Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

#PrayForIstanbul: le spectre de Daech

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

2.500 hommes supplémentaires et un mandat plus robuste pour la Minusma au Mali

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Le coup de foudre aquatique de Samir Guesmi

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Turquie : les enfants syriens à l'usine plutôt qu'à l'école

En savoir plus

FOCUS

Le lithium bolivien : une arlésienne ?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Brexit : "See EU Later !"

En savoir plus

FACE À FACE

Brexit : le sursaut des politiques français

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Gare aux Vikings !"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Attentat à Madagascar : trois morts dont un bébé et 88 blessés dans un stade

En savoir plus

Asie - pacifique

Élections législatives sous haute sécurité en Thaïlande

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 02/02/2014

Les Thaïlandais ont voté dimanche lors du premier tour d'élections législatives à haut risque, perturbées par l'opposition qui a boycotté le scrutin. La veille, des heurts entre pro et anti-gouvernement ont fait sept blessés à Bangkok.

Les élections législatives de dimanche 2 février en Thaïlande ont été placées sous haute sécurité. Comme prévu, les bureaux de vote ont fermé dimanche à 15 heures (08H00 GMT).

L'opposition a boycotté les urnes et les élections se sont déroulées dans un climat lourd : samedi, à la veille du scrutin, sept personnes ont été blessées par des coups de feu et des explosions lors d'affrontements entre opposants et partisans de la Première ministre, Yingluck Shinawatra, dans un quartier du nord de Bangkok, où le scrutin a été annulé.

Des bureaux de vote fermés ou inaccessibles

"Des milliers d'habitants de Bangkok n'ont pas pu voter ce dimanche", explique Cyril Payen, correspondant de FRANCE 24 à Bangkok. "Soit parce que les bureaux étaient fermés, soit parce que des manifestants bloquaient l'accès aux bureaux de vote".

Des milliers d'habitants de Bangkok n'ont pas pu voter dimanche

Dans le sud du pays, un attentat à la bombe a tué trois soldats et un responsable de l'organisation des élections. Mais la police a affirmé que l'attaque, imputée à des rebelles musulmans, n'avait aucun lien avec la crise politique.

Les autorités ont annoncé que 130 000 membres des forces de l'ordre ont été déployés à travers le pays, 12 000 à Bangkok pour assurer la sécurité du scrutin.

À l'ouverture des bureaux de vote, à 8 heures (01h00 GMT), les forces de l'ordre étaient cependant peu visibles dans le district de Sathorn, dans le centre de la capitale.

Le week-end dernier, les contestataires avaient réussi à perturber très largement le vote anticipé : à Bangkok, les bureaux de vote étaient restés fermés dans 49 des 50 districts de la capitale.

Un quorum impossible

Ce dimanche, il n'y a pas eu de scrutin dans 28 circonscriptions du sud du pays, où aucune candidature n'a pu être enregistrée à temps en raison de blocus mis en place par les contestataires. Des élections partielles devront être reprogrammées, mais le processus pourrait durer des mois.

De ce fait, il sera impossible que le Parlement élu dispose du quorum nécessaire à l'investiture d'un Premier ministre - fixé à 95 % au moins des 500 députés.Yingluck  Shinawatra devrait dès lors être reconduite à la tête d'un gouvernement chargé d'expédier les affaires courantes.

Mais, estime Thitinan Pongsudhirak, spécialiste de la politique thaïlandaise à l'Université Chulalongkorn de Bangkok, "elle apparaîtra alors de plus en plus faible, à la tête d'un gouvernement intérimaire à l'autorité déclinante, plus vulnérable aussi aux accusations portées contre elle tandis que les blocus dans Bangkok deviendront insupportables".

Un déluge de plaintes

La commission électorale, qui a annoncé qu'aucun résultat ne serait annoncé ce dimanche, s'attend en outre à un déluge de plaintes, de contestations et de recours. Le risque existe que les élections soient purement et simplement annulées, comme ce fut le cas en 2006.

L'opposition estime qu'il lui est impossible de remporter des élections sans une profonde réforme préalable du système politique qui, affirment ses chefs de file, assure la victoire du Puea Thai, le parti de Yingluck et de son frère, Thaksin Shinawatra, en exil après avoir été déposé par l'armée en septembre 2006.

Le "système Thaksin" qu'ils dénoncent mêlent corruption et népotisme. Pour y mettre fin, ils proposent la mise en place d'un "conseil du peuple" qui serait chargé de réformer le pays.

La crise politique révèle aussi les déchirures internes de la société thaïlandaise : les classes ouvrières et rurales du nord et du nord-est soutiennent largement le camp Thaksin, quand ses opposants recrutent essentiellement leurs soutiens dans les classes moyennes urbanisées et les élites.

Avec Reuters
 

Première publication : 02/02/2014

  • THAÏLANDE

    Un des leaders de la contestation abattu à Bangkok

    En savoir plus

  • THAÏLANDE

    Le gouvernement thaïlandais décrète l'état d'urgence à Bangkok

    En savoir plus

  • THAÏLANDE

    Une bombe explose lors d'une manifestation anti-gouvernementale à Bangkok

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)