Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE DÉBAT

Primaire de la gauche : un deuxième débat plus animé, des candidats plus divisés ? (partie 2)

En savoir plus

LE DÉBAT

Primaire de la gauche : un deuxième débat plus animé, des candidats plus divisés ?

En savoir plus

FOCUS

L'Italie, une base arrière du jihadisme en Europe ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Abd Al Malik : le "combattant de la culture" reprend les armes pour Camus

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"La CIA à Trump: 'le silence est d'or'"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Theresa May : vers un Brexit "dur" ?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Le PS, vote utile ?"

En savoir plus

ICI L'EUROPE

"Les Russes ne sont pas nos ennemis", estime le futur président bulgare

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Erasmus, 30 ans de bonheur estudiantin ?

En savoir plus

Afrique

Les rois de la "sape" défilent dans les rues de Kinshasa

© Junior D. Kannah / AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 12/02/2014

Les sapeurs, dandys branchés, membres de la "Société des ambianceurs et des personnes élégantes", ont célébré comme chaque 10 février leur grande joute vestimentaire dans les rues de Kinshasa, capitale de la RD Congo.

En République démocratique du Congo, le style est résolument excentrique. Les sapeurs ont défilé le 10 février, comme chaque année, dans les rues de Kinshasa pour célébrer la sape, le style, la frime, le chic. 

Le mouvement Sape (Société des ambianceurs et des personnes élégantes) est né dans les années 60 au Congo. Les sapeurs étaient alors - et restent - des dandys. Le concept initial est de défiler avec grandiloquence dans les vêtements, chaussures et accessoires des grands créateurs, vénérés comme des dieux. Un spectacle haut en couleurs et en slogans, vantant le talent de Gaultier, Vuitton, Cerruti, Versace, Yamamoto, Miyake, Weston, Dolce&Gabbana...

À Kinshasa, où la plupart des quelque 10 millions d'habitants sont démunis, "plusieurs milliers" de sapeurs débutants et confirmés défilent avec des griffes très souvent offertes par la diaspora, selon le collectif Solidarité des artistes pour le développement intégral (Sadi). Mais depuis quelques années, on ne fait plus uniquement l'éloge des rois des ciseaux. Certains ont commencé à priser le prêt-à-porter. "Si ce n'est pas Zara, c'est sida!", fanfaronnent certains adeptes pour souligner que l'étiquette espagnole n'a pas à rougir. D'autres, comme Cédrick "100% Papier" Mbengi, lancent leur propre ligne.

Ainsi Bwapwa Kumeso, qui a créé en 2009 Kadhitoza ("La Belle Créature, en tchokwe, langue parlée dans la moitié sud du pays). "Je m'inspire des animaux de notre continent: la chauve-souris, l'éléphant, le canard, le cancrelat... Les habits sont des êtres vivants!", s'enthousiasme l'autodidacte de 44 ans, amoureux du lin, de la laine vierge et de la gabardine huilée. La forme de ses modèles évoque la faune du pays.

"J'aime Yohji Yamamoto et Issey Miyake. Mais, moi, je crée des habits très extravagants, plus extravagants qu'eux ! Je fais des vêtements convertibles, qui changent de forme : entre autres, avec les boutons-pressions, un gilet peut devenir un sac", précise-t-il avec verve.

La grande joute vestimentaire des sapeurs se déroule chaque 10 février. C'est l'anniversaire du décès de l'artiste Stervos Niarcos, inventeur de la religion "kitendi" ("habillement", en lingala), décédé en France en 1995 dans une prison où il était détenu pour une affaire de stupéfiants.

Avec AFP

 

Première publication : 11/02/2014

  • RD CONGO

    La loi d’amnistie congolaise, une mesure qui encourage l’impunité ?

    En savoir plus

  • RD CONGO

    Rachel Mwanza : "Je reviens du petit enfer de Kinshasa"

    En savoir plus

  • TECHNOLOGIES

    Les grands de la Silicon Valley se penchent sur le sort des mineurs congolais

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)