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Libye: d'anciens rebelles lancent un ultimatum au Parlement

AFP

Des groupes armés libyens ont donné mardi au Congrès général national (CGN), la plus haute autorité politique du pays, quelques heures pour quitter le pouvoir, deux jours avant l'élection d'une Constituante pour tenter de sortir le pays du chaos.Des manifestants libyens, à Tripoli le 7 février 2014, contre le Congrès général national (CGN), la plus haute autorité politique du pays

Des groupes armés libyens ont donné mardi au Congrès général national (CGN), la plus haute autorité politique du pays, quelques heures pour quitter le pouvoir, deux jours avant l'élection d'une Constituante pour tenter de sortir le pays du chaos.Des manifestants libyens, à Tripoli le 7 février 2014, contre le Congrès général national (CGN), la plus haute autorité politique du pays

Des groupes armés libyens ont donné mardi au Congrès général national (CGN), la plus haute autorité politique du pays, quelques heures pour quitter le pouvoir, deux jours avant l'élection d'une Constituante pour tenter de sortir le pays du chaos.

Le Congrès a aussitôt dénoncé cette initiative comme une menace de "coup d'Etat". Aucun mouvement de troupe n'a cependant été observé dans l'immédiat dans la capitale.

"Nous donnons au Congrès, dont le mandat a expiré, cinq heures pour remettre le pouvoir", soit jusqu'à 21H30 (19H30 GMT), ont déclaré des chefs ex-rebelles, en particulier des puissantes brigades d'Al-Qaaqaa et Al-Sawaek.

Menaçant d'arrêter et de juger tout député récalcitrant, les brigades ont expliqué considérer les Frères musulmans et "les groupes idéologiques et extrémistes" comme responsables de l'anarchie régnant dans le pays.

Devant les députés, le président du CGN, Nouri Abusahmein, a vigoureusement dénoncé l'ultimatum en estimant qu'il s'agissait d'un "coup d'Etat contre les institutions légitimes du pays".

"Nous avons reçu les assurances de l'armée et des thowars (ex-rebelles) qui ont promis de défendre le Congrès", a-t-il ajouté.

Après la chute du régime de Mouammar Kadhafi et de son système sécuritaire en 2011, les nouvelles autorités ont chargé les ex-rebelles d'assurer la sécurité du pays, mais elles ont vite perdu le contrôle sur ces milices lourdement armées.

Le CGN fait face depuis fin janvier à un mouvement de contestation en raison de sa décision controversée de prolonger son mandat, qui devait initialement s'achever le 7 février.

Sous la pression de la rue, le Congrès a finalement annoncé dimanche un accord entre ses blocs politiques pour des élections anticipées, en vue de désigner de nouvelles autorités de transition en attendant la Constitution.

Jeudi, les Libyens doivent se rendre aux urnes pour choisir une soixantaine de personnalités chargées de rédiger cette Loi fondamentale.

La future Constitution, qui devra être approuvée par référendum, doit trancher sur des questions importantes comme la structure du pouvoir, le statut des minorités et la place de la charia (loi islamique).

Les membres de l'Assemblée doivent représenter les trois régions historiques de la Libye --la Cyrénaïque (est), le Fezzan (sud) et la Tripolitaine (ouest)--, sur le modèle du comité des Soixante qui avait rédigé la première Constitution en 1951, abolie en 1977 par Mouammar Kadhafi.

- Inquiétudes pour l'élection de la Constituante -

Sur les 60 sièges de la future Constituante, six sont réservés aux minorités (Toubou, Amazigh et Touareg), et six autres aux femmes. Mais les Amazighs boycottent le scrutin pour protester contre l'absence de mécanismes garantissant leurs droits culturels, et l'Assemblée ne comptera que 58 membres.

Au total, 692 candidats sont inscrits pour ces élections, dont 73 femmes, selon les dernières statistiques de la Haute commission électorale (Hnec).

La campagne électorale a été timide, essentiellement limitée aux réseaux sociaux, dans le désintérêt le plus total de la population.

En effet, contrairement aux premières élections libres du pays tenues en juillet 2012, les Libyens sont beaucoup moins enthousiastes, comme le démontre le nombre d'inscrits. Quelque 1,1 million se sont inscrits pour le scrutin de jeudi contre plus de 2,7 millions en 2012 sur 3,4 millions d'électeurs éligibles.

"Les Libyens sont déçus par ceux qu'ils ont élus en 2012. La plupart ne sont pas tentés de renouveler l'expérience", déplore Fouad al-Kib, un fonctionnaire de 46 ans qui ne souhaite pas voter.

Le président de la Hnec, Nouri al-Abbar, a appelé "le gouvernement à assurer un climat adéquat pour le bon déroulement de ces élections", alors que la sécurité du scrutin suscite en effet des inquiétudes.

D'ailleurs, pour des raisons de sécurité, le Centre Carter a décidé de n'envoyer qu'une mission réduite de six membres.

Le ministère de l'Intérieur a indiqué que 25 membres des services de sécurité seraient affectés à chacun des 1.500 bureaux de vote qui ouvriront jeudi de 08H00 (6H00 GMT) à 19H00 (17H00 GMT).

En 2012, des violences avaient perturbé le scrutin, en particulier dans l'est, fief des islamistes radicaux et théâtre d'attaques quasi-quotidiennes contre les membres des services de sécurité.

Première publication : 18/02/2014