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Moyen-Orient

Huweida Shebani, candidate pour rédiger la nouvelle constitution libyenne

© FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 19/02/2014

Les Libyens doivent élire ce jeudi le "Comité des 60" chargé de rédiger la nouvelle constitution du pays. FRANCE 24 a rencontré une candidate en lice pour l’un des six sièges réservés aux femmes.

Concentrée derrière le pupitre d’un studio au siège de la radio Jawhara, Huweida Shebani met la dernière main au clip de campagne qui doit être diffusé sur les ondes.

"Ce dont je parle, c’est de mes perspectives pour la Constitution", explique la candidate à l’assemblée constituante. "Une Libye qui soit gouvernée par un régime civil, qui offre une pleine citoyenneté sans exception et qui respecte l’état de droit."

Malgré les spots des candidats et les affiches qui bordent les rues libyennes, seul 1,1 million d’électeurs se sont inscrits – moins d’un tiers de l’électorat.

Originaire de Tripoli, le berceau de la Révolution libyenne, Huwei da Shebani estime que la Constitution n'aura "aucune valeur" si elle ne reflète pas l'opinion du plus grand nombre.

"70 % des personnes à qui nous avons parlé veulent la charia"

L’année dernière, cette avocate de 43 ans, accompagnée d’acteurs de la société civile, a parcouru la Libye en bus. "Nous sommes allés dans 35 villes et villages et l’un des sujets dont nous avons discuté est la charia : 70 % des personnes à qui nous avons parlé veulent que la charia soit l’une des sources de la législation", raconte-t-elle. À condition que la loi islamique "ne soit pas un concept vague, sans définition".

Au volant de sa voiture, la candidate se dirige ensuite vers son prochain rendez-vous, une rencontre avec des femmes.

Un quota de 10 % des sièges est réservé aux femmes. Dans sa circonscription, Huweida Shebani sera en compétition avec une dizaine d’autres candidates.

Si elle est élue, elle compte inscrire les droits des femmes dans la constitution : "Beaucoup de femmes se sont éloignées de nombreuses activités que nous avons organisées avec la société civile par peur des problèmes", regrette-t-elle. "Il faut écrire clairement dans la constitution que l’État doit garantir que les femmes ne soient pas écartées du processus de prise de décision."

Première publication : 19/02/2014

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