Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

CAMEROUN ANGLOPHONE: INTERNET RÉTABLI APRÈS 3 MOIS DE COUPURE

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Attentat sur les Champs-Élysées : Émotion et récupération

En savoir plus

TECH 24

Fintech : comment bancariser les exclus du système financier

En savoir plus

JOURNAL DE CAMPAGNE

Marine Le Pen, François Fillon et Emmanuel Macron annulent leurs déplacements après l'attaque sur les Champs-Elysées

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Embarqués avec les soldats du feu

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Croissance mondiale : l'optimisme (relatif) du FMI

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Le pari de Theresa May : les Britanniques aux urnes pour un Brexit fort

En savoir plus

À L’AFFICHE !

L'Orchestre symphonique de Téhéran s'ouvre à Fauré et Berlioz

En savoir plus

MODE

Madrid fashion week : les créateurs espagnols s'affirment

En savoir plus

Afrique

Le Niger appelle Paris et Washington à intervenir en Libye

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 06/02/2014

Le ministre nigérien de l'Intérieur, Massoudou Hassoumi, a appelé sur RFI la France et les États-Unis à intervenir militairement sans le sud de la Libye, considéré comme le nouveau bastion des djihadistes chassés du Mali.

Pour les Occidentaux et certains pays africains, le sud libyen est indéniablement devenu le nouveau repaire des djihadistes du Sahel. Et ce, depuis que l'intervention française les a chassés du Nord-Mali. Cette situation inquiète particulièrement le Niger voisin, et Niamey estime désormais qu’une intervention militaire s’impose.

"Il faut intervenir militairement en Libye, plus précisément dans le sud du pays", a déclaré sans ambages le ministre nigérien de l'Intérieur, Massoudou Hassoumi, mercredi 5 février, sur les ondes de RFI. Et de poursuivre : "Il est tout à fait légitime que la France et les États-Unis interviennent pour éradiquer la menace terroriste", et ce, afin d’y assurer "le service après-vente de l'intervention contre Kadhafi".
 
Des propos nuancés jeudi 6 février par son collègue des Affaires étrangères, Mohamed Bazoum. Invité du Journal de l'Afrique de FRANCE 24, ce dernier a affirmé qu'il était trop tôt pour parler d'une opération internationale dans le sud libyen.
 
"Un incubateur des groupes terroristes"
 
Depuis la chute du régime du colonel Kadhafi en octobre 2011, après huit mois d’un soulèvement armé appuyé par des frappes aériennes menées par une force multinationale, Tripoli ne parvient toujours pas à rétablir la sécurité dans un pays en proie à l'anarchie et aux violences meurtrières.
 
Une situation qui, selon le ministre nigérien de l'Intérieur, a fait du "sud de la Libye, un incubateur des groupes terroristes". Des termes qui ne sont pas sans rappeler ceux du directeur du renseignement américain (DNI), James Clapper, qui avait déclaré fin janvier, que l'Afrique subsaharienne était devenue un "incubateur" pour les groupes extrémistes. Il a estimé que la porosité des frontières libyennes et les "quantités massives d'armes en circulation déstabilisent davantage le pays, le Maghreb et la région sahélienne".
 
"Les gouvernements de la région du Sahel - particulièrement le Tchad, le Niger, le Mali et la Mauritanie - courent le risque d'attaques terroristes, essentiellement en représailles à la suite de leur soutien à l'intervention militaire française au Mali en janvier 2013", a-t-il ajouté.
 
Niamey, plateforme logistique pour lutter contre les djihadistes
 
Si Niamey a essuyé ces derniers mois plusieurs attaques de groupes armés, le nord du pays a également été visé. Des bâtiments d'Areva, présent depuis 40 ans au Niger, ont été pris pour cible. L’appel du ministre nigérien à Paris n’est donc pas anodin.
 
La France, qui a entrepris de réorganiser son dispositif militaire au Sahel, est très présente au Niger. Les deux drones Reaper acquis récemment aux États-Unis sont notamment déployés dans l'ancienne colonie française. Niamey est censée à terme servir de plateforme logistique et de pôle de renseignement dans le cadre de la lutte contre les groupes djihadistes.
 
Avec AFP

 

Première publication : 06/02/2014

COMMENTAIRE(S)