Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DÉBAT

Hollande face à la presse : le chef de l'État a tenu sa conférence semestrielle

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

La stratégie des États-Unis face à l'organisation de l'EI

En savoir plus

FOCUS

Thaïlande : le business lucratif des mères porteuses

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Niki de Saint-Phalle, une "nana" militante et engagée

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Les incertitudes économiques d'une Écosse indépendante

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"DDay"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Kilt ou double"

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Ebola : une volontaire française de MSF contaminée

En savoir plus

SUR LE NET

Iran : les jeunes internautes contournent la censure

En savoir plus

  • Écosse : "Quel que soit le résultat, il va y avoir beaucoup de mécontents"

    En savoir plus

  • Frappes en Irak, croissance, Europe : les principales annonces de Hollande

    En savoir plus

  • Cinq casques bleus tchadiens tués dans le nord du Mali

    En savoir plus

  • Thaïlande : le business lucratif des mères porteuses

    En savoir plus

  • Alex Salmond, le visage d'une Écosse qui rêve d'indépendance

    En savoir plus

  • L'Australie, une cible de choix pour l'organisation de l'EI ?

    En savoir plus

  • Yacine Brahimi, la pépite algérienne révélée par Porto

    En savoir plus

  • Belgique : l'euthanasie d'un violeur inquiète les partisans de la mort assistée

    En savoir plus

  • Peu importe l’issue du référendum, "l’Écosse ne sera plus jamais la même"

    En savoir plus

  • Livraison d'armes aux rebelles syriens : le Congrès américain doit se prononcer

    En savoir plus

  • Vladimir Evtouchenkov, le nouvel oligarque dans le viseur du Kremlin

    En savoir plus

  • Parcours sans-faute des Bleues vers le Mondial-2015

    En savoir plus

  • Une star de la Silicon Valley rachète le château de Pommard

    En savoir plus

  • Le sulfureux maire de Toronto atteint d'un cancer rare et agressif

    En savoir plus

  • "Hollande renvoie l’image de quelqu’un de trop optimiste"

    En savoir plus

Economie

PSA officiellement renfloué par la Chine et l’État français

© AFP

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 19/02/2014

Le groupe chinois Dongfeng et l'État français vont investir, chacun, 800 millions d'euros pour acquérir 14 % du constructeur français PSA. La famille Peugeot perd ainsi le contrôle sur le groupe. Qui va profiter de cette recapitalisation ?

Le mariage à trois est finalisé. PSA Peugeot Citroën a officialisé, mercredi 19 février, l'entrée de l'État et du chinois Dongfeng au capital de l’entreprise. La veille, les constructeurs chinois et français ont signé le protocole d'accord sur une augmentation du capital du numéro un français de l'automobile. Une information que l'État avait également confirmé, par la voix du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg. Ce dernier a qualifié cette implication de l’État "de décision de patriotisme économique et industriel".

Au terme de cet accord, Dongfeng et l'État vont injecter, chacun, 800 millions d'euros dans PSA pour acquérir 14% du groupe. La famille Peugeot va voir sa participation dans le groupe baisser de 25% à 14% et perdra, du coup, le contrôle de cette marque emblématique de l'industrie française.

Une perte de pouvoir rendue nécessaire par les difficultés persistantes du constructeur français. Actuellement à la peine même sur les marchés brésilien et russe qui lui réussissaient jusqu’à présent, Peugeot a tout intérêt à resserrer ses liens avec le deuxième constructeur automobiles chinois. Mais pas pour la raison qu’on invoque généralement en premier lorsqu’il est question de la Chine : “Ce n’est pas pour permettre à PSA d’avoir accès au marché chinois, car le constructeur français a déjà un accord avec Dongfeng en ce sens”, rappelle Jean-François Dufour, président du cabinet de conseil DCA Chine-Analyse. 

Un intérêt 100 % financier

L'intérêt de cette éventuelle alliance serait à 100 % financier. Non seulement, une entrée de Dongfeng au capital de PSA implique un apport immédiat de fonds, mais “c’est aussi la porte d’entrée pour avoir accès aux prêts des banques chinoises”, affirme Jean-François Dufour. Pour cet expert, le principal avantage des constructeurs automobiles chinois sur leurs concurrents européens est le soutien sans faille des banques chinoises à un secteur que Pékin a désigné comme prioritaire. “C’est comme ça que Volvo, racheté il y a trois ans par Geely, a pu bénéficier des prêts bancaires chinois qui lui ont permis de rebondir”, remarque Jean-François Dufour.

En mettant de l’argent sur la table pour entrer au capital de PSA, Dongfeng facilite la vie du constructeur français pour obtenir des prêts, et incite son nouveau partenaire chinois à continuer à le soutenir financièrement pour que l’investissement des banques soit justifié.

Partenaires un jour, concurrents demain ?

Mais PSA n'est pas le seul gagnant de cet accord. Pour Dongfeng, l'enejeu est simpe : profiter de transferts des technologies du groupe français. “Les constructeurs chinois sont actuellement sous pression de Pékin pour développer leurs propres marques de voitures capables de concurrencer les marques occidentales, mais ces groupes ne sont pour l’instant pas encore technologiquement au point pour le faire”, explique Jean-François Dufour.

C’est d’autant plus important pour Dongfeng qu’il est le seul grand constructeur automobile chinois à ne pas avoir le genre de participation directe dans des marques occidentales, qui favorise les transferts technologiques.

Une implication d’autant plus importante de l'État français que de l'autre côté, Dongfeng jouera probablement une carte de choix au sein de l'appareil du régime chinois pour peser sur les négociations. L’actuel ministre de l’Industrie, Miao Wei, a, en effet, été le patron du constructeur chinois au début des années 2000.

Pour PSA, un rapprochement avec le constructeur chinois se révèle donc tout à son avantage à court et moyen terme, alors que Dongfeng mise, de son côté sur le long terme. Si pour l’instant, les deux intérêts ne sont pas antagonistes qu’en serait-il lorsque, grâce à la technologie de PSA, le nouveau meilleur ami de Peugeot deviendrait aussi l’un de ses concurrents ?

Première publication : 18/02/2014

  • INDUSTRIE AUTOMOBILE

    Le patron de PSA Philippe Varin renonce à sa retraite chapeau

    En savoir plus

  • INDUSTRIE AUTOMOBILE

    PSA a enregistré plus de 5 milliards de pertes en 2012

    En savoir plus

  • FRANCE

    Bercy écarte l'hypothèse d'une entrée de l'État au capital de PSA

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)