Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Une semaine dans le monde - 18 avril (Partie 2)

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Une semaine dans le monde - 18 avril (Partie 1)

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Crise ukrainienne : vers une nouvelle guerre du gaz ?

En savoir plus

#ActuElles

Carrière envers et contre tout ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

50 milliards d'économies : un plan d'austérité qui ne dit pas son nom ?

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

La rigueur version Valls

En savoir plus

TECH 24

Les Google Glass déjà mal vues

En savoir plus

MODE

Jean-Marc Loubier, sacs et souliers

En savoir plus

FOCUS

Bosnie-Herzégovine : les "plénums citoyens" vont-ils passer à l'heure du printemps ?

En savoir plus

  • Abdelaziz Bouteflika, le président fantôme

    En savoir plus

  • Sans surprise, Bouteflika réélu président de l'Algérie avec 81,53 % des voix

    En savoir plus

  • Les séparatistes de l'est de l'Ukraine rejettent l'accord conclu à Genève

    En savoir plus

  • L'embryon numérique, la nouvelle technologie pour faire un bébé parfait

    En savoir plus

  • Découverte de la première planète jumelle de la Terre

    En savoir plus

  • Reportage interactif : Cambodge, les sacrifiés du sucre

    En savoir plus

  • Arrestation du capitaine du ferry naufragé en Corée du Sud

    En savoir plus

  • Manuel Valls au Vatican pour les canonisations de Jean-Paul II et Jean XXIII

    En savoir plus

  • Hollande ne se représentera pas en 2017 si le chômage ne baisse pas

    En savoir plus

  • La Russie "ne souhaite pas se faire déborder par le mouvement qu’elle a suscité"

    En savoir plus

  • Aquilino Morelle, conseiller politique de François Hollande, démissionne

    En savoir plus

  • Au moins 12 morts dans l'avalanche la plus meurtrière de l'Everest

    En savoir plus

  • En Inde, des votes à vendre

    En savoir plus

  • Près de 60 morts dans l'attaque d’une base de l’ONU au Soudan du Sud

    En savoir plus

  • Prijedor : les survivants contre l’oubli

    En savoir plus

  • Mort de Gabriel Garcia Marquez, géant de la littérature sud-américaine

    En savoir plus

  • Cinq humanitaires maliens libérés par des troupes françaises

    En savoir plus

  • Le virus Ebola présent en Guinée et au Liberia est issu d'une nouvelle souche

    En savoir plus

ETATS-UNIS

Oléoduc Keystone : Obama sous pression

© AFP

Texte par Anne-Diandra LOUARN

Dernière modification : 01/02/2014

Selon un rapport de l’administration Obama, l'extension de l'oléoduc Keystone, entre le Canada et les États-Unis, aura peu d'impact sur l'environnement. Une étude qui pourrait contraindre le président à donner son feu vert à ce projet contesté.

C’est un vieux serpent de mer qui oppose, depuis plusieurs années, les Américains sur les questions d'environnement et d'énergie. Le projet d’oléoduc Keystone XL refait surface. Dans un rapport du département d’État rendu public, vendredi 31 janvier, l’administration américaine estime que l'extension de Keystone n’aurait pas d’impact environnemental majeur. Un document qui pourrait convaincre Barack Obama de donner son feu vert à ce projet controversé, devenu le sujet épineux dans le débat sur le changement climatique aux États-Unis.

L’oléoduc - construit et exploité par la société TransCanada - doit servir à acheminer 800 000 barils de pétrole par jour depuis la province d'Alberta, dans l'ouest canadien, vers les raffineries américaines du golfe du Mexique, au Texas. Il s’étend sur environ 1 900 km dont 1400 sur le territoire américain et permettrait de plus que doubler la capacité de transport par rapport au circuit existant, bien plus long.

Carte du projet Keystone entre le Canada et les États-Unis

“La plus grande bombe de carbone de la planète”

Du point de vue des écologistes, l’extraction et l’exploitation de ce pétrole issu des sables bitumineux canadiens émettent beaucoup de gaz à effets de serre. Greenpeace Canada a même qualifié Keystone de “plus grande bombe de carbone de la planète.” D’autres détraqueurs - parmi lesquels bon nombre de fermiers et de familles des États traversés par le futur oléoduc - craignent, pour leur part, des fuites tout au long du tracé. Fuites qui pollueraient sérieusement et durablement les sols des régions concernées. Au Nebraska, les anti-Keystone ont déjà obtenu une modification du tracé initial qui risquait de défigurer les SandHills, zone protégée et classée au niveau national. Une infime victoire au regard des exigences des opposants au projet qui réclament son annulation pure et simple.

Mais avec les conclusions du rapport du département d’État, Barack Obama - qui a sans cesse repoussé ce projet - ne va plus pouvoir reculer très longtemps. D’autant qu’en juin dernier, à l’occasion de l’annonce de son plan de lutte contre le changement climatique, le président avait promis qu'il ne donnerait le feu vert au projet que s'il "n'exacerbait pas de façon significative le problème de la pollution carbonique."

Et le rapport semble justement sans appel : "il est peu probable que l'approbation ou le refus d'un projet de transport de pétrole brut, y compris le projet en question, ait un impact significatif sur le taux d'extraction des sables bitumineux", conclut l'étude d'impact environnementale du rapport. En conséquence, les changements climatiques prévus dans les prochaines années "auront lieu de toute façon". L'étude souligne également que sans le nouvel oléoduc, le pétrole canadien serait simplement exporté ailleurs qu'aux États-Unis.

Sujet politique brûlant à Washington

Furieux que le président n’ait toujours pas donné son accord, les républicains - fervents défenseurs du projet qui, selon eux, créerait des milliers d’emplois - détiennent donc un nouveau moyen de pression sur Barack Obama. "Ce rapport de l'administration confirme une fois encore qu'il n'y a aucune raison pour que la Maison Blanche continue à empêcher la construction de l'oléoduc Keystone XL", a immédiatement réagi le sénateur républicain Mitch McConnell vendredi.

Côté démocrate, la question divise. Même le président Obama semble réfractaire depuis le début. Selon ce dernier, Keystone ne créerait que 50 emplois permanents aux États-Unis, une fois la phase de construction de deux ans terminée. La sénatrice démocrate Heidi Heitkamp, du Dakota du Nord a, déclaré, de son côté, qu’avec ou sans projet Keystone, "les sables bitumineux canadiens seront exploités. La question est de savoir si le Canada les enverra aux États-Unis pour y être raffinés, ou ailleurs dans le monde." Et d’ajouter : "Nous avons l'occasion de les faire venir aux États-Unis, où ils contribueraient à augmenter la production d'énergie nationale".

La décision finale incombe à Barack Obama, qui n'a pas encore précisé quand il trancherait. Le secrétaire d'État, John Kerry, a, quant à lui, 90 jours pour transmettre une recommandation au président. Le 17 janvier, il avait promis aux Canadiens une réponse "rapide".

Avec AFP

Première publication : 01/02/2014

  • ÉTATS-UNIS

    Obama veut soutenir les classes moyennes, avec ou sans le Congrès

    En savoir plus

  • ÉCOLOGIE

    Le Canada met un frein aux recherches sur l'environnement

    En savoir plus

Comments

COMMENTAIRE(S)