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Dernière modification : 12/02/2014

Égypte : les nostalgiques de Moubarak sont de retour sur le devant de la scène

Trois ans après la chute de Hosni Moubarak, et quelques mois après la destitution des Frères musulmans, les proches de l'ancien régime sont de retour et ne se cachent plus. Reportage de Sonia Dridi et de Kathryn Stapley.

L''Égypte célèbre, mardi 11 février, les 3 ans de la chute d'Hosni Moubarak, l’inamovible président renversé lors de la révolte populaire de 2011. Depuis, la transition démocratique se fait dans la douleur. Mohamed Morsi, premier président élu démocratiquement et issu de la confrérie des Frères musulmans, a été déposé par l'armée le 3 juillet 2013. Aujourd'hui, les militaires sont de nouveau aux commandes du pays et le spectre de la restauration de l'ancien régime refait peu à peu surface.

Appelés péjorativement "feloul" - littéralement "les restes"-, les proches de l'ancien régime sont de retour et ne se cachent plus. Notamment, les anciens membres du Parti national démocratique (PND), le parti unique sous Moubarak.
 
De retour sur la scène politique
 
C’est le cas de Soleyman al-Zamout, un ancien député issu des rangs du PND, qui compte se présenter aux prochaines élections parlementaires et qui ne rejette pas son appartenance à l'ancien régime. "Je n'ai pas honte d'avoir fait partie du PND, d'en avoir été membre, car j’estime que ce n'était pas un parti corrompu", confie-t-il à FRANCE 24.
 
Et d’ajouter : "il y a des dizaines de milliers et même des millions de membres du PND qui sont des gens bien et qui n'ont pas profité de leur position pour tirer des bénéfices personnels mais qui ont plutôt offert des services à leur communauté, leur pays et ont été des gens dignes de leurs circonscriptions".
 
D’après cet ancien parlementaire, ce sont quelques hommes d'affaires et proches de Hosni Moubarak qui ont causé sa perte. Comme lui, de nombreux membres de l'ancien parti unique qui s’étaient faits très discrets après la révolution font peu à peu leur retour sur la scène politique.
 
Ces derniers, ainsi que les partisans de l'ancien régime, trouvent un certain écho auprès d'une partie de la population avide de stabilité et qui accuse les Frères musulmans de tous les maux du pays.
 
"Feloul" et fier de l’être
 
Ainsi, les médias d'État et privés nourrissent la propagande anti-Frères. Parmi eux, "Feloul", une nouvelle chaîne de télévision. Dans l’émission satirique de sa présentatrice vedette, l'actrice et chanteuse Sama el-Masry, les islamistes en prennent pour leur grade. Elle pense toucher une large audience, qui comme elle, est soulagée par le retournement de la situation politique.
 
"Franchement, après l'année passée sous le pouvoir des Frères musulmans, les gens n'ont conclu que le régime militaire c'était bien mieux que le pouvoir de la confrérie, explique-t-elle à FRANCE 24. Aujourd'hui, si vous descendez dans la rue et vous demandez à quelqu'un s’il est "feloul" ou Frères musulmans, il vous répondra "Feloul et fier (de l'être)!".
 
Retour à la case départ
 
Toutefois, 3 ans après la chute d'Hosni Moubarak, les activistes et les révolutionnaires qui pensaient avoir eu raison de l’ancien régime estiment qu’il s’agit ni plus ni moins que d’un retour à la case départ et évoquent même une révolution volée.
 
Ils ont désormais de plus en plus de mal à faire entendre leur voix, et certains d’entre eux ont été récemment été emprisonnés. À l’instar du blogueur Alaa Abdel Fattah, en prison depuis deux mois et demi après avoir participé à une manifestation illégale. Cette figure emblématique de la révolution avait déjà été emprisonnée sous Moubarak. Pour ses parents, cette arrestation est une punition des autorités pour le rôle majeur qu’il avait joué lors de la révolution de 2011.
 
"Tout ce qui arrive en ce moment à la jeune génération c'est une vengeance pour la révolution, estime sa mère, l’activiste Laila Soueif. Le ministre de l'Intérieur et toute la clique au pouvoir ont maintenant deux agendas : celui d'éliminer les Frères musulmans et celui d'éliminer les révolutionnaires."
 
Les parents d'Alaa, très critiques du système judiciaire actuel, doit prendre son mal en patience avant de connaître le sort réservé à leur fils. Une impression de déjà vu pour cette famille d’activistes.

Par FRANCE 24

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