lycéens de 15 et 16 ans. Ces derniers avaient eux aussi tenté de rejoindre les rangs des djihadistes en Syrie. Selon le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, 250 Français combattent actuellement sur place et 21 y sont morts.
 
Avec AFP

Première publication : 30/01/2014

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