Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

MODE

Fashion week : promenade pour un objet d’exception

En savoir plus

LE PARIS DES ARTS

Le Paris des Arts de Leïla Bekhti

En savoir plus

UNE COMÉDIE FRANCAISE

François Hollande : un sursaut possible ?

En savoir plus

DÉBAT

Hollande face à la presse : le chef de l'État a tenu sa conférence semestrielle

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

La stratégie des États-Unis face à l'organisation de l'EI

En savoir plus

FOCUS

Thaïlande : le business lucratif des mères porteuses

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Niki de Saint-Phalle, une "nana" militante et engagée

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Les incertitudes économiques d'une Écosse indépendante

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"DDay"

En savoir plus

  • Irak : la France opère ses premiers raids aériens contre les jihadistes de l'EI

    En savoir plus

  • Barack Obama salue la France, "un partenaire solide contre le terrorisme"

    En savoir plus

  • Référendum en Écosse: les indépendantistes n'ont pas tout perdu

    En savoir plus

  • Euro-2020 : la finale de l'"Euro pour l’Europe" à Wembley

    En savoir plus

  • Ebola : l'infirmière française contaminée reçoit un traitement expérimental

    En savoir plus

  • Corruption : amende record pour le géant pharmaceutique GSK

    En savoir plus

  • Les Écossais disent "non" à l’indépendance

    En savoir plus

  • Après le "non" de l’Écosse, la Catalogne prépare son propre référendum

    En savoir plus

  • Les volleyeurs français dans le dernier carré du mondial

    En savoir plus

  • Le Paris des Arts de Leïla Bekhti

    En savoir plus

  • De Fantômas à Luc Besson, Gaumont dévoile ses trésors d'hier et d'aujourd'hui

    En savoir plus

  • À Washington, Petro Porochenko réclame et obtient plus de soutien des États-Unis

    En savoir plus

  • Ligue 1 : Brandao écope de six mois de suspension

    En savoir plus

  • Alibaba lève plus de 25 milliards de dollars à Wall Street

    En savoir plus

  • Frappes en Irak, croissance, Europe : les principales annonces de Hollande

    En savoir plus

Moyen-Orient

Pourquoi l'armée syrienne résiste-t-elle ?

© Instagram @syrianpresidency

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Armelle CHARRIER

Dernière modification : 04/02/2014

La Syrie possède une vraie armée, structurée, conçue comme une force défensive destinée à protéger ses propres frontières. Armelle Charrier explique pourquoi, après trois ans de guerre, les forces fidèles à Bachar al-Assad ne fléchissent pas.

 

Une armée sructurée dotée d’un armement russe

Ce sont les Russes qui l’ont mise en place aussi bien dans sa structure que dans son armement pendant la Guerre Froide car la Syrie avait rejoint le bloc communiste.
Elle est donc dotée d’une armée de terre classique avec une infanterie importante très caractéristique de la conception russe, de l’artillerie, des chars, des véhicules blindés. Elle possède une vraie défense anti-aérienne et une maîtrise du ciel avec une aviation complète, d’escadrons de MIG ou de flottes d’hélicoptères.

Bien sûr, on aura pu noter qu’au début du conflit certains types d’armement étaient vieillissants. Mais les Russes, qui ont toujours vendu leurs armes à la Syrie, n’ont aucun mal à les ré-armer. Ce sont leurs munitions, leurs missiles qui s’adaptent sans problème à leurs chars ou à leurs lanceurs de missiles sol-air par exemple. Le port de Tartous se prête à la livraison de ses armements qui peuvent partir de Russie par la mer.

Des alliances anciennes

Du côté des alliances, le Hezbollah et les Iraniens épaulent les militaires du régime. Ces alliances sont anciennes donc humainement elles fonctionnent bien. Les officiers gradés se connaissent, ils ont appris dans les mêmes écoles militaires, ils ont fait des manœuvres sur le terrain pour rôder des réactions communes. Pendant les années de guerre civile libanaise, l’armée syrienne et le Hezbollah ont œuvré ensemble.

L’aguerrissement des soldats depuis 2011

Cette armée s’est aguerrie depuis le tout début du conflit en 2011 car les soldats ne doutent plus. "Avant son premier combat", explique un haut gradé français, "nul ne sait ce qu’il vaut au feu. Une fois ce premier temps rencontré, une fois les premiers morts vus autour de lui, le combattant sait comment il réagit. Il ne se concentre plus sur sa peur, mais sur son combat". Or, pour ces soldats du régime syrien, cela fait 3 ans qu’ils se battent, ils ont donc acquis de l’expérience.

Un choix tactique cohérent

Côté tactique, l’armée du régime fait plusieurs choix. D’abord, elle n’a pas de réelle armée en face d’elle, il n’y a que des groupes armés, ce que l’on nomme une guerre asymétrique.

Ensuite elle a montré qu’elle savait jouer des dissensions : elle sait amener les groupes armés à se battre les uns contre les autres et ainsi ne pas avoir à livrer toutes les batailles.

Les batailles menées sont militairement cohérentes : une reconquête classique d’un territoire qui se tient, sans s’éparpiller. La région de Damas, la zone de Qousseir-Homs , la montée vers Alep, la zone de Lattaquié et le port de Tartous, le cœur du régime alaouite. La vallée de l’Euphrate, par exemple, n’est pas, à ce jour, une priorité.

Aucune offensive occidentale directe

Dernier point, mais non des moindres, cette armée n’a pas été militairement mise en danger par une offensive d’envergure similaire à sa force depuis le début du conflit. Ni les Français, ni les Américains, ni toute autre alliance occidentale ne sont intervenus en lançant un tapis de bombes qui aurait pu détruire des pans de cette structure et déstabiliser l’état-major syrien.

 

Première publication : 03/02/2014

  • SYRIE

    Nouveaux raids aériens meurtriers à Alep

    En savoir plus

  • CONFLIT

    En Syrie, les trêves se multiplient entre rebelles et armée régulière

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)