Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Référendum en Italie : un scrutin à risque pour Matteo Renzi

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Présidentielle 2017 : la nouvelle donne.

En savoir plus

LE GROS MOT DE L'ÉCO

PIB : la richesse se fait tirer le portrait

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

François Fillon est-il le "Thatcher français" ?

En savoir plus

LE PARIS DES ARTS

Le Paris des Arts de Pascal Elbé

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Le renoncement de François Hollande est-il un aveu d'échec ?

En savoir plus

FOCUS

Autriche : qui est Norbert Hofer, le nouveau visage du parti d'extrême droite ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Hommage à Ousmane Sow, l'artiste des ethnies

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Dix ans de France 24 : dans les coulisses de la chaîne

En savoir plus

EUROPE

Ukraine : entrée en vigueur de l'amnistie pour les manisfestants

© SERGEI SUPINSKY / AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 20/02/2014

La loi d'amnistie à l'égard des 234 manifestants emprisonnés depuis le début de la "révolution" en Ukraine entre en vigueur ce lundi, au lendemain de l'évacuation de la mairie de Kiev, QG de la contestation anti-Ianoukovitch.

La loi d'amnistie entre en vigueur ce lundi 17 février, au lendemain de l'évacuation de la mairie de Kiev, condition clé pour permettre l'application de la loi qui permettra l’abandon des poursuites judiciaires contre les 234 manifestants anti-Ianoukovitch en Ukraine.

Dans la matinée, les militants qui occupaient la mairie de Kiev et d’autres bâtiments publics en province confiaient avoir "le cœur lourd" à l'idée de partir, mais affirmaient que c'était nécessaire par solidarité pour leurs "camarades emprisonnés". Ces protestataires sont toujours inculpés de crimes passibles de peines pouvant atteindre 15 ans de prison.

La mairie de Kiev avait été investie par les protestataires le 1er décembre 2013 et était devenue le "QG de la révolution" depuis la volte-face pro-russe du président Viktor Ianoukovitch fin novembre, au détriment d'un rapprochement avec l'Union européenne.

Le bâtiment, devenu hautement symbolique, hébergeait jusqu'à 700 manifestants qui y dormaient et s'y réchauffaient. Une cantine et un hôpital de fortune y avaient été installés. Les manifestants disposent toujours de plusieurs bâtiments, notamment la Maison des syndicats, dont les autorités n'ont pas exigé l'évacuation.

Kiev, le champ de bataille
© AFP / BULENT KILIC

Négociations au point mort

Le ministère de l'Intérieur a reconnu dans un communiqué que les opposants avaient évacué la mairie de Kiev et les administrations régionales de Lviv, de Ternopil, d'Ivano-Frankivsk (ouest) et de Poltava (est). "Le pouvoir va continuer à répondre à toutes les exigences de la loi d'amnistie", a-t-il souligné.

Mais ces concessions réciproques ne règlent rien sur le fond : les négociations avec le pouvoir sont au point mort, qu'il s'agisse de la réforme constitutionnelle réduisant les pouvoirs présidentiels au profit du gouvernement et du Parlement ou de la nomination d'un nouveau Premier ministre.

L'opposition a d'ailleurs d'ores et déjà appelé à manifester mardi matin devant le Parlement à l'occasion de la reprise de ses travaux dans le cadre d'une "offensive pacifique".

L’opposition doit rencontrer Merkel

L'annonce de l'évacuation de la mairie a été mal vécue par les dizaines de milliers de personnes réunies à Maïdan. "L'évacuation de la mairie a suscité la controverse", a reconnu l'ancien champion du monde de boxe, Vitali Klitschko, l'un des responsables de l'opposition. "Mais près de 300 militants ont été libérés. C'est très important".

Vitali Klitschko et Arseni Iatseniouk, allié de l'opposante emprisonnée Ioulia Timochenko, doivent rencontrer lundi à Berlin la chancelière Angela Merkel, pour demander à l'Union européenne une aide financière pour l'Ukraine et l'instauration d'un régime sans visa pour les Ukrainiens."Nous avons besoin d'aide. Nous n'avons pas besoin de paroles, nous avons besoin d'actes", a souligné M. Iatseniouk.

Le mouvement de contestation en Ukraine s'est transformé au fil des semaines en un rejet pur et simple du régime du président Ianoukovitch, et ni la démission du gouvernement ni les négociations n'ont réglé le conflit, marqué par des affrontements qui ont fait quatre morts et plus de 500 blessés.

Avec AFP 


Première publication : 17/02/2014

  • DIPLOMATIE

    Ukraine : une diplomate américaine invite l'UE à aller "se faire foutre"

    En savoir plus

  • REPORTAGE

    Les Ukrainiens de plus en plus divisés sur la crise politique

    En savoir plus

  • REPORTAGE

    Activistes emprisonnés en Ukraine : "une monnaie d'échange politique"

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)