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ETATS-UNIS

Oléoduc Keystone : Obama sous pression

© AFP

Texte par Anne-Diandra LOUARN

Dernière modification : 01/02/2014

Selon un rapport de l’administration Obama, l'extension de l'oléoduc Keystone, entre le Canada et les États-Unis, aura peu d'impact sur l'environnement. Une étude qui pourrait contraindre le président à donner son feu vert à ce projet contesté.

C’est un vieux serpent de mer qui oppose, depuis plusieurs années, les Américains sur les questions d'environnement et d'énergie. Le projet d’oléoduc Keystone XL refait surface. Dans un rapport du département d’État rendu public, vendredi 31 janvier, l’administration américaine estime que l'extension de Keystone n’aurait pas d’impact environnemental majeur. Un document qui pourrait convaincre Barack Obama de donner son feu vert à ce projet controversé, devenu le sujet épineux dans le débat sur le changement climatique aux États-Unis.

L’oléoduc - construit et exploité par la société TransCanada - doit servir à acheminer 800 000 barils de pétrole par jour depuis la province d'Alberta, dans l'ouest canadien, vers les raffineries américaines du golfe du Mexique, au Texas. Il s’étend sur environ 1 900 km dont 1400 sur le territoire américain et permettrait de plus que doubler la capacité de transport par rapport au circuit existant, bien plus long.

Carte du projet Keystone entre le Canada et les États-Unis

“La plus grande bombe de carbone de la planète”

Du point de vue des écologistes, l’extraction et l’exploitation de ce pétrole issu des sables bitumineux canadiens émettent beaucoup de gaz à effets de serre. Greenpeace Canada a même qualifié Keystone de “plus grande bombe de carbone de la planète.” D’autres détraqueurs - parmi lesquels bon nombre de fermiers et de familles des États traversés par le futur oléoduc - craignent, pour leur part, des fuites tout au long du tracé. Fuites qui pollueraient sérieusement et durablement les sols des régions concernées. Au Nebraska, les anti-Keystone ont déjà obtenu une modification du tracé initial qui risquait de défigurer les SandHills, zone protégée et classée au niveau national. Une infime victoire au regard des exigences des opposants au projet qui réclament son annulation pure et simple.

Mais avec les conclusions du rapport du département d’État, Barack Obama - qui a sans cesse repoussé ce projet - ne va plus pouvoir reculer très longtemps. D’autant qu’en juin dernier, à l’occasion de l’annonce de son plan de lutte contre le changement climatique, le président avait promis qu'il ne donnerait le feu vert au projet que s'il "n'exacerbait pas de façon significative le problème de la pollution carbonique."

Et le rapport semble justement sans appel : "il est peu probable que l'approbation ou le refus d'un projet de transport de pétrole brut, y compris le projet en question, ait un impact significatif sur le taux d'extraction des sables bitumineux", conclut l'étude d'impact environnementale du rapport. En conséquence, les changements climatiques prévus dans les prochaines années "auront lieu de toute façon". L'étude souligne également que sans le nouvel oléoduc, le pétrole canadien serait simplement exporté ailleurs qu'aux États-Unis.

Sujet politique brûlant à Washington

Furieux que le président n’ait toujours pas donné son accord, les républicains - fervents défenseurs du projet qui, selon eux, créerait des milliers d’emplois - détiennent donc un nouveau moyen de pression sur Barack Obama. "Ce rapport de l'administration confirme une fois encore qu'il n'y a aucune raison pour que la Maison Blanche continue à empêcher la construction de l'oléoduc Keystone XL", a immédiatement réagi le sénateur républicain Mitch McConnell vendredi.

Côté démocrate, la question divise. Même le président Obama semble réfractaire depuis le début. Selon ce dernier, Keystone ne créerait que 50 emplois permanents aux États-Unis, une fois la phase de construction de deux ans terminée. La sénatrice démocrate Heidi Heitkamp, du Dakota du Nord a, déclaré, de son côté, qu’avec ou sans projet Keystone, "les sables bitumineux canadiens seront exploités. La question est de savoir si le Canada les enverra aux États-Unis pour y être raffinés, ou ailleurs dans le monde." Et d’ajouter : "Nous avons l'occasion de les faire venir aux États-Unis, où ils contribueraient à augmenter la production d'énergie nationale".

La décision finale incombe à Barack Obama, qui n'a pas encore précisé quand il trancherait. Le secrétaire d'État, John Kerry, a, quant à lui, 90 jours pour transmettre une recommandation au président. Le 17 janvier, il avait promis aux Canadiens une réponse "rapide".

Avec AFP

Première publication : 01/02/2014

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