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JO: deux Pussy Riot brièvement interpellées à Sotchi

AFP

Deux jeunes femmes du groupe contestataire russe Pussy Riot interpellées mardi dans le centre de Sotchi, pendant les jeux Olympiques, ont été relâchées par la police après avoir été interrogées plusieurs heures dans le cadre d'une affaire de vol.Les jeunes femmes de Pussy Riot Nadejda Tolokonnikova (g) et Maria Alekhina répondent aux journalistes parès leur interrogatoire au bureau de police d'Adler près de Sotchi, le 18 février 2014

Deux jeunes femmes du groupe contestataire russe Pussy Riot interpellées mardi dans le centre de Sotchi, pendant les jeux Olympiques, ont été relâchées par la police après avoir été interrogées plusieurs heures dans le cadre d'une affaire de vol.Les jeunes femmes de Pussy Riot Nadejda Tolokonnikova (g) et Maria Alekhina répondent aux journalistes parès leur interrogatoire au bureau de police d'Adler près de Sotchi, le 18 février 2014

Deux jeunes femmes du groupe contestataire russe Pussy Riot interpellées mardi dans le centre de Sotchi, pendant les jeux Olympiques, ont été relâchées par la police après avoir été interrogées plusieurs heures dans le cadre d'une affaire de vol.

Nadejda Tolokonnikova et Maria Alekhina, libérées fin décembre après 21 mois de détention, ont été appréhendées dans la matinée, de même que plusieurs autres personnes. Les deux jeunes femmes ont été relâchées après avoir été interrogées pendant quatre heures dans un poste de police du district Adler, où se situe le village olympique au bord de la mer Noire.

Les deux Pussy Riot sont reparties en "balaclava", une cagoule qu'elles portaient en février 2012 quand elles ont chanté une "prière punk" contre Vladimir Poutine dans la cathédrale de Moscou -- performance insolite qui les a fait connaître à travers le monde --, avant leur arrestation suivie quelques mois plus tard d'une condammnation à deux ans de camp pour "hooliganisme".

En sortant du poste de police, elles sont montées dans un taxi qui les attendait, a constaté un journaliste de l'AFP.

La police a indiqué qu'elles avaient été appréhendées dans le cadre d'une affaire de vol dans un hôtel du centre de Sotchi où elles logent, à environ 30 km du village olympique.

- 'Usage de la force' -

Nadejda Tolokonnikova et Maria Alekhina sont en visite à Sotchi depuis environ deux jours, en vue d'enregistrer une nouvelle chanson contre le président Vladimir Poutine, qui a fait des jeux Olympiques -- du 7 au 23 février -- une priorité nationale.

"Ils (la police) essayent de nous retenir pour que nous ne puissions pas nous promener dans Sotchi, nous voulons dire la vérité sur ce qui se passe à Sotchi" avec les JO, a déclaré Mme Tolokonnikova à l'AFP, depuis le poste de police, dénonçant la corruption dans les aménagements effectués pour les Jeux.

La jeune femme a accusé la police de s'être livrée à des violences contre elle et sa collègue, ajoutant que les deux déposeraient plainte.

"Ils ont fait usage de la force physique contre nous. Ils nous ont battues. Nous avons des contusions", a-t-elle déclaré.

Mme Tolokonnikova a précisé qu'avant leur interpellation, les deux femmes avaient déjà réussi à organiser "certaines performances olympiques", sans autre détail.

Elle a révélé que les deux Pussy Riot avaient déjà été interpellées et interrogées pendant sept heures par la police dimanche et 10 heures lundi.

Des ONG et opposants au Kremlin ont critiqué les interpellations mardi, estimant qu'elles ruineraient l'image des jeux Olympiques de Sotchi.

- 'Publicité négative' -

Tania Lokchina, de l'ONG Human Rights Watch à Moscou, a déclaré que ces "interpellations ridicules vont faire à la Russie plus de publicité négative que n'importe quelle action publique" que les Pussy Riot auraient pu organiser.

"Il faut vraiment être idiot pour arrêter les Pussy Riot à Sotchi pendant les jeux Olympiques!", a renchéri le principal opposant à Vladimir Poutine, Alexeï Navalny, sur son compte Twitter.

Nadejda Tolokonnikova et Maria Alekhina, ainsi qu'une troisième membre du groupe avaient été arrêtées en février 2012 après avoir interprété une "prière punk" demandant à la Sainte Vierge de "chasser Poutine" du pouvoir.

Elles avaient été condamnées en août 2012 à deux ans de camp notamment pour "hooliganisme", sanction qui a provoqué de vives critiques, en particulier en Occident. La troisième a vu sa peine commuée en sursis lors d'un procès en appel.

Tolokonnikova et Alekhina ont été amnistiées et libérées en décembre, après 21 mois de détention, à quelques semaines de l'ouverture des JO de Sotchi, chers à Vladimir Poutine.

A peine libérées, les deux femmes s'étaient montrées déterminées dans leur opposition au président russe, critiqué par nombre d'ONG dénonçant les violations des droits de l'homme en Russie.

Fin janvier, Nadejda Tolokonnikova et Maria Alekhina ont participé à un concert à New York de la pop star américaine Madonna, qui les avait invitées après les avoir soutenues et avoir critiqué leur condamnation.

Première publication : 18/02/2014